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Un tournant anthropologique radical Nous vivons un moment historique singulier où l'espèce humaine a acquis la capacité de réécrire son propre code génétique. Les technologies CRISPR, les thérapies géniques et les avancées en bio-ingénierie nous offrent désormais les moyens d'intervenir directement sur notre substrat biologique. Parallèlement, l'émergence de l'intelligence artificielle redéfinit les contours de notre cognition et ouvre la perspective d'une hybridation profonde entre l'humain et la machine. Ces deux phénomènes convergents inaugurent une forme inédite de co-évolution : non plus la lente adaptation darwinienne aux pressions environnementales, mais une transformation intentionnelle, rapide et potentiellement radicale de ce que nous sommes. Pour la première fois dans l'histoire de la vie sur Terre, une espèce devient l'architecte consciente de sa propre évolution, tout en développant des entités artificielles susceptibles d'évoluer à leurs côtés. Cette perspective soulève une question anthropologique fondamentale : qu'est-ce qui définit l'humain lorsque les frontières entre le biologique et l'artificiel, entre le donné et le construit, deviennent poreuses ? Sommes-nous à l'aube d'une mutation anthropologique aussi profonde que l'émergence du langage ou celle de l'écriture ? La longue histoire de l'externalisation cognitive L'hybridation

Consultation publique du 1er juillet au 22 septembre 2025 Dans le cadre de la feuille de route du numérique en santé et en articulation avec la stratégie nationale sur les données de santé, le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles lance une concertation publique autour de la future stratégie « Intelligence artificielle au service de la santé ». L’objectif est clair : permettre un déploiement structuré, éthique, responsable et sécurisé de l’intelligence artificielle dans le système de santé français. Cette stratégie vise à renforcer la qualité des soins, soutenir les professionnels, optimiser les organisations et améliorer l’efficience globale du système. Le document mis en concertation s’appuie sur un travail de coconstruction engagé dès janvier 2025 avec l’ensemble des parties prenantes (professionnels de santé, patients, industriels, chercheurs, usagers, institutions) réunies au sein d’un groupe de travail du Conseil du Numérique en Santé. Il identifie quatre grandes priorités : - Clarifier et adapter le cadre réglementaire et éthique des systèmes d’IA en santé - Évaluer les systèmes d’IA de manière rigoureuse, sur leurs bénéfices cliniques, organisationnels et économiques - Accompagner les professionnels dans leur appropriation

Le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder, a réuni ce 1er juillet un Comité stratégique exceptionnel pour annoncer les premières étapes de la stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle et d’utilisation secondaire des données de santé. Une gouvernance simplifiée et consultative pour les données de santé La France se dote d’un Forum des parties prenantes inspiré du modèle prévu dans le cadre du règlement pour un espace européen des données de santé (EEDS), permettant d’associer l’ensemble des parties prenantes aux décisions stratégiques concernant l’usage des données de santé en France. Cette instance stratégique permettra de faire dialoguer producteurs et ré-utilisateurs de données, en associant l’ensemble des acteurs aux orientations nationales à travers des collèges consultatifs : établissements de santé, professionnels de santé, recherche publique, industriels et filières, patients et usagers. « L’Europe s’est dotée d’une stratégie ambitieuse en matière d’utilisation secondaire des données de santé. La stratégie nationale en la matière permettra un partage efficient et une meilleure valorisation des données de santé, qui sont un maillon essentiel pour la recherche pharmaceutique : c’est un enjeu de souveraineté et de compétitivité

Corinne Grenier, Kedge Business School; Angélique Chassy, EM Normandie, Jérôme Béranger, Inserm, Dr Antoine Poignant, Connected Doctors. À l’image des chatbots, les nouveaux outils numériques en santé modifient la prise en charge des patients. Leurs promoteurs vantent l’aide qu’ils apportent au médecin qui se consacre davantage à la consultation. Pour garantir un usage éthique, l’humain doit demeurer l’agent central dans l’exercice de la médecine digitale. Progressivement, les outils numériques dédiés à la santé se sont imposés dans notre vie quotidienne. Les lois de 2018 et 2019 ont intégré la télémédecine dans le cadre légal pour favoriser l’innovation et améliorer l’accès aux soins. La crise sanitaire du Covid-19, durant laquelle les Français se sont familiarisés avec les outils numériques en santé, a marqué une nouvelle étape. Aujourd’hui, le plan « Ma Santé 2022 » réaffirme le rôle clé qu’ils entendent jouer dans la réduction des inégalités d’accès aux soins. Et si on en croit l’édition 2024 de l’Observatoire du numérique en santé d’Harris Interactive, 78 % des Français jugent positivement le développement des technologies numériques dans le domaine de la santé. Certains Français experts du numérique, d’autres avec une

    Voici une tendance suite à une polygraphie respiratoire nocturne mettant en lumière les éléments clés de cet examen, qui est essentiel non seulement pour diagnostiquer les apnées du sommeil, mais aussi pour évaluer la santé cardiovasculaire.   Double expertise respiratoire et cardiaque : Cela signifie que l'examen analyse non seulement le comportement respiratoire, mais aussi les réponses cardiaques. Cela est crucial car les troubles respiratoires peuvent avoir des répercussions importantes sur la santé cardiaque. Les lignes bleues : Ronflement, inspirations, et expirations : Ces données correspondent aux cycles respiratoires, permettant d’identifier les fluctuations dans le schéma respiratoire pendant la nuit. Les lignes rouges : Apnées (première ligne rouge) : Un arrêt de la respiration durant 10 secondes ou plus. La présence d'apnées est significative car elle indique des épisodes d'obstruction des voies respiratoires. Hypopnées (deuxième ligne rouge) : Une diminution de la respiration de 30 % ou plus, indiquant que la personne continue de respirer mais que cela est insuffisant pour des échanges gazeux efficaces. Saturation en oxygène (troisième ligne rouge) : Montre le niveau d'oxygène dans le sang. Une baisse de cette saturation pendant

Giulia Anichini, Inserm Des enquêtes de terrain mettent en lumière les limites comme les atouts d’outils d’aide à la décision médicale basés sur l’intelligence artificielle (IA) utilisés, par exemple, pour mieux détecter des lésions cancéreuses par imagerie médicale, évaluer un traitement dans la sclérose en plaques ou encore livrer un « deuxième avis ».. Les outils d’intelligence artificielle (IA) pour la médecine sont entourés de beaucoup de promesses. Celles-ci sont nombreuses : on attribue aux technologies d’IA la capacité de standardiser les pratiques et de dépasser la variabilité inhérente à chaque observateur et entre deux observateurs différents, de suppléer à des manques d’expertise ou de fournir une solution aux « déserts médicaux », d’empêcher les erreurs diagnostiques par le dépassement des faiblesses humaines comme la fatigue, de mieux affiner la personnalisation des prises en charge… [Déjà plus de 120 000 abonnements aux newsletters The Conversation. Et vous ? Abonnez-vous aujourd’hui pour mieux comprendre les grands enjeux du monde.] Qu’en est-il de ces promesses quand elles sont mises au défi des usages ? Qu’elle est la vision des professionnels confrontés à l’introduction de ces technologies ? Quels sont les freins qui entravent leur intégration en

  17 & 18 octobre 2024FORMATION • 2 jours d'immersion à Paris"Santé, Innovation & Marketing Digital"  PUBLICS CONCERNÉS Cette formation pourrait vous intéresser si vous êtes : Directeur général Directeur des stratégies Directeur business excellence Directeur de la communication, marketing et ventes Directeur ou responsable e-business Directeur ou responsable e-detailing Directeur ou responsable des relations extérieures Directeur ou responsable des affaires publiques Assureur santé, réseau de soins Association de patients… Inscriptions et renseignements via le formulaire ci-dessous Tarif individuel en inter pour les deux jours incluant repas et pauses : 1980€ HT La formation se déroulera à l’hôtel Millenium Opera, 12 bd Haussman, 75009.   [wpforms id="7463"] 1ère journée  09:00 - 09:30 Introduction Tour de table : présentation des participants, des besoins, rappels des objectifs et auto positionnement 09:30 - 10:00 Disruption digitale : quelles opportunités pour l'industrie pharma ? Dr Antoine POIGNANT - Médecin et anthropologue, Fondateur de Connected Doctors et actuellement impliqué dans les stratégies digitales de l'industrie pharmaceutique (télémédecine, télésurveillance et IA générative). La santé numérique : chiffres clés, marché des apps, terminaux mobiles L'émergence des « e-patients » : du Dr Google à la médecine participative BlockChain santé, IA générative, algorithmes : quelles sont les tendances émergentes ? Exposé participatif sur la disruption digitale Questions réponses

Illustration MidJourney Voeux de ChatGPT pour 2023 Chers collègues du domaine de la santé digitale, En cette nouvelle année, 2023, nous pouvons nous réjouir de tous les progrès accomplis au cours de ces trois dernières années. Grâce à nos recherches et à nos efforts, nous avons été capables de faire des avancées significatives dans le domaine de la santé digitale, et nous pouvons déjà constater les bénéfices que ces avancées ont sur la vie des patients. Je souhaite à chacun de vous une année 2023 riche de réussites et de moments de joie, et je vous remercie pour votre dévouement et votre engagement dans le domaine de la santé digitale. Je suis certain que nos efforts conjoints nous permettront de continuer à faire avancer la médecine et à améliorer la qualité des soins. ChatGPT Les 5 axes prioritaires du développement de la santé numérique en 2023 : L'intégration de la technologie de l'intelligence artificielle (IA) : L'IA peut être utilisée pour traiter les données de santé de manière plus efficace et pour prévoir les problèmes de santé potentiels. L'adoption de la sécurité des données de santé : La

Dans la continuité de son plan AI2021 et de sa stratégie Smart Santé, la Région Île-de-France et ses partenaires, l’Institut Pasteur et l’hôpital Foch, Medicen et Startup Inside, lancent le Challenge AI for Health 2022, doté de 1 million d’euros. Pour quel type de projet ? Pour l’hôpital Foch, la base de données mise à disposition des lauréats sera constituée de 50.000 patients anesthésiés entre le 01/01/2018 jusqu'au 31/12/2021. Le défi visera à identifier grâce à l’IA des facteurs prédictifs de l’augmentation de la durée de séjour et/ou de la mortalité post opératoire des patients ayant reçu une anesthésie. Pour l’Institut Pasteur, la base de données sera constituée des données génétiques (ADN sanguin) de 958 patients. Le défi visera à mettre en évidence les facteurs génétiques et environnementaux qui expliquent la variabilité des réponses immunitaires au sein des populations pour plusieurs vaccins et infections persistantes ou récurrentes (grippe, hépatite B, mononucléose, herpès, varicelle…). Qui peut en bénéficier ? Entreprises Chercheurs Les entreprises candidates devront être soit : TPE et PE (entreprises de moins de 50 salariés et dont le chiffre d’affaires annuel ou le total

La Mission French a ouvert le French Tech Health20, son programme d’accompagnement dédié aux start-up du domaine de la santé, en cohérence avec le plan gouvernemental Innovation Santé 2030 et en partenariat avec l’Agence de l’Innovation en Santé (AIS) dans le cadre de sa mission d’accompagnement des HealthTech. Après le Green20, Agri20 et DeepNum20, c’est le 4e programme lancé par la Mission French Tech dans le cadre de sa stratégie d’accompagnement des startups proposant des innovations de rupture sur les grands enjeux de société. https://lafrenchtech.com/fr/la-france-aide-les-startup/french-tech-health20/  En cohérence avec le plan gouvernemental Innovation Santé 2030, il permettra aux start-up sélectionnées de bénéficier d’un accompagnement dédié de la Mission French Tech pour les aider à faire grandir en France leurs innovations. L’appel à candidatures vise à sélectionner 20 start-up qui proposent des innovations de rupture, que ce soit des services ou des produits, apportant un niveau très élevé de différenciation par rapport aux solutions existantes, avec un potentiel de déploiement à grande échelle. Ces innovations devront, en priorité, proposer des solutions correspondant à l’un des domaines mentionnés par le plan Innovation Santé 2030 : Biothérapies Bioproduction de thérapies innovantes Biomédicaments Dispositifs médicaux innovants Santé numérique Maladies infectieuses et émergentes French Tech Health20 Date

MesDocteurs, acteur majeur de la télémédecine en France, lance une solution de gestion de patientèle tout-en-un et 100% en ligne pour les professionnels de santé. Son service de téléconsultation AvecMonDoc dans le parcours de soins s'enrichit d'une agenda unique, d'un module de télétransmission et facturation unique sur le marché, d'un dispositif d'aide à la prescription basé sur l'intelligence artificielle et d'un service de transports sanitaires. Une nouvelle solution modulable qui permet au praticien de gagner du temps médical. Le contexte épidémique de 2020 est un puissant levier de croissance pour la télémédecine avec 5.5 M de téléconsultations dans le parcours de soins entre mars et avril 2020 et 56000 médecins pratiquants fin avril (vs 3000 médecins fin 2019), en très grande majorité des médecins généralistes libéraux (82,6%). Chez MesDocteurs, le nombre de téléconsultations programmées utilisant AvecMonDoc, son service SAAS de téléconsultation, a été multiplié par 15 pendant la première vague  avec une hausse de 400% du côté des nouveaux utilisateurs. AvecMonDoc.com est une solution de gestion de patientèle tout-en-un et modulable Dans ce contexte de déploiement des usages de la télémédecine, MesDocteurs a décidé de renforcer

  D'après une étude récente, les systèmes d'intelligence artificielle seraient plus efficaces que l'homme pour dépister un cancer sur une mammographie. National Cancer Institute - Unsplash, CC BY Matthias Brunn, Université de Montpellier et William Genieys, Sciences Po – USPC Forgé dans les années 1950, le terme d’intelligence artificielle (IA) fait référence à un système informatique capable de raisonner, d’apprendre, et de planifier, avec un comportement évoquant celui des systèmes biologiques intelligents. Son apprentissage automatique, ou machine learning, s’appuie sur une programmation qui n’est pas uniquement déterminée par un code, mais s’adapte également aux données qui lui sont fournies. Par exemple, dans le cadre formel de réseaux de neurones artificiels, les algorithmes mathématiques permettent de trouver par itérations la meilleure manière de représenter le lien entre plusieurs variables. Chaque neurone représente une fonction assez simple, ce qui permet de construire des fonctions très complexes dans un grand réseau. La médecine, quant à elle, est une institution ancienne et reconnue dans nos sociétés, comme en témoigne la confiance accordée aux professionnels de santé lors de la pandémie de Covid-19. Et nous avons tendance à la considérer comme

Après des premiers tests encourageants, la réalité virtuelle pourrait envahir demain les blocs opératoires. Shutterstock   Qu’il s’agisse d’améliorer le parcours de soin, de fournir une assistance à distance à un chirurgien, de mieux surveiller les maladies chroniques ou, d’une façon générale, d’optimiser les parcours de soin, la santé connectée est en train de bouleverser l’organisation du système de santé. Au cours des dernières années, la santé connectée est aussi devenue une nouvelle discipline de recherche, ce qui s’est naturellement accompagné d’un besoin de formations diplômantes. Boris Hansel, Université Paris Diderot et Patrick Nataf, AP-HP Qu’est-ce que la « santé connectée » ? Dans son acception la plus large, l’expression « santé connectée » recouvre la télémédecine (acte médical à distance tel que défini par la loi) et le télésoin (acte à distance réalisé un pharmacien d’officine ou un professionnel de santé), les objets connectés en santé, les applications de télésuivi (échanges de données à distance permettant de suivre un patient) et d’e-coaching (programme d’aide au changement de comportement qu’il soit ou non automatisé), l’intelligence artificielle ainsi que toutes les solutions diagnostiques et autres outils numériques en rapport avec la santé et