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Depuis des décennies, l'apnée du sommeil est majoritairement traitée avec des masques de ventilation délivrant une pression positive continue (CPAP). Bien que ces appareils soient efficaces, un nombre significatif de patients trouve leur utilisation contraignante et inconfortable. Aujourd'hui, une avancée scientifique pourrait révolutionner cette approche : un implant nerveux innovant implanté sous la clavicule. Publiée dans le prestigieux journal "Sleep and Breathing", une étude dirigée par Do Hyun Kim de la Catholic University of Korea, en collaboration avec la Duke University, propose un regard neuf et détaillé sur l’efficacité de cet implant face aux traitements traditionnels.   Analyse Comparative : Mettre en Perspective les Traitements de l’Apnée Pour la première fois, une méta-analyse en réseau a permis de comparer de manière objective quatre approches principales de traitement de l'apnée obstructive du sommeil. En examinant les expériences de 758 patients à travers dix études cliniques, les chercheurs ont créé un classement basé sur des critères objectifs, mesurant à la fois les résultats biologiques et le ressenti des patients. L’Implant Électrique : Une Percée Technologique L’implant nerveux, analogue à un stimulateur cardiaque, est conçu pour stimuler le

La maladie d'Alzheimer, trouble neurodégénératif englobant mémoire, pensée et comportement, affecte des millions de personnes dans le monde et constitue l'un des défis médicaux les plus impitoyables de notre temps. Pourtant, une solution innovante se profile grâce à une technologie de pointe : l'intelligence artificielle (IA). Une étude récente a démontré que l’IA pouvait, en se basant sur l’analyse de 40 000 images de la rétine, identifier les facteurs de risque liés à Alzheimer bien avant que les symptômes cliniques ne deviennent apparents. Cette avancée, prometteuse en termes de prévention, pourrait redéfinir fondamentalement les méthodes actuelles de gestion de la santé et ouvrir la voie à une économie de santé plus efficace. La Rétine : Cette Fenêtre qui Ouvre sur le Cerveau La rétine, souvent qualifiée de fenêtre sur le cerveau, est la seule partie du système nerveux central visible de l'extérieur. Elle partage avec le tissu cérébral des caractéristiques qui la rendent idéale pour servir de biomarqueur dans l'étude des maladies neurologiques telles que l'Alzheimer. Traditionnellement, la rétine était utilisée pour déceler des affections purement ophtalmiques, mais elle révèle désormais un

  L’intelligence artificielle (IA) révolutionne le secteur de la santé, offrant des outils avancés pour aider au diagnostic, à la prévention et à l’amélioration des soins. Des innovations telles que les jumeaux numériques en cardiologie et les agents conversationnels en psychiatrie transforment les pratiques médicales. Toutefois, les experts soulignent l'importance de garder l'humain au cœur des décisions médicales. Une avancée technologique essentielle Lors d'une séance conjointe avec le MIT, l'Académie nationale de médecine a soulevé une question cruciale : « Comment passer des algorithmes aux applications cliniques ? ». Daniela Rus, directrice du laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle au MIT, a réaffirmé que, malgré les avancées technologiques, « les humains doivent rester aux commandes ». Innovations marquantes L'un des points forts de cette rencontre fut la présentation des travaux en imagerie et navigation 3D par la professeure Polina Golland. Elle a développé des techniques permettant d'aligner avec précision des scanners préopératoires avec des radios en temps réel pour la chirurgie mini-invasive. En cardiologie, la précision est renforcée grâce à la création de jumeaux numériques, qui servent de contrôleurs intelligents pour les pompes cardiaques, améliorant ainsi les

La révolution technologique dans le domaine de la santé transforme rapidement notre manière de gérer les soins aux patients. Avec l'industrie de la technologie qui évolue à un rythme effréné, il est essentiel d'envisager comment ces avancées peuvent être appliquées dans des domaines spécifiques comme le traitement par Pression Positive Continue (PPC). L'intégration des objets connectés et des plateformes numériques offre une opportunité unique d'améliorer le suivi des patients et d'initier un changement radical dans la manière dont les soins médicaux sont fournis.    1. Du Télé-suivi à la Télésurveillance Le télé-suivi implique le suivi des patients à distance, généralement par le biais d'appels vidéo, de téléconférences ou de questionnaires envoyés par e-mail. Bien que cette méthode soit efficace pour certaines consultations médicales, elle repose souvent sur des rapports périodiques sporadiques, ce qui ne permet pas un suivi continu des variations de l'état du patient. En revanche, la télésurveillance offre une approche proactive en intégrant des dispositifs connectés qui collectent des données sur les paramètres vitaux. Par exemple : Glucomètres Connectés : Mesurant la glycémie en temps réel et envoyant des notifications au médecin lorsque les

Ah, le masque de PPC, cette majestueuse pièce de technologie dont il est difficile de se vanter tout en étant au fond de son lit. Vous savez, cet appareil qui promet des nuits de sommeil paisible tout en dévorant votre dignité comme un crocodile affamé. Mais imaginez une seconde que, pendant la nuit, ce masque ennuyant se métamorphose en un casque de réalité virtuelle flambant neuf. Oui, chers amis, bienvenue dans l’univers fantastique du « Sommeil Virtuel », une aventure nocturne comme vous n’en avez jamais vue ! Une Plongée dans l’Inconnu Chaque nuit, lorsque je passe mon masque sur mon visage, je fais le saut dans ce monde parallèle. Dans un instant à peine, je ne suis plus un simple mortel luttant contre les ombres de l'apnée du sommeil. Non, dans cet environnement onirique, je suis devenu l'héroïque guerrier de mes propres nuits, explorer intrépide des étoiles de mon propre ciel intérieur. Grâce à mon indispensable CPAP, je suis désormais armé pour une lutte légendaire contre les démons nocturnes qui rôdent au-dessus de moi. En réalité, ce n’est qu’un appareil qui ronronne

L'apnée du sommeil est un trouble respiratoire qui affecte des millions de personnes dans le monde, entraînant des conséquences graves sur la santé, y compris la fatigue diurne excessive, des problèmes cardiaques et des troubles cognitifs. Le traitement le plus couramment prescrit est la thérapie par pression positive continue (PPC), qui utilise un masque pour fournir un flux constant d'air. Cependant, ce traitement peut également déclencher des sentiments de claustrophobie chez certaines personnes. Dans cet article, nous examinerons le lien entre le port du masque PPC et la claustrophobie, et nous proposerons des stratégies pour surmonter cette peur afin de profiter pleinement des avantages du traitement. 1. Qu'est-ce que le traitement PPC ? Le traitement par PPC consiste à utiliser un appareil qui délivre un flux d'air à pression constante pour maintenir les voies respiratoires ouvertes pendant le sommeil. Le masque est essentiel pour ce dispositif, car il est la pièce qui connecte le patient à l’appareil. Bien que la thérapie PPC soit très efficace pour traiter l'apnée du sommeil, il peut être perçu par certains comme inconfortable ou même angoissant en

Une étude australienne, publiée dans l'European Respiratory Journal, met en lumière une association significative entre l'apnée obstructive du sommeil (AOS) et les modifications de la structure cérébrale, qui pourraient survenir dès les premiers stades de la démence. L'AOS est une condition où les parois de la gorge se relâchent et se rétrécissent durant le sommeil, générant des pauses respiratoires. Ces interruptions sont connues pour diminuer les niveaux d'oxygène dans le sang, ce qui pourrait causer un rétrécissement des lobes temporaux du cerveau, liés à la mémoire, et donc un déclin cognitif. Les chercheurs de l'Université de Sydney ont conduit cette étude précise sur l'impact de l'AOS sur le cerveau et les capacités cognitives avec 83 participants âgés de 51 à 88 ans. Ces individus ont consulté pour des préoccupations concernant leur mémoire, leur humeur et leur santé cognitive globale, sans avoir reçu de diagnostic d'AOS au préalable. Chaque participant a subi une évaluation de la mémoire et des symptômes de dépression, et a passé une IRM pour mesurer les dimensions des zones cérébrales. Ils ont également été surveillés en clinique du sommeil pour les

  Le télésuivi est une innovation des fabricants d’appareils médicaux permettant de suivre quotidiennement les résultats de votre traitement par transmission à distance des données de l' appareil. Innovation et avantages du télésuivi Les appareils de pression positive continue (PPC) actuels sont équipés de connecteurs et de cartes mémoire qui collectent, sauvegardent et transmettent les données enregistrées pendant l’utilisation : durée d’utilisation (pendant le sommeil) index d’apnées‑hypopnées (IAH) pressions appliquées par l’appareil fuites du masque Le télésuivi améliore fortement l’observance. Les données, mises à disposition en temps réel, permettent une plus grande réactivité et une meilleure personnalisation du traitement. Elles facilitent la communication avec le médecin, qui peut adapter le traitement si nécessaire pour améliorer l’observance. Actions rendues possibles, en lien avec le médecin : Corriger la prescription si besoin. Réaliser une visite téléphonique sur rendez‑vous avec un conseiller respiratoire. Anticiper et résoudre les problèmes liés au masque. Proposer une consultation médicale si le traitement ne corrige pas correctement les événements respiratoires. Le rendez‑vous téléphonique est aussi l’occasion d’échanger sur les difficultés. Le  conseiller télésuivi peut  rassurer et  donner des conseils pratiques. les données d’observance l' IAH les rapports

Ce trouble respiratoire du sommeil peut être dangereux pour leur développement. Les bébés prématurés sont particulièrement à risque. En 2022, la France a enregistré 723 000 naissances. Chaque jour, c’est près de 1980 nouveaux nés qui ouvrent les yeux pour la première fois. Prenez 3 minutes pour évaluer votre risque d'apnée du sommeil Le nourrisson, un être en devenir Ils ont un long chemin devant eux. À trois semaines, ce ne sont déjà plus des nouveaux nés mais des nourrissons.     Un terme qui peut être utilisé au maximum jusqu’à l’anniversaire de leurs deux ans, selon le dictionnaire de l’Académie Française. Plus simplement le terme fait référence à un jeune enfant non encore sevré c’est-à-dire qui se nourrit essentiellement de lait. Pendant tout cette période, les étapes du développement du jeune enfant sont examinées avec attention par les professionnels de soin qui le suivent. Des examens médicaux obligatoires sont prévus pour faire le point sur la croissance du nourrisson et sa santé.   Ils ont lieu à : 8 jours de vie, au 15ème jour de vie, tous les mois entre 1 et 6 mois, à

Ouverture le 15 octobre 2025 – Apnea Connected Center à Cholet ! Nous sommes ravis de vous annoncer l’ouverture d’un centre médical entièrement dédié à la gestion et à l’accompagnement de l’apnée du sommeil : Apnea Connected Center. 📍 Adresse : 17 rue Jean Jaurès, 49300 CHOLET 📅 Ouverture : 15 octobre 2025 Apnea Connected Center se positionne comme un véritable laboratoire novateur pour la prise en charge de l’apnée du sommeil en médecine générale. Notre centre propose : Des consultations spécialisées pour le dépistage rapide de l’apnée du sommeil Un accompagnement personnalisé des patients, de la phase de diagnostic jusqu’au suivi à long terme Des solutions technologiques de pointe pour le diagnostic (polysomnographie, polygraphie, etc.) Un espace d’éducation thérapeutique animé par des professionnels qualifiés Des partenariats avec des médecins généralistes et spécialistes de la région Notre équipe pluridisciplinaire est à votre service pour améliorer la qualité de vie des personnes souffrant d’apnée du sommeil, en assurant des soins accessibles et innovants.   Dr  COUHET Eric

Le capteur son trachéal PneaVoX Une technologie unique Issu de la collaboration entre le professeur Jean-Louis Racineux (CHU d’Angers) et Jean Pinguet (Laboratoire de recherche de l’ESEO), le PneaVoX est un capteur unique qui permet d’enregistrer 3 paramètres physiologiques essentiels : la respiration, les efforts respiratoires et les ronflements. Avec sa technologie brevetée, le PneaVoX révolutionne le suivi du sommeil en capturant avec précision la respiration des patients. Un capteur qui fait la différence Uniquement disponible dans les dispositifs CIDELEC, le PneaVoX apporte une grande précision dans le diagnostic. Placé à la base du cou, il permet l’enregistrement des sons trachéaux pendant le sommeil. Un algorithme sophistiqué analyse ces sons pour extraire des informations physiologiques clés. La respiration buccale et nasale. Les efforts respiratoires pour la caractérisation des évènements. Les ronflements. Le son et la pression, mesurés à l’intérieur de la chambre, fournissent un signal brut. À partir du signal brut, des filtres fréquentiels permettent d’extraire 3 signaux : Les sons respiratoires Les ronflements Les variations de pression (liées aux efforts respiratoires) Ces signaux permettent : La détection des apnées La détection des ronflements supérieurs à 76 dB

En janvier 2022, les premiers internes en chirurgie de Poitiers vont se former à la médecine de demain afin d’acquérir des compétences en impression 3D. Gadget ou défi pour l’avenir. Le Dr Antoine Julienne, chef de clinique en chirurgie plastique au CHU de Poitiers, porte le projet « Homemade 3D ». Celui qui a reconstruit le nez d’une habitante de Montmorillon à l’aide d’une imprimante 3D en avril 2021, essaime chez les « digital natives », ces jeunes gens « nés après 1980 qui ont le langage numérique pour langue maternelle ». « D’ici 20 ans, on pourra imprimer des organes »Dès janvier 2022, 16 étudiants en chirurgie vont acquérir les bases de l’impression 3D via une collaboration avec le FabLab (lieu de partage des compétences et des ressources) des Usines de Ligugé. « Cette nouvelle génération de médecins a un vrai intérêt pour ça. Selon la théorie de l’innovation, on est entre la cinquième et la sixième vague de révolution majeure avec l’intelligence artificielle puis la bio-impression. » Alors qu’est-ce que l’impression 3D peut apporter à la chirurgie de demain, me direz-vous ? Tout cela semble bien loin de l’humain et pourtant ! Le Dr Julienne explique : « Pour le moment, on fait de la microchirurgie avec la 3D, mais

Des chercheurs de l’université de Tel Aviv ont réussi à imprimer en 3D une tumeur de glioblastome, une forme agressive de cancer du cerveau. Bien qu’aux premiers abords cela puisse sembler étrange, l’équipe estime qu’il s’agit d’une nouvelle façon de traiter le cancer, car elle leur permettra de recréer la tumeur d’un patient et de peut-être trouver le meilleur traitement pour ce dernier. Cette innovation pourrait donc permettre de progresser dans le traitement des cancers, notamment ceux du cerveau, qui sont trop souvent agressifs et difficiles à enlever ou à traiter en raison de leur localisation. Si ce n’est pas la première fois que le secteur médical a recours à l’impression 3D, il s’agit d’une nouvelle façon d’utiliser la technologie. Auparavant, l’impression 3D était principalement utilisée pour fabriquer des prothèses et des orthèses, tandis que la bio-impression était elle consacrée à la reconstitution d’organes ou d’os mais non de tumeurs. Alors que d’autres se sont concentrés sur la fabrication de traitements entièrement personnalisés pour les patients, cette avancée permettra aux médecins d’apprendre à mieux traiter leurs patients en recréant parfaitement la tumeur grâce

Dans un communiqué publié ce jour l’Académie Nationale de Médecine appelle à ne pas renoncer à l’immunité collective. Elle s’oppose ainsi à l’analyse qu’elle qualifie de pessimiste du Dr Andrew Pollard de l’Université d’Oxford qui avait déclaré cet été qu’avec le variant delta, « atteindre l’immunité collective n’est pas une possibilité, car il infecte toujours les individus vaccinés ». Pour l’académie cette déclaration non contredite a aggravé l’hésitation vaccinale des indécis et a permis « aux mouvements anti-vaccination de renouveler un argumentaire défraîchi ». Pour étayer son propos, l’institution explique « Les vaccins de première génération utilisés depuis le mois de décembre 2020 ont été homologués pour leur incontestable efficacité dans la prévention des formes symptomatiques et des formes graves de Covid-19. Leur effet sur la prévention du portage asymptomatique et sur la transmission, non évalué dans les études préliminaires de développement, s’est par la suite révélé variable suivant les vaccins et les variants du SARS-CoV-2. Des infections, généralement asymptomatiques ou bénignes, ont ainsi été rapportées parmi des professionnels de santé complètement vaccinés »

Si certaines sociétés françaises ont des ambitions à l’international, plusieurs groupes étrangers visent le marché hexagonal. Même s’ils se heurtent encore aux particularités de notre système de santé. Les acteurs français de la télémédecine n’hésitent pas à regarder au-delà de nos frontières : Doctolib s’est lancé en Allemagne en 2016, #Concilio compte des clients à l’étranger, #Medaviz y réfléchit à moyen terme… Mais la réciproque est aussi vraie. Le rachat de #MédecinDirect par le nord-américain Teladoc Health en 2018 a été l’une des premières illustrations des visées des acteurs non hexagonaux. « Il y a beaucoup de vues sur le marché français. À nous de garder le contrôle de nos champions. Les mois à venir seront cruciaux pour la structuration de notre secteur », souligne la fondatrice de #Medaviz Stéphanie Hervier. Chiffres 40 M€ : la première levée de fonds de l’opérateur de télémédecine Medadom, réalisée fin 2020 outre-Manche auprès de G Square. 455 M€ (553 M$) : le CA 2019 de Teladoc Health, leader mondial des services de santé. Celui de MédecinDirect était de 2 M€ avant son rachat. Gare aux #Gafa Le Suédois Kry a ainsi lancé Livi

Un stéthoscope doté d'intelligence artificielle afin de détecter la signature acoustique du Covid-19 dans les poumons est en phase finale de développement aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il mesure aussi l'oxygène dans le sang et la température. Médecin aux HUG et professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Genève, Alain Gervaix recueille des bruits respiratoires depuis 2017 pour concevoir ce stéthoscope numérique intelligent, le "pneumoscope". Alors que le projet avait à l’origine été élaboré pour mieux diagnostiquer la pneumonie, le coronavirus a réorienté ses travaux. Encore en phase de développement, le stéthoscope électronique fonctionne comme l'application Shazam qui permet de reconnaître un morceau de musique sur la base d'un court enregistrement. L'asthme ne fait pas le même bruit que la bronchiolite, la pneumonie bactérienne ou le Covid-19. Connecté à un smartphone ou à une tablette, le stéthoscope est ainsi capable grâce à un algorithme d'intelligence artificielle d'identifier la maladie du patient. Un algorithme développé par l'EPFL "Nous accumulons de plus en plus de données sur le Covid-19 et sur d'autres maladies, c'est assez long car il nous en faut énormément", explique le Pr Gervaix.

Seul un Français sur cinq déclare avoir testé une solution de télémédecine, selon une récente étude, contre plus d’un Espagnol sur deux et près d’un Anglais sur deux. Une proportion qui devrait toutefois croître de manière exponentielle dans les mois et années à venir. La crise de la Covid-19 a eu une incidence majeure dans le monde de la télémédecine. Exemple marquant : alors qu’environ une consultation médicale sur mille était menée à distance en France en 2019, cette part est passée à 5,4% sur l’année 2020 – avec une explosion de l’usage dès le premier confinement. En termes d’usage, la France reste toutefois en retard à l’échelle européenne, à en croire la troisième édition du baromètre de la télémédecine menée par Odoxa pour l’Agence du numérique en Santé et le "Magazine de la Santé"*. 20% des personnes interrogées soulignent avoir effectué une téléconsultation médicale (6% avant le premier confinement, 14% depuis). C’est mieux qu’en Allemagne (10%) mais en deçà de l’Italie (22%) mais surtout du Royaume-Uni (42%) et de l’Espagne (55%), qui ont pris un temps d’avance ces dernières années. Du côté des médecins, ce pourcentage était de 16% avant

La crise sanitaire a accéléré les choses. Dans la Vienne, la téléconsultation en libéral a explosé. Patients et médecins s’y mettent. Paroles de praticiens qui ont sauté le pas. C’est indéniable, sans la crise du Covid, nous n’aurions pas autant téléconsulté, confie le docteur Philippe Boutin, médecin généraliste aux Couronneries, adepte de la visio depuis mars 2020. Selon la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de la Vienne, « de mars à novembre 2020, près de 75.000 téléconsultations en libéral ont été effectuées ». L’an dernier, sur la même période, on comptait « moins de 200 téléconsultations ». 330 médecins sur 450  dans la Vienne téléconsultent. Dans la Vienne, 450 généralistes consultent. « 330 médecins ont mené au moins une téléconsultation sur la période mars-novembre. » L’accompagnement financier aux plateformes (comme Doctolib, Qare…) a fortement incité les praticiens à sauter le pas. « L’abonnement aux plateformes était gratuit pendant la crise sanitaire », souligne le Dr Boutin, par ailleurs président du groupement européen des médecins libéraux (EANA). Mais ce n’est pas la seule raison de cet intérêt soudain, puisque « depuis que c’est payant, très peu ont fait le choix de renoncer ». Pour sa part, le médecin des Couronneries fait « quatre à cinq téléconsultations par jour ». Il

LA TÉLÉMÉDECINE S'IMPOSE COMME UNE SOLUTION D'ACCÈS AUX SOINS POUR TOUS EN 2020 Être soigné dignement, rapidement et efficacement : un droit pour tout citoyen français. Accès difficile à un médecin, manque de temps, délai d’attente : multiples sont les raisons qui conduisent un patient à ne pas solliciter d’avis médical. La télémédecine s’inscrit dès lors comme une solution pour accéder aux soins rapidement et sans en altérer la qualité. Alors que la feuille de route numérique de 2019 semblait être un précurseur d’une révolution en marche mais timide, les besoins médicaux inhérents à la crise sanitaire et au confinement ont définitivement ancré la télémédecine comme une alternative de prise en charge rapide : comment pérenniser les avancées et optimiser le recours à la télémédecine ? Le recours à la télémédecine légitimé par ses bénéfices dans un cadre particulier C’est avant tout la reconnaissance des bénéfices de la téléconsultation par de nombreux acteurs pendant la crise sanitaire qui a largement contribué à l’essor de son recours. En premier lieu, les pouvoirs publics ont vu en la télémédecine une solution à l’engorgement des urgences, pouvant représenter des économies pour l’Assurance

Avec la #Covid-19, le développement de l’#E-santé a fait un grand bond en Afrique (Agence Ecofin) - Selon un rapport de Disrupt Africa, la pandémie de coronavirus a fait progresser à 56,5% le nombre de start-up actives dans le domaine des technologies de la santé sur le continent au cours des 3 dernières années. De plus, les volontés politiques, longtemps restées figées sur la question de la santé numérique, sont de nouveau mobilisées. L’accès des populations aux soins de santé de qualité demeure encore faible en Afrique, surtout dans les zones rurales qui abritent une grande partie de la population. Dans son rapport 2018 sur « L’État de la santé dans la région africaine de l’OMS », le niveau de service de santé et des services connexes susceptibles d’être fournis à sa population était estimé à 48 %. L’e-santé a connu un développement rapide en Afrique au cours des 18 derniers mois. Sur un continent où l’Internet à haut débit se développe rapidement tout comme l’accès au réseau télécoms, la santé numérique pourrait réduire sensiblement cet écart. Les intelligences pour développer des solutions e-santé sur le continent

Cette intelligence artificielle diagnostique les cas de Covid-19 par le son de leur toux Une équipe de chercheurs du MIT a réussi à mettre au point un algorithme d’intelligence artificielle capable de reconnaitre les porteurs de Covid-19 au seul son de leur toux. Les premiers tests le montrent particulièrement efficace. Le principal atout contre une pandémie telle que celle de Covid-19 qui sévit partout dans le monde, à quelques exceptions près comme Taïwan sans cas local depuis 200 jours, est la détection précoce des personnes atteintes. Les tests ORL classiques sont longs, fastidieux et onéreux et les symptômes pas toujours faciles à distinguer.   La toux propage le virus mais celui-ci crée une empreinte vocale détectable par une IA. Crédits : Mohamed Hassan (via Pixabay) Plus de 98,5% de taux de réussite C’est dans ce but que les chercheurs du MIT, le célèbre institut de technologie du Massachusetts aux nombreuses recherches de pointe, ont mis au point un algorithme d’intelligence artificielle qui cherche à déterminer si un patient est atteint par le coronavirus SARS Cov-2 ou s’il tousse pour une tout autre raison. La même équipe avait déjà réussi à démontrer que le son d’une toux associée

AFP) - Conforté par la crise du coronavirus, le secteur de la télémédecine souhaite désormais que les pouvoirs publics lui lâchent un peu plus la bride, notamment en ouvrant davantage les remboursements pour les téléconsultations. L'association des entreprises de télémédecine (LET) "souhaite inscrire l'ensemble des modèles de téléconsultations dans les parcours de soins de patients, et donc pouvoir bénéficier d'une prise en charge par la Sécurité sociale", a-t-elle indiqué mardi dans un communiqué. Selon l'association, le nombre de téléconsultations a été multiplié "de l'ordre de 10 à 15 fois" pendant le confinement. Mais "près de 30% de ces téléconsultations ont été réalisées hors parcours de soins" et n'ont donc pas donné lieu à remboursement, selon le LET. Le LET n'a pas communiqué le nombre de téléconsultations effectuées par ses adhérents. Selon des chiffres publiés par l'Assurance maladie le 8 juin, et qui ne concernent que les consultations du parcours de soins, le nombre de téléconsultations est monté à 1 million par semaine pendant le confinement, avant de redescendre ensuite, s'établissant à 647.000 pour la dernière semaine de mai. "Effectivement ça diminue un peu", a déclaré à

Jean-David Zeitoun, médecin, entrepreneur, cofondateur de la start-up Inato, spécialisée dans la collecte et le traitement des données nécessaires au lancement d'essais cliniques, détaille les grands enjeux de l'innovation en santé.   Décideurs. Les données sont au cœur aujourd'hui de l'innovation en santé. La France est-elle prête à relever le défi ? Jean-David Zeitoun. En tout cas, elle s'y emploie. La création et le lancement du Health Data Hub (HDH) vont dans ce sens. Il faudra un peu de temps pour pouvoir observer les effets de cette nouvelle entité, mais le potentiel est très important. En parallèle du HDH – et aussi dans un esprit compétitif – l'assurance-maladie et les hôpitaux de Paris (APHP) se sont rapprochés récemment pour tenter de faire un meilleur usage de leurs données. Et enfin, beaucoup de start-up et de levées de fonds s’y intéressent au premier plan. La qualité des projets s’améliore et c’est bon signe. Pourtant, les Gafam, qui mènent tous des programmes de santé numérique, n'ont pas su proposer d'outils innovants contre la pandémie ? Il y a au moins deux raisons. Premièrement, pour faire du big data,

Conditions d'accès assouplies, prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale, etc., la téléconsultation a vu son cadre quelque peu allégé, du fait de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19. La suppression de la participation de l’assuré au titre des actes de télémédecine, entrée en vigueur le 20 mars, devait cesser à la date de fin de l’état d’urgence sanitaire, fixée au 10 juillet prochain ; toutefois, une ordonnance publiée au Journal officiel du 18 juin est venue prolonger le remboursement à 100 % de la téléconsultation « jusqu’à une date précisée par décret, et au plus tard jusqu’au 31 décembre 2020 ». Selon le rapport accompagnant l’ordonnance, la mesure vise à « faciliter le recours [à la télémédecine] et limiter les déplacements des patients dans les cabinets médicaux, et en conséquence de limiter encore les risques de propagation de la maladie ». Pour rappel, la téléconsultation fait partie avec la téléexpertise, la télésurveillance, la téléassistance médicale et la réponse médicale, des 5 actes de télémédecine réglementaires. La téléconsultation est une pratique médicale permettant de consulter un professionnel de santé à distance, grâce aux nouvelles technologies. Parmi ses objectifs : réduire les inégalités d’accès aux soins dans les zones sous-dotées, permettre d’obtenir une prise en