Back To Top

MIEUX SOIGNER GRÂCE À L’IA : PLUS DE TEMPS AU SOIN

MIEUX SOIGNER GRÂCE À L’IA : PLUS DE TEMPS AU SOIN

La transformation du système de santé par l’IA n’est pas à venir, elle a déjà commencé. L’IA est déjà présente dans de nombreux dispositifs médicaux afin d’améliorer l’analyse et les procédés cliniques. Les progrès dans la vision par ordinateur ont permis des progrès dans la robotique chirurgicale, dans l’analyse de radiographies au point que certains ont pensé que le métier de radiologue allait disparaître.

L’évolution des performances des systèmes d’IA depuis dix ans améliore déjà la précision des diagnostics, tout comme le ciblage et la vitesse de mise en place des processus de traitements. Dans le domaine de la recherche médicale, l’IA permet la découverte de nouveaux traitements. Ainsi, l’IA a conduit à la découverte récente d’un nouvel antibiotique dirigé contre le staphylocoque doré après 60 ans de recherches infructueuses

. En santé publique, l’IA peut améliorer les prédictions d’évolution des épidémies

Ces avancées ont déclenché des réflexions éthiques et une évaluation de ces systèmes en situation réelle, afin de distinguer potentiel et effet réel. Par exemple, les systèmes de diagnostic par IA sont configurés pour être très sensibles et ne rater aucun signal. En contrepartie, ils sont plus susceptibles de repérer des signaux quand il n’y en a pas. Ils peuvent donc nécessiter des doubles contrôles qu’ils supposaient réduire

Avec cette histoire déjà longue, que changent les derniers progrès technologiques ? Par leur capacité à identifier des éléments dans du texte et dans la voix, à générer du texte et de la voix et à adopter des tons très variés, ces nouveaux systèmes changent radicalement la capacité d’interaction avec les soignants et les patients.

Du côté des soignants, la transformation numérique nécessite qu’ils structurent sans cesse leurs notes, réflexions et décisions médicales dans des logiciels qui ne peuvent que décevoir : soit leurs interfaces sont trop complexes, soit les options qu’ils proposent sont trop limitées. La multiplication des destinataires (spécialistes, généralistes, sécurité sociale, mutuelle, etc.) renforce le sentiment d’engorgement. C’est dans ce domaine que l’IA générative offre de grandes promesses.

Du côté des patients, la capacité d’une IA à dialoguer de façon crédible avec un patient soulève de nombreuses questions. Certains utilisateurs se tourneront vers des IA généralistes pour des diagnostics, malgré les mises en garde

. Dans le cadre d’une conversation par texte, une IA spécialisée peut être jugée plus empathique qu’un docteur humain

. Hors du diagnostic, une IA sera peut-être bientôt plus à même de tenir une longue conversation avec une personne atteinte d’Alzheimer qu’une personne humaine. Alors qu’il y a encore 5 ans, il semblait clair que la partie « relationnelle » du soin serait encore longtemps hors de portée des IA, cette frontière est désormais troublée.

02cbcb40c3541390be391feb3d963a4126b12598.pdf

×