Back To Top

Dans l'ère de l'Industrie 4.0, l'intelligence artificielle (IA) se positionne comme un catalyseur potentiel de transformation industrielle. En France, l'enthousiasme pour l'IA est palpable, avec un investissement massif, surtout dans des domaines clés tels que la cybersécurité et la conception industrielle. Cependant, un rapport révélateur de Rockwell Automation souligne un paradoxe intrigant : bien que l'adoption soit presque universelle, le retour sur investissement (ROI) reste étonnamment marginal. L’État des Lieux : Une Adoption Enthousiaste mais Efficacité à la Traîne Selon le 10ème rapport annuel sur la fabrication intelligente, 94 % des entreprises françaises ont intégré l’IA dans une certaine capacité, ou prévoient de le faire. Ce chiffre souligne un engagement fort comparé à d'autres nations européennes. Cependant, bien que cet investissement soit répandu, seules 2 % des entreprises profitent d'un ROI optimal. Pour l’IA générative (GenAI), ce chiffre monte légèrement à 8 %, mais reste inférieur à la moyenne européenne de 13 %. L'évaluation met en lumière un fossé significatif entre ambition et rendement, mettant en question la capacité de l'industrie française à convertir l'enthousiasme technologique en performances économiques viables. IA en Cybersécurité et

La ménopause est une période de transition physiologique majeure chez la femme qui s'accompagne de modifications hormonales, métaboliques et corporelles susceptibles d'augmenter le risque et la sévérité de l'apnée obstructive du sommeil (AOS). I. Données épidémiologiques : la ménopause et l'augmentation de la prévalence de l'AOS Plusieurs études populationnelles montrent une augmentation nette de la prévalence de l'AOS chez la femme après la ménopause, dépendant de l'âge et de l'indice de masse corporelle (IMC). Avant la ménopause, l'AOS est nettement moins fréquente chez les femmes que chez les hommes ; après la ménopause, le risque féminin se rapproche de celui des hommes. Étude clé : Bixler et al. (2001) ont montré que la prévalence de la respiration anormale pendant le sommeil augmente après la ménopause, même après ajustement pour l'âge et l'IMC, suggérant un rôle propre des changements hormonaux et/ou métaux liés à la ménopause. Tendances récentes : des analyses de population confirment une augmentation globale de la prévalence des troubles respiratoires du sommeil, et la ménopause est identifiée comme un facteur de risque important parmi les femmes d'âge moyen à

Sommeil profond, nettoyage cérébral et apnée obstructive du sommeil : comment la fragmentation du sommeil menace la santé des neurones Le sommeil profond (sommeil à ondes lentes) joue un rôle central dans la restauration cérébrale. Outre la consolidation musculaire et la régulation métabolique, il active des mécanismes physiques permettant l'élimination des déchets métaboliques du cerveau. L'apnée obstructive du sommeil (AOS), en fragmentant le sommeil et en provoquant des épisodes d'hypoxie intermittente, compromet ces mécanismes.  I. Le cerveau et l'élimination des déchets :  Pas de « système lymphatique classique » dans le parenchyme cérébral Contrairement aux autres tissus, le cerveau ne possède pas de réseau lymphatique intraparenchymateux identique à celui du reste du corps. Le drainage des déchets s'appuie donc sur des voies liquides spécialisées et sur des structures périvasculaires Le système glymphatique Défini principalement chez la souris et soutenu par des observations humaines, le système dit « glymphatique » met en jeu la circulation du liquide cérébro-spinal (LCS) le long des espaces périartériels, l'influx dans le parenchyme puis l'élimination par des espaces périvenaires. Les astrocytes, via les canaux aquaporine‑4 (AQP4) situés sur

  1. Lien scientifique précis Le TSPT augmente le risque d’apnée du sommeil car : Le TSPT provoque une hyperactivation du système nerveux (hyperexcitation). Cette hyperactivation perturbe le sommeil, notamment le sommeil paradoxal, durant lequel le cerveau traite les émotions. Le TSPT favorise des comportements et facteurs (obésité, stress chronique) qui sont aussi des facteurs de risque de l’apnée du sommeil. Relation bidirectionnelle : l’apnée peut aggraver le TSPT en dégradant la qualité du sommeil. 2. Mécanismes précis du lien Hyperactivation neurodynamique → perturbation du sommeil paradoxal. Perturbation du sommeil paradoxal → difficulté à traiter les souvenirs traumatiques → maintien du TSPT. Inflammation et prise de poids dues au stress chronique → obstruction des voies respiratoires pendant le sommeil. 3. Symptômes clés pour identifier l’apnée chez patient TSPT Ronflements bruyants et fréquents. Arrêts respiratoires perçus par le partenaire. Réveil soudain en suffocation ou en halètement. Somnolence diurne excessive (fatigue, difficulté à rester éveillé). Céphalées matinaux, mal de gorge ou bouche sèche à l’éveil. Réveils nocturnes nombreux sans raison apparente. Difficultés de concentration, pertes de mémoire. Changement d’humeur : irritabilité, anxiété, dépression. 4. Traitement spécifique Apnée du sommeil PPC (Pression Positive Continue) :

L'apnée du sommeil, en particulier lorsqu'elle est sévère et non traitée, a été associée à des lésions importantes dans plusieurs régions du cerveau. Une étude de 2017 menée par l'American Academy of Sleep Medicine a analysé 42 études impliquant 2 294 adultes souffrant d'apnée obstructive du sommeil (AOS) non traitée, et 1 364 adultes en bonne santé. Il en ressort que les individus souffrant d'apnée avaient des difficultés cognitives, notamment avec : Rappels immédiats : Par exemple, des difficultés à se souvenir immédiatement de ce que votre médecin vient de dire. Rappels différés : Comme se souvenir de qui a téléphoné plus tôt dans la journée. Apprentissages : La capacité à comprendre et mémoriser de nouvelles informations. Reconnaissances : Comme éprouver des difficultés à reconnaître quelqu'un, même lorsqu'une rencontre s'est déjà produite. Ces déficits montrent à quel point l'impact de l'apnée sur la mémoire et les fonctions cognitives peut être important. Autres Causes de Perte de Mémoire Réversible La perte de mémoire peut également être causée par divers autres facteurs qui sont souvent réversibles, selon la clinique Mayo : Médication : Certains médicaments ou combinaisons peuvent induire des troubles

Le réchauffement climatique n’épargne décidément rien, pas même notre sommeil. Une étude inédite révèle qu’avec la hausse des températures, les cas d’apnée du sommeil devraient exploser dans les décennies à venir. Et ce n’est pas une figure de style : la hausse pourrait atteindre 45 %. L’apnée du sommeil, ici traitée par un masque CPAP, pourrait concerner des centaines de millions de personnes d’ici la fin du siècle, sous l’effet du réchauffement climatique. Une équipe de chercheurs australiens vient de publier une étude aussi dérangeante qu’instructive : le lien entre températures nocturnes élevées et aggravation de l’apnée du sommeil est désormais établi.   En analysant les données de plus de 100 000 dormeurs, ils dressent un constat alarmant — et global : si rien ne change, les conséquences sanitaires et économiques pourraient être aussi lourdes que celles de maladies comme le Parkinson. Publicité, votre contenu continue ci-dessous Le réchauffement climatique pourrait doubler les cas d’apnée du sommeil d’ici 2100. Dans un monde qui se réchauffe à vue d’œil, même nos nuits deviennent un terrain de jeu pour les effets secondaires du dérèglement climatique. D’après une étude publiée dans

Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche annonce à l’université PSL la liste des PUI (pôles universitaires d'innovation) lauréats et les financements associés. Cette politique ambitieuse, financée dans le cadre de France 2030 à hauteur de 165 millions d’euros, permettra d’accélérer l’utilisation des résultats de la recherche au profit des Françaises et des Français. Le président de la République a rappelé les ambitions françaises en matière d’innovation et plus particulièrement de création de start-up : en particulier l’objectif de 100 licornes et de 500 start-up deeptech par an d’ici 2030. Cet objectif particulièrement ambitieux se justifie par l’impact que peut avoir la recherche sur notre société : vivier de solutions aux défis de notre temps tels que la transition écologique ou énergétique, ou les souverainetés sanitaires, alimentaires, et technologiques, ou encore de mieux nous soigner. Le Gouvernement s’est fortement mobilisé ces dernières années pour favoriser la création et la croissance d’entreprises innovantes. L’engagement du Gouvernement dans la deeptech a ainsi permis un renforcement significatif de l’impact des découvertes scientifiques et technologiques pour l’économie et la société dans son ensemble.

À l’occasion d’un événement organisé par le ministère de la Santé et de la Prévention et le Health Data Hub ce jour, Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention et Roland Lescure, ministre en charge de l’industrie avec Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, et Lise Alter, directrice de l’agence d’innovation en santé, annoncent les six premiers lauréats sélectionnés dans le cadre de la première vague de l'appel à projets « Accompagnement et soutien à la constitution d'entrepôts de données de santé hospitaliers » de France 2030. L’État accompagne l’innovation dans la santé numérique à travers une stratégie ambitieuse L’ambition de France 2030 est de transformer durablement des secteurs clés de notre économie par l’innovation technologique et industrielle et de positionner la France en leader du monde de demain, en poursuivant 10 objectifs clés stratégiques pour mieux produire, mieux vivre et mieux comprendre notre monde. Dans le domaine de la santé, la « Santé numérique » a été identifiée comme une des priorités. À

Virginie Courtier, Université Paris Cité et Etienne Decroly, Aix-Marseille Université (AMU) En mars 2021, la commission conjointe Chine-OMS qui s’était rendue à Wuhan concluait dans son rapport que l’épidémie de Covid-19 avait très probablement une origine zoonotique (animale) et que l’hypothèse d’un accident de laboratoire était très improbable… Cependant, à cette même occasion, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, prenait à contre-pied cette annonce en affirmant que toutes les hypothèses restaient ouvertes et qu’il restait des questions qui « devront être traitées dans le cadre d’études supplémentaires ». Plus de deux ans et demi se sont désormais écoulés depuis les premiers cas détectés en Chine, en décembre 2019. Quelles sont aujourd’hui les dernières avancées concernant l’origine du SARS-CoV-2, le virus responsable du Covid-19 ? Avons-nous fait les progrès nécessaires depuis notre dernière analyse sur le sujet pour résoudre cette question brûlante ? L’enjeu est de déterminer l’origine de cette pandémie afin d’essayer d’éviter de nouvelles épidémies similaires dans le futur. À ce jour, ni les virus progéniteurs (ancestraux) de l’épidémie ni l’animal responsable des premières transmissions du virus à l’espèce humaine n’ont été identifiés. En absence

Des chercheurs de l’université de Tel Aviv ont réussi à imprimer en 3D une tumeur de glioblastome, une forme agressive de cancer du cerveau. Bien qu’aux premiers abords cela puisse sembler étrange, l’équipe estime qu’il s’agit d’une nouvelle façon de traiter le cancer, car elle leur permettra de recréer la tumeur d’un patient et de peut-être trouver le meilleur traitement pour ce dernier. Cette innovation pourrait donc permettre de progresser dans le traitement des cancers, notamment ceux du cerveau, qui sont trop souvent agressifs et difficiles à enlever ou à traiter en raison de leur localisation. Si ce n’est pas la première fois que le secteur médical a recours à l’impression 3D, il s’agit d’une nouvelle façon d’utiliser la technologie. Auparavant, l’impression 3D était principalement utilisée pour fabriquer des prothèses et des orthèses, tandis que la bio-impression était elle consacrée à la reconstitution d’organes ou d’os mais non de tumeurs. Alors que d’autres se sont concentrés sur la fabrication de traitements entièrement personnalisés pour les patients, cette avancée permettra aux médecins d’apprendre à mieux traiter leurs patients en recréant parfaitement la tumeur grâce

Un stéthoscope doté d'intelligence artificielle afin de détecter la signature acoustique du Covid-19 dans les poumons est en phase finale de développement aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il mesure aussi l'oxygène dans le sang et la température. Médecin aux HUG et professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Genève, Alain Gervaix recueille des bruits respiratoires depuis 2017 pour concevoir ce stéthoscope numérique intelligent, le "pneumoscope". Alors que le projet avait à l’origine été élaboré pour mieux diagnostiquer la pneumonie, le coronavirus a réorienté ses travaux. Encore en phase de développement, le stéthoscope électronique fonctionne comme l'application Shazam qui permet de reconnaître un morceau de musique sur la base d'un court enregistrement. L'asthme ne fait pas le même bruit que la bronchiolite, la pneumonie bactérienne ou le Covid-19. Connecté à un smartphone ou à une tablette, le stéthoscope est ainsi capable grâce à un algorithme d'intelligence artificielle d'identifier la maladie du patient. Un algorithme développé par l'EPFL "Nous accumulons de plus en plus de données sur le Covid-19 et sur d'autres maladies, c'est assez long car il nous en faut énormément", explique le Pr Gervaix.

Le #Health #Data #Institute tire les leçons de la crise sanitaire et formule neuf recommandations Le Health Data Institute, un think tank « dédié à la transformation du système de santé à travers l’usage scientifique et économique des données de santé », appelle dans un rapport à « la mise en place d’une stratégie de la donnée en santé ». Huit autres recommandations ont été élaborées, parmi lesquelles l’accélération du déploiement de la télésurveillance, la facilitation de l’accès au dossier médical partagé, le monitoring « à distance » des essais cliniques ou encore l’association des acteurs privés à la démarche capacitaire (cf. Données de santé : « Votre dossier médical est comme une empreinte digitale de votre vie entière », Recherche et données de santé à l’heure du Big Data, La Certification d’hébergeur de données de santé en France accordée à des sociétés privées : les professionnels de la santé s’inquiètent, Données de santé et état d’urgence sanitaire : le Sénat pose des limites).     Si les pouvoirs publics ont fourni « un effort considérable de crise » dans le domaine des data, « le foisonnement des sources, les procédures de collecte ou encore la concurrence d’acteurs et de décisionnaires « laissent le paysage

La quatrième révolution industrielle a comme marqueur la digitalisation vers l’autonomie des machines, en d’autres termes le « machine learning ». Pour rappel : la première révolution a amené la « machine à vapeur » avec notamment le développement foudroyant des trains; la seconde « la machine-outil » avec la voiture produite à la chaîne comme symbole fort; la troisième, la « machine-outil à commande numérique » dont l’ordinateur, le robot comme avancées significatives. Mais parlons ici plutôt de la quatrième qui se déploie sous nos yeux et qui vient de subir, comme nous tous, la violence de la crise Covid-19. On peut d’ailleurs se poser la question si c’est un accélérateur ou un frein à l’évolution industrielle. Tournons-nous vers deux grands ingénieurs de nos montagnes neuchâteloise pour y voir plus clair : Philipe Grize, Directeur HE-ARC Ingénieur et Florian Serex, Responsable du MicroLean Lab à la même Haute École. Quid de la situation ? La 4e révolution industrielle en marche depuis quelques années est boostée par la crise sanitaire actuelle qui a révélé les risques d’une industrie et de ses « supply chain » mondialisées et interdépendantes. Mais les volontés de relocalisation se heurtent aux réalités économiques et ne pourront

La bio-impression 3D révolutionne le secteur médical en fournissant des traitements avancés qui améliorent la qualité des interventions chirurgicales mais aussi des solutions sur-mesure, adaptées à la condition de chaque patient. De nombreux acteurs du marché participent d’ailleurs à la croissance de ce secteur, convaincus des avantages que la fabrication additive peut offrir. C’est le cas de 3DBiotech, une entreprise espagnole basée à Cordoue : elle se consacre à la recherche et au développement de solutions pour plusieurs spécialités médicales. Elle a obtenu des résultats chirurgicaux prometteurs grâce aux technologies de fabrication additive en générant des modèles adaptés à l’anatomie des patients, ce qui permet de planifier avec succès les interventions chirurgicales. Nous étions curieux de savoir comment 3DBiotech utilise l’impression 3D pour le développement de ses solutions, et en particulier dans le domaine de la médecine régénérative qui consiste à remplacer des tissus et organes endommagés par d’autres tissus vivants. Nous avons donc interrogé l’un de ses experts, Eduardo Espinosa. 3DN : Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre lien avec les technologies d’impression 3D ? Je m’appelle Eduardo Espinosa et je suis le responsable du

La crise sanitaire aura permis à Cyrille Lecroq, un ingénieur de Seine-Maritime, de développer, avec des médecins, un dispositif médical imprimé en 3D baptisé SKOP René Laennec avait inventé le stéthoscope en 1816 en observant des enfants jouer sur une poutre en chêne avec une aiguille. L'ingénieur Cyrille Lecroq de Tourville-les-Ifs, près de Fécamp, a, lui, participé à la bataille contre le Covid-19 pour le moderniser. « Je suis concerné personnellement, car mon épouse est infirmière aux urgences de l'hôpital. Avec son équipe, ils n'avaient pas assez de stock de matériel de protection pour tenir la crise. Alors, en spécialiste de l'impression 3D, j'ai mis mes machines à disposition », explique l'ingénieur en R & D. « J'ai d'abord fabriqué des visières fermées et hermétiques validées par les médecins. J'ai poursuivi par des adaptateurs pour SAP (Seringue Auto Pousseuse) ». Avec un corps médical à l'écoute, Cyrille Lecroq s'est vite rendu compte que la crise sanitaire a changé les paradigmes médicaux et que l'impression 3D encadrée « est devenue un élément sauveur ! ». Connecter le symbole de la médecine moderne « C'est après une

LE COVID-19, L’OCCASION D’UN "SAUT QUANTIQUE DANS LE DOMAINE SANITAIRE’’ POUR L’AFRIQUE    Dakar, 7 mai (APS) - La crise engendrée par la pandémie de Covid-19 sonne comme une occasion pour l’Afrique d’’’opérer un saut quantique dans le domaine sanitaire’’, affirment une trentaine de personnalités, dont l’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré. "Nous sommes convaincus que la société civile africaine détient les clés de la situation. La crise actuelle pourrait donner aux Africains l’occasion d’opérer un saut quantique dans le domaine sanitaire (

Le SARS-CoV-2 qui circule majoritairement en Europe pourrait être plus virulent que les souches que l'on retrouve dans d'autres régions, la faute à une mutation particulière décrite dans une étude anglo-américaine diffusée sur le site de prépublication biorxiv. Depuis le début de la pandémie, l'infection des cellules humaines par le SARS-CoV-2 a été rendue possible, puis perfectionnée, par plusieurs mutations des gènes codant pour les sous-unités de la protéine Spike. « Cette situation est analogue à ce que l'on observe avec les virus influenza responsables de la grippe au sein desquels des mutations s'accumulent dans les gènes codant pour l'hémagglutinine », précisent les auteurs. Les scientifiques se sont servis de l'expérience accumulée par les équipes du laboratoire national américain de Los Alamos. Le travail a consisté à suivre l'évolution de la protéine Spike au fur et à mesure de l'évolution de la pandémie, à partir du séquençage de virus isolés en Europe, en Asie et aux États-Unis. Les auteurs expliquent que des centaines de séquençages étaient adressées et analysées chaque jour. À la date du 13 avril, ce sont 6 346 séquences qui ont été analysées. Une mutation retrouvée dans

Une expérience chinoise récemment publiée montre qu'il y a globalement une bonne réponse immunitaire humorale (anticorps) et cellulaire (lymphocytes) chez les patients guéris du Covid-19. De quoi réduire un peu nos incertitudes à ce sujet et nous rassurer. Le doute et l'incertitude planaient concernant la réponse immunitaire des patients guéris du Covid-19. En effet, divers cas de ce qui semblait être une deuxième infection (même si d'autres hypothèses étaient envisageables) ont été rapportés de part le monde. De plus, les quelques expériences pré-publiées sur le sujet étaient plus ou moins rassurantes. Une étude récemment parue dans la revue Immunity soulève un peu le voile brumeux qui régne sur la question. Une réponse immunitaire globale chez la majorité des patients Cette récente étude a comparé les différentes réponses immunitaires grâce à des analyses d'échantillons sanguins effectuées chez différentes personnes qui, soit étaient récemment guéries, soit guéries depuis quelques semaines ou jamais infectées par le SARS-CoV-2. Les résultats sont plutôt rassurants. En effet, la majorité des anciens infectés ont développé des anticorps spécifiques au SARS-CoV-2, notamment des anti-corps anti-protéine S, l'une des fameuses protéines qui permet au virus d'infecter nos cellules. En revanche, trop peu d'anticorps dirigés vers d'autres protéines du virus ont été produits ; ces productions se notent seulement chez deux patients. Les scientifiques ont aussi mis en

Aussi tentant qu’il soit de maintenir le manteau de la décentralisation, les meilleures entreprises de crypto ont commencé en tant qu’entités centralisées. Ce n’est qu’après avoir trouvé un marché, qu’elles ont commencé à distribuer le protocole. Points clés à retenir La décentralisation empêche souvent les projets d’atteindre une efficacité maximale dans leurs premières phases. D’autres protocoles et entreprises pourraient commencer à passer progressivement de structures de gouvernance centralisées à décentralisées. Les projets faibles sont ébranlés par le marché, tandis que les projets valables continuent de croître à mesure que l’économie mondiale se contracte. Le Web 3.0 ne décollera que si les jetons sont capables de capter la valeur de leurs protocoles sous-jacents. La catégorie des actualités DeFi vous a été présentée par Ampleforth, notre partenaire préféré de DeFi La nécessité d’un monde décentralisé a été souligné à maintes reprises. Et comme les fissures de la finance centralisée commencent à le montrer, la montée du Web 3.0 et des protocoles distribués est-elle imminente ? L’échange de la décentralisation La décentralisation a longtemps été la favorite du marché de la cryptographie buzzword. Par conséquent, les entreprises de cet écosystème naissant sont

Après plus d’un mois de confinement, un nombre croissant de voix se font entendre qui exigent un retour le plus rapide possible au vieux monde, celui du monde mondialisé, de la croissance comme horizon de vie et de l’effacement des frontières. Les arguments sont toujours les mêmes : on affecte, d’abord, une empathie envers ceux que la dépression de l’économie frappe durement, sans oublier les familles du peuple en souffrance dans leur enfermement, pour ensuite faire remarquer qu’il serait « irrationnel » de céder à une « psychose » qui s’est développée à partir de 100 000 à 200 000 morts seulement, pourcentage infime de la population mondiale. La conclusion s’impose : assumons de faire jouer à plein l’immunité de groupe, et que les affaires reprennent au plus vite pour le plus grand bonheur du plus grand nombre possible. Par Jérôme Maucourant, maître de conférences en économie à l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne. La psychiatrisation des adversaires rappelle certes de bien mauvais souvenirs : l’esprit du totalitarisme à l’ancienne reprend du service, paré des beaux atours de l’utile, du rationnel et du nécessaire. Il s’agira donc de remettre à sa place ce

Les restrictions qu’impose le confinement, les inquiétudes et les risques sanitaires que provoque la pandémie de Covid-19 n’épargnent pas le secteur de la protection de l’enfance. Comme toutes les crises, celle-ci met en évidence les dysfonctionnements d’un système : aujourd’hui, les enfants bénéficiant de ce service public essentiel sont plus fragilisés qu’ils ne l’étaient déjà. Les travailleurs sociaux à leurs côtés sont dans une situation d’autant plus délicate et précaire que l’accompagnement des enfants ne connaît aucune interruption. Retour sur un service public déjà sous tension, qui subit la crise sanitaire de plein fouet. TEMPS DE CRISE ET TEMPS NORMAL, MÊME SITUATION ? La politique publique de protection de l’enfance vise à « garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation. » Ses actions consistent en la prévention, à destination des parents et des enfants, mais aussi dans le repérage des situations de danger ou de risque de danger pour l’enfant, ainsi qu’en des décisions administratives et judiciaires pour protéger l’enfant. Cette politique

Couplant simulation et données, le jumeau numérique colle au plus près du système réel qu’il modélise. L’industrie l’utilise pour surveiller, maintenir et optimiser ses machines et ses produits.   Classé parmi les dix grandes tendances technologiques stratégiques selon Gartner, le jumeau numérique s’installe progressivement dans le paysage industriel mondial. Si, aujourd’hui, peu d’entreprises exploitent encore cette technologie en production, les deux tiers de celles ayant une stratégie dans l’internet des objets (IoT) devraient la mettre en place d’ici à 2022, selon le cabinet de conseil. Formulé pour la première fois en 2002 par le chercheur Michael Grieves (université du Michigan), le concept de jumeau numérique ne cesse d’évoluer au fil du temps et des objectifs des entreprises. Sous une forme assez générique, Gartner le définit comme le modèle numérique d’un process ou d’un objet réel, rendu dynamique par les données issues de ce même process ou objet. Il ne s’agit donc pas d’une simple copie virtuelle d’une pièce ou d’un process génériques, « mais d’un véritable jumeau individuel conçu pour suivre en temps réel les transformations de l’objet ou du process spécifique auquel il est attaché, de sa conception

Prenez une intelligence artificielle. Nourrissez-la de tonnes de données médicales et pharmaceutiques, ajoutez-y une bonne dose d’avis scientifiques, et vous obtiendrez peut-être, comme Peter Richardson, une piste pour soulager les malades du Covid-19. « Got it! » C’est peut-être moins classe qu’« Eurêka », mais c’est ainsi que le pharmacologue britannique Peter Richardson aurait ponctué sa trouvaille – ou plutôt, celle de son intelligence artificielle – en janvier dernier. Le scientifique s’était en effet alerté assez tôt de la progression du Covid-19 avant même qu’on ne l’envisage comme une pandémie. Plutôt que de rester les bras croisés, il a utilisé une intelligence artificielle, l’a gavée de données de l’industrie pharmaceutique et de recherches médicales, et a identifié un remède qui pourrait soulager les symptômes les plus lourds du coronavirus. Easy peasy. Une nouvelle façon de travailler Cette avancée a été rendue possible par l’employeur de Peter Richardson, BenevolentAI, qui a développé l’intelligence artificielle en question. Wired révèle que les équipes ont publié deux articles scientifiques qui ont retenu l’attention des laboratoires Eli Lilly, qui produisent le médicament en question, utilisé d’ordinaire contre l’arthrite. La société a annoncé travailler avec l’US National Institute of Allergy and Infectious Diseases sur des tests cliniques. Pour

LE HEALTH DATA HUB OU LE RISQUE D’UNE SANTÉ MARCHANDISÉE   La crise sanitaire liée au Covid-19 révèle au grand jour les conséquences mortelles des logiques de réduction des moyens dévolus au service public hospitalier. De nombreux pays dont la France misent une fois de plus sur les solutions numériques (géolocalisation, data-surveillance) pour camoufler les effets toxiques des politiques libérales, et renvoyer injustement les citoyens à leur responsabilité individuelle face à la maladie. Le suivi continu des pathologies et rythmes biologiques via les écrans et smartphones, remplacerait-il petit à petit l’acte de soin, justifiant par là même la continuité de l’austérité infligée aux institutions publiques de santé de ces pays ? Ce qu’il y a de certain, c’est que les millions d’euros accordés au Health Data Hub mis en place par le gouvernement Philippe, et sur lequel nous nous penchons ici, n’ont pas servi à la recherche scientifique sur les coronavirus, ni à revaloriser le salaire des praticiens hospitaliers, ni à leur fournir les matériels nécessaires à leur métier et à leur protection. Par Audrey Boulard, Eugène Favier et Simon Woillet.     Au mois de décembre dernier,