Back To Top

Giulia Anichini, Inserm Des enquêtes de terrain mettent en lumière les limites comme les atouts d’outils d’aide à la décision médicale basés sur l’intelligence artificielle (IA) utilisés, par exemple, pour mieux détecter des lésions cancéreuses par imagerie médicale, évaluer un traitement dans la sclérose en plaques ou encore livrer un « deuxième avis ».. Les outils d’intelligence artificielle (IA) pour la médecine sont entourés de beaucoup de promesses. Celles-ci sont nombreuses : on attribue aux technologies d’IA la capacité de standardiser les pratiques et de dépasser la variabilité inhérente à chaque observateur et entre deux observateurs différents, de suppléer à des manques d’expertise ou de fournir une solution aux « déserts médicaux », d’empêcher les erreurs diagnostiques par le dépassement des faiblesses humaines comme la fatigue, de mieux affiner la personnalisation des prises en charge… [Déjà plus de 120 000 abonnements aux newsletters The Conversation. Et vous ? Abonnez-vous aujourd’hui pour mieux comprendre les grands enjeux du monde.] Qu’en est-il de ces promesses quand elles sont mises au défi des usages ? Qu’elle est la vision des professionnels confrontés à l’introduction de ces technologies ? Quels sont les freins qui entravent leur intégration en

  Les outils d’intelligence artificielle : une transformation profonde des pratiques, de la prise en charge et du système de santé Définition et impact potentiel L’intelligence artificielle (IA) est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé comme : « une branche de l'informatique, des statistiques et de l'ingénierie qui utilise des algorithmes ou des modèles pour effectuer des tâches et présenter des comportements tels que l'apprentissage, la prise de décision et les prédictions ».350 Une très grande variété de systèmes utilisant l’intelligence artificielle sont en cours de développement dans le secteur de la santé. L’impact potentiel des systèmes à base d’IA sur le parcours des patients est majeur et totalisant (Figure ci dessous). Ainsi, une attention particulière doit être portée à ces innovations dont l’utilisation pourrait redéfinir la pratique et la place des professionnels de santé dans le parcours et la relation de soins. Un fort besoin d’évaluation clinique et de preuves scientifiques Le processus d’évaluation des systèmes d’IA est particulièrement exigeant. Actuellement, la majorité des publications scientifiques relatives aux systèmes d’IA relèvent de la « validation analytique », mais leurs résultats d’efficacité sont marqués par

Le ronflement du conjoint  peut-il rendre sourd ?   Peut-on devenir sourd à force de dormir à côté d'un ronfleur ? Lorsque la presbyacousie s'invite dans un couple de longue date, la question devient parfois une source de conflit. Une enquête de Specsavers relance le débat

Le ronflement est un phénomène fréquent, mais plutôt mal compris. Cet article s’intéresse à sa nature et tente de démystifier le mécanisme qui se cache derrière. Nous examinerons également les facteurs qui peuvent le déclencher. Une attention particulière sera portée au lien entre le ronflement et l’apnée du sommeil, un trouble encore plus sérieux. Ensuite, nous discuterons des méthodes utilisées pour le diagnostiquer, y compris les tests et les examens. Enfin, nous aborderons les solutions et les traitements disponibles pour aider ceux qui en souffrent à mieux dormir. Comprendre le phénomène du ronflement Définition du ronflement Le ronflement est un phénomène que nous connaissons tous, que ce soit par expérience personnelle ou par la présence d’un partenaire ronflant. Ce trouble du sommeil résulte du passage anormal de l’air à travers le nez et la gorge pendant le sommeil. Il se manifeste par un son audible provoqué par la vibration des tissus de la gorge, en raison du passage de l’air de manière moins fluide. Physiologie du ronflement Le ronflement survient lorsque nous sommes en phase de sommeil profond, et que nos muscles se détendent, y compris ceux du voile du

MIEUX SOIGNER GRÂCE À L'IA : PLUS DE TEMPS AU SOIN La transformation du système de santé par l’IA n’est pas à venir, elle a déjà commencé. L’IA est déjà présente dans de nombreux dispositifs médicaux afin d’améliorer l’analyse et les procédés cliniques. Les progrès dans la vision par ordinateur ont permis des progrès dans la robotique chirurgicale, dans l’analyse de radiographies au point que certains ont pensé que le métier de radiologue allait disparaître. L’évolution des performances des systèmes d’IA depuis dix ans améliore déjà la précision des diagnostics, tout comme le ciblage et la vitesse de mise en place des processus de traitements. Dans le domaine de la recherche médicale, l’IA permet la découverte de nouveaux traitements. Ainsi, l’IA a conduit à la découverte récente d’un nouvel antibiotique dirigé contre le staphylocoque doré après 60 ans de recherches infructueuses . En santé publique, l’IA peut améliorer les prédictions d’évolution des épidémies Ces avancées ont déclenché des réflexions éthiques et une évaluation de ces systèmes en situation réelle, afin de distinguer potentiel et effet réel. Par exemple, les systèmes de diagnostic par IA

  À l’occasion d’une rencontre avec les start-ups de Paris Biotech Santé, l’Agence de l’innovation en Santé a présenté sa feuille de route 2023-2025 en présence de Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Aurélien Rousseau, ministre de la Santé et de la Prévention, Roland Lescure, ministre délégué en charge de l’Industrie et Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030. La feuille de route identifie douze travaux prioritaires pour la période 2023-2025, dont certains ont déjà débuté, notamment : l’accompagnement de 40 entreprises en collaboration avec plusieurs partenaires (services de l’État, pôles de compétitivité, etc) ; l’organisation de plusieurs groupes de travail et de pilotage lancés afin d’accélérer la recherche clinique, de promouvoir les nouvelles méthodologies de développements cliniques et de favoriser le transfert des résultats de la recherche en santé aux entreprises.   Chaque action menée par l’AIS, en lien avec les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de la Santé et de la Prévention, et de l’Industrie, doit permettre de transformer le système de santé, de dépasser le principe du « tout curatif

À l’occasion d’un événement organisé par le ministère de la Santé et de la Prévention et le Health Data Hub ce jour, Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention et Roland Lescure, ministre en charge de l’industrie avec Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, en charge de France 2030, et Lise Alter, directrice de l’agence d’innovation en santé, annoncent les six premiers lauréats sélectionnés dans le cadre de la première vague de l'appel à projets « Accompagnement et soutien à la constitution d'entrepôts de données de santé hospitaliers » de France 2030. L’État accompagne l’innovation dans la santé numérique à travers une stratégie ambitieuse L’ambition de France 2030 est de transformer durablement des secteurs clés de notre économie par l’innovation technologique et industrielle et de positionner la France en leader du monde de demain, en poursuivant 10 objectifs clés stratégiques pour mieux produire, mieux vivre et mieux comprendre notre monde. Dans le domaine de la santé, la « Santé numérique » a été identifiée comme une des priorités. À

L’équipe de l’école de médecine de l'université du Maryland, à Baltimore (États-Unis), implante un cœur de cochon génétiquement modifié dans la poitrine de David Bennett, 57 ans. École de médecine de l'université du Maryland Emmanuel Hirsch, Université Paris-Saclay Au moment où il est tant question, dans le contexte de la pandémie de Covid-19, de vaccins à ARN messager, la transplantation d’un cœur de porc sur un Américain âgé de 57 ans, le 7 janvier 2022 à l’École de médecine de l’Université du Maryland (États-Unis), éclaire d’autres champs de la recherche biomédicale. Cette innovation scientifique chirurgicale est démonstrative d’une capacité d’intervention sur l’être humain qui, au-delà de la prouesse technologique, reconfigure les repères dans la relation interespèces, non seulement d’un point de physiologique, mais aussi dans une approche anthropologique. Tentatives d’approches chirurgicales disruptives et spectaculaires Quelques repères historiques permettent de mieux comprendre l’évolution des pratiques de greffes d’organes, dans une première phase à partir de donneurs vivants ou de cadavres. Le 23 décembre

(Agence Ecofin) - Pour la première fois au monde, en juin dernier, une école a été imprimée en 3D au Malawi, un pays en manque « cruel » de salles de classe. En à peine 18h, l’entreprise danoise COBOD s’est servi de son imprimante 3D BOD2 pour construire sur un système de portique modulaire, cette infrastructure mesurant 56 m2. Si cette réalisation a suscité de l’émerveillement de par le monde, elle montre aussi que la fabrication additive gagne du terrain en Afrique. Depuis ses premiers pas, il y a quelques années, le continent a fait bien du chemin, et le futur ne peut qu’être reluisant. Un marché en pleine croissance L’impression 3D (ou fabrication additive) est une méthode de production consistant à créer des objets en trois dimensions en empilant des couches de matière à partir d’un modèle numérique. Si le procédé parait encore aujourd’hui relativement nouveau, il faut noter qu’il remonte aux années 80. Depuis les premières fois où cette technologie a été utilisée par le pionnier Charles Hull et son entreprise 3D Systems, elle a beaucoup évolué et les objets imprimés en 3D

Des chercheurs de l’université de Tel Aviv ont réussi à imprimer en 3D une tumeur de glioblastome, une forme agressive de cancer du cerveau. Bien qu’aux premiers abords cela puisse sembler étrange, l’équipe estime qu’il s’agit d’une nouvelle façon de traiter le cancer, car elle leur permettra de recréer la tumeur d’un patient et de peut-être trouver le meilleur traitement pour ce dernier. Cette innovation pourrait donc permettre de progresser dans le traitement des cancers, notamment ceux du cerveau, qui sont trop souvent agressifs et difficiles à enlever ou à traiter en raison de leur localisation. Si ce n’est pas la première fois que le secteur médical a recours à l’impression 3D, il s’agit d’une nouvelle façon d’utiliser la technologie. Auparavant, l’impression 3D était principalement utilisée pour fabriquer des prothèses et des orthèses, tandis que la bio-impression était elle consacrée à la reconstitution d’organes ou d’os mais non de tumeurs. Alors que d’autres se sont concentrés sur la fabrication de traitements entièrement personnalisés pour les patients, cette avancée permettra aux médecins d’apprendre à mieux traiter leurs patients en recréant parfaitement la tumeur grâce

Boostée par le premier confinement, la téléconsultation s’avère désormais clairement ancrée dans la pratique des assurés français. C’est l’un des enseignements majeurs de l’étude réalisée par L’Argus de l’assurance et Cegedim Insurance Solutions. La pandémie de Covid-19 a dopé la téléconsultation ! Bien que poussée par les assureurs complémentaires santé, elle avait jusqu’alors du mal à trouver son public, avec il est vrai une assurance maladie très réticente sur le dispositif ! Il aura fallu attendre septembre 2018 pour qu’elle donne droit à une feuille de soins dans certaines conditions. Mais alors que la Sécurité sociale avait pris en charge moins de 100 000 consultations à distance en 2019, elle en remboursera jusqu’à dix fois plus par semaine au plus fort du premier confinement en avril 2020. Une véritable explosion favorisée par un allègement des procédures. Incontournable L’étude réalisée par L’Argus de l’assurance et Cegedim Insurance Solutions confirme cette rupture. Si seuls 8 % de la population avaient déjà eu recours à la téléconsultation avant 2020, ils étaient 24 % à la fin de l’an passé à avoir consulté au moins une fois. Autrement dit,

La téléconsultation s’attaque à la dénutrition des personnes fragilisées : NutriD : 1ère plateforme dédiée à la nutrition La dénutrition, résultat « d’un déséquilibre entre les apports et les besoins de l’organisme », affecte 2 millions de patients en France, dont 270 000 en EHPAD et 400 000 personnes âgées à domicile. Dans un contexte de crise sanitaire sans précédent qui bouleverse le fonctionnement de la consultation médicale, comment en prévenir les symptômes et consulter un professionnel malgré les restrictions de déplacement ? La téléconsultation semble s’imposer comme une des solutions efficaces pour répondre à cette problématique (5,5 millions entre mars et avril 2020). Cette solution palie la désertification médicale et permet aux personnes vulnérables d’obtenir une aide rapide et sans risques de contamination. NutriD, la première plateforme de téléconsultation dédiée à la nutrition des personnes fragilisées Fort de ce constat, Nutrisens, spécialiste de la nutrition clinique et de l’alimentation médicale, a développé NutriD, la première plateforme de téléconsultation dédiée à la nutrition des personnes fragilisées : personnes âgées, personnes isolées et à mobilité réduite, patients atteints du COVID-19, ou bien encore patients en sortie d’hospitalisation. Cet outil

“Coalition Next” se mobilise pour répondre aux besoins non couverts des patients, des professionnels de santé et des établissements de soins en favorisant l’adoption de solutions innovantes en santé Les premiers Appels À Projets (AAP) sont lancés sur 4 thématiques : l’amélioration du dépistage, du retard de diagnostic et de la prise en charge des patients, ainsi que l'optimisation de l’organisation du parcours de soin et la digitalisation des essais cliniques Dans l’esprit de la Coalition Innovation Santé - Crise sanitaire1 qui a rencontré un vif succès avec la réception de plus de 400 projets et le déploiement de 17 projets2 structurants au sein de 40 établissements de santé auprès de 60 000 patients, « Coalition Next » entend s’inspirer sur 2021 de ce modèle particulièrement efficient et agile. Des appels à projets seront lancés pour répondre aux besoins de santé publique non couverts pour toutes pathologies confondues - chroniques ou aigües - et au service de l’ensemble des acteurs du monde de la santé : patients, professionnels de santé, établissements de soins et associations des patients. « Coalition Next » favorise la couverture de besoins

Elles font peu à peu leur apparition dans les pharmacies : les cabines de téléconsultation. Elles permettent d'avoir un médecin en ligne en quelques minutes. En ce début d’année 2021, seules quelques pharmacies en ont déjà fait l’acquisition en France. Les cabines de téléconsultation permettent de recevoir en quelques minutes un diagnostic médical. Pratique ! #Pallier le manque de médecins Parce que dans son secteur les médecins se comptent désormais sur les doigts d’une seule main, une pharmacienne du quartier Saint-Ouen vient de faire l’acquisition d’une cabine de téléconsultation. La machine a été installée dans l’officine peu avant la mi-janvier 2021, et comme son nom l’indique, elle vise à proposer des consultations médicales à distance. « Dans notre quartier, il n’y aura plus de médecin dans trois mois, puisque les deux professionnelles actuellement en activité changent de cabinet et de secteur, constate Patricia Lhuintre, à la tête de la pharmacie de la rue Saint-Ouen. Dans le but de proposer un service complémentaire aux habitants du quartier, j’ai donc décidé de mettre à disposition cette machine à celles et ceux qui le souhaitent ». #Apporter une réponse rapide et désengorger les urgences Une offre qui est

Si certaines sociétés françaises ont des ambitions à l’international, plusieurs groupes étrangers visent le marché hexagonal. Même s’ils se heurtent encore aux particularités de notre système de santé. Les acteurs français de la télémédecine n’hésitent pas à regarder au-delà de nos frontières : Doctolib s’est lancé en Allemagne en 2016, #Concilio compte des clients à l’étranger, #Medaviz y réfléchit à moyen terme… Mais la réciproque est aussi vraie. Le rachat de #MédecinDirect par le nord-américain Teladoc Health en 2018 a été l’une des premières illustrations des visées des acteurs non hexagonaux. « Il y a beaucoup de vues sur le marché français. À nous de garder le contrôle de nos champions. Les mois à venir seront cruciaux pour la structuration de notre secteur », souligne la fondatrice de #Medaviz Stéphanie Hervier. Chiffres 40 M€ : la première levée de fonds de l’opérateur de télémédecine Medadom, réalisée fin 2020 outre-Manche auprès de G Square. 455 M€ (553 M$) : le CA 2019 de Teladoc Health, leader mondial des services de santé. Celui de MédecinDirect était de 2 M€ avant son rachat. Gare aux #Gafa Le Suédois Kry a ainsi lancé Livi

Un stéthoscope doté d'intelligence artificielle afin de détecter la signature acoustique du Covid-19 dans les poumons est en phase finale de développement aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il mesure aussi l'oxygène dans le sang et la température. Médecin aux HUG et professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Genève, Alain Gervaix recueille des bruits respiratoires depuis 2017 pour concevoir ce stéthoscope numérique intelligent, le "pneumoscope". Alors que le projet avait à l’origine été élaboré pour mieux diagnostiquer la pneumonie, le coronavirus a réorienté ses travaux. Encore en phase de développement, le stéthoscope électronique fonctionne comme l'application Shazam qui permet de reconnaître un morceau de musique sur la base d'un court enregistrement. L'asthme ne fait pas le même bruit que la bronchiolite, la pneumonie bactérienne ou le Covid-19. Connecté à un smartphone ou à une tablette, le stéthoscope est ainsi capable grâce à un algorithme d'intelligence artificielle d'identifier la maladie du patient. Un algorithme développé par l'EPFL "Nous accumulons de plus en plus de données sur le Covid-19 et sur d'autres maladies, c'est assez long car il nous en faut énormément", explique le Pr Gervaix.

L’Académie nationale de médecine américaine publie un rapport d’analyse sur l’Intelligence artificielle en médecine. A travers 269 pages, les chercheurs racontent les avancées et les incertitudes tout en corrigeant les faux espoirs qu’elle peut générer.  Un algorithme pour définir un traitement. Un autre pour faire une première sélection de radios. L’Intelligence artificielle appliquée à la médecine concentre une grande part des problématiques éthiques et techniques. Quelle responsabilité pour le médecin ? Comment celle-ci modifie-t-elle les rapports avec les patients ? Quel est son cadre légal ? WUD a interrogé le médecin et consultant en télémédecine, Pierre Simon, pour tenter d’y voir plus clair. "Aujourd'hui, il existe un grand nombre d’exemples prometteurs”, explique Pierre Simon. Pour ce médecin, le développement en France de l’Intelligence artificielle en médecine (IAM) n’en est qu’à ses débuts. Elle est présente, par exemple, dans certaines opérations chirurgicales robotisées comme l’ablation de la prostate ou encore dans une première sélection lors de lectures de radio. “En radiologie, les algorithmes peuvent servir, par exemple, à trier les résultats normaux de ceux qui sont anormaux. Ils permettent d’effectuer un premier tri. Ce

Une intelligence artificielle (IA), développée en étroite collaboration par les médecins et chercheurs de Gustave Roussy, de l’hôpital Bicêtre – AP-HP, d’Inria et de la start-up Owkin établit un score de gravité des malades atteints de la Covid-19 dès le diagnostic. Elle permet de prédire leur évolution. Son code, accessible à tous, est publié dans la revue Nature Communications. Déployée dans le service de radiologie de Gustave Roussy depuis un mois, cette IA confirme son utilité en tant qu’aide à la prise en charge clinique des malades de la Covid. La mise en routine clinique de cette IA en 6 mois est un bel exemple d’accélération de la recherche au service des malades en pleine pandémie de Covid.   L’évolution clinique des patients atteints de Covid-19 est très variable et pouvoir anticiper le risque d’aggravation (besoins en oxygène, transfert en réanimation) d’un malade dès le diagnostic est un enjeu important. L’Intelligence artificielle qui vient d’être installée en routine clinique dans le service de radiologie de Gustave Roussy établit un score indicatif de gravité en intégrant différents paramètres pour prédire l’évolution du malade. Le calcul qui

Le leader du secteur, Doctolib, s’est taillé la part du lion avec 8 millions de téléconsultations, soit «dix fois plus que ce qu’on avait prévu». Avec 19 millions d’actes remboursés par la Sécu, 2020 a été «l’année de l’explosion» de la téléconsultation, déjouant toutes les prévisions et les réticences grâce à des règles d’exception qui devront être renégociées d’ici l’été. C’est peu dire que la téléconsultation doit tout au coronavirus: avant l’épidémie, l’Assurance maladie recensait à peine 320 000 actes en 18 mois, depuis le début du remboursement en septembre 2018. Des résultats en forme d’échec pour les pouvoirs publics, qui tablaient à l’origine sur un demi-million en 2019, puis un million en 2020. A l’arrivée, il y en a eu dix-neuf fois plus, avec des records à plus d’un million de téléconsultations par semaine en avril, pendant le premier confinement. Depuis la fin du second confinement mi-décembre, le rythme hebdomadaire «revient à un étiage qui est un peu au-delà de 100 000», signe que «la pratique est petit à petit en train de s’ancrer, pour les assurés comme les professionnels», estime le directeur de l’Assurance maladie, Thomas

Seul un Français sur cinq déclare avoir testé une solution de télémédecine, selon une récente étude, contre plus d’un Espagnol sur deux et près d’un Anglais sur deux. Une proportion qui devrait toutefois croître de manière exponentielle dans les mois et années à venir. La crise de la Covid-19 a eu une incidence majeure dans le monde de la télémédecine. Exemple marquant : alors qu’environ une consultation médicale sur mille était menée à distance en France en 2019, cette part est passée à 5,4% sur l’année 2020 – avec une explosion de l’usage dès le premier confinement. En termes d’usage, la France reste toutefois en retard à l’échelle européenne, à en croire la troisième édition du baromètre de la télémédecine menée par Odoxa pour l’Agence du numérique en Santé et le "Magazine de la Santé"*. 20% des personnes interrogées soulignent avoir effectué une téléconsultation médicale (6% avant le premier confinement, 14% depuis). C’est mieux qu’en Allemagne (10%) mais en deçà de l’Italie (22%) mais surtout du Royaume-Uni (42%) et de l’Espagne (55%), qui ont pris un temps d’avance ces dernières années. Du côté des médecins, ce pourcentage était de 16% avant

Avec une croissance continue mais un peu molle, la téléconsultation avait du mal à répondre aux espoirs de l'Assurance maladie. C'était sans compter sur le confinement qui a rebattu les cartes de la consultation à distance. Mais pour poursuivre sur sa lancée, la téléconsultation va devoir assouplir ses règles. Passer de 60 000 consultations remboursées fin 2019 à 19 millions en 2020, voici l’exploit que vient de réaliser la téléconsultation. Le marché a profité de la crise qui clairement obligé les Français·es à modifier leurs habitudes pour se soigner et éviter d’engorger des urgences déjà bien saturées. Le gouvernement a également contribué à son ouverture en assouplissant les règles préalablement imposées pour réaliser ces consultations. Mais ces fameuses restrictions pourraient bien revoir le jour dès le 1er juin prochain. La téléconsultation fonctionne enfin Louée depuis un peu moins d’un an par un grand nombre de médecins et de patient·e·s, la téléconsultation a connu des débuts plutôt chaotiques. En annonçant son remboursement par la sécurité sociale en 2018, l’Assurance maladie avançait le chiffre pour le moins optimiste de 500 000 consultations remboursées dans l’année. À l’heure

C’est la 3e vague de ce baromètre réalisé par l’institut Odoxa pour l’agence gouvernementale du numérique en santé (en partenariat avec le Mag de la Santé de France 5). Et il confirme la montée en puissance de la télémédecine. Et même son explosion, à la faveur d’une crise sanitaire et de confinements qui n’ont pas toujours laissé d’autre choix aux malades et aux personnels soignants. Plus de 3 000 patients et 500 médecins et infirmier(e)s ont été interrogés pour ce sondage, entre octobre et novembre 2020. Il ne précise pas le nombre réel de téléconsultations effectuées durant l’année, mais s’intéresse à sa progression : 14 points supplémentaires en un an, soit une multiplication par trois du côté des patients. La hausse est encore plus spectaculaire chez les médecins généralistes : 70 points supplémentaires, soit une pratique de la télémédecine multipliée par 6,8. L’institut insiste cependant sur un point : la progression du recours à la télémédecine a nettement ralenti à partir de juin, à la levée du premier confinement. L’essayer, c’est l’adopterCar le contexte de la crise sanitaire n’est évidemment pas étranger à ces résultats : 42% des personnes interrogées ont eu recours

LA CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LE VIRUS COVID-19 PREND ENFIN DE L’ESSOR EN FRANCE, DIFFÉRENTES PLATEFORMES PRIVÉES ÉTANT DISPONIBLES POUR PRENDRE RENDEZ-VOUS (DOCTOLIB, MAIIA OU KELDOC), CECI EN COMPLÉMENT DE CELLE PROPOSÉE PAR LE GOUVERNEMENT (SANTÉ.FR). EN ISRAËL, COMPARATIVEMENT À LA FRANCE ET, PLUS GÉNÉRALEMENT AU RESTE DU MONDE, LE TAUX DE VACCINATION DE LA POPULATION ATTEINT DES RECORDS. LÀ-BAS, DES  SITES DE TYPE DRIVE SONT ÉGALEMENT UTILISÉS, SANS JEU DE MOTS, POUR ACCÉLÉRER LES VACCINATIONS. ET SI LA FRANCE METTAIT EN PLACE DES DRIVES  POUR PERMETTRE AUX FRANÇAIS ET FRANÇAISES DE SE FAIRE VACCINER EN VOITURE. Certes, le gouvernement israélien a anticipé au maximum la commande de doses de vaccins pour lutter contre la pandémie mais, cela n’est pas la seule raison qui explique que plus de 9 millions d’israéliens ont reçu, à ce jour, une première injection. La méthode qui consiste à se faire vacciner en voiture semble être des plus efficaces. A ce jour, Doctolib, Maiia, Keldoc et Santé.fr ne proposent pas, bien sûr, de rendez-vous dans des drives. LesVoitures.com lance donc l’idée de s’inspirer de la méthode israélienne. A noter que l’Inde se lance

Vous souhaitez vous faire vacciner contre la Covid et vous pensez prendre rendez-vous via la plateforme Doctolib ? On vous explique comment procéder ! La vaccination contre la Covid, une procédure assez simple sur le papier