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Un stéthoscope doté d'intelligence artificielle afin de détecter la signature acoustique du Covid-19 dans les poumons est en phase finale de développement aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il mesure aussi l'oxygène dans le sang et la température. Médecin aux HUG et professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Genève, Alain Gervaix recueille des bruits respiratoires depuis 2017 pour concevoir ce stéthoscope numérique intelligent, le "pneumoscope". Alors que le projet avait à l’origine été élaboré pour mieux diagnostiquer la pneumonie, le coronavirus a réorienté ses travaux. Encore en phase de développement, le stéthoscope électronique fonctionne comme l'application Shazam qui permet de reconnaître un morceau de musique sur la base d'un court enregistrement. L'asthme ne fait pas le même bruit que la bronchiolite, la pneumonie bactérienne ou le Covid-19. Connecté à un smartphone ou à une tablette, le stéthoscope est ainsi capable grâce à un algorithme d'intelligence artificielle d'identifier la maladie du patient. Un algorithme développé par l'EPFL "Nous accumulons de plus en plus de données sur le Covid-19 et sur d'autres maladies, c'est assez long car il nous en faut énormément", explique le Pr Gervaix.

L’Académie nationale de médecine américaine publie un rapport d’analyse sur l’Intelligence artificielle en médecine. A travers 269 pages, les chercheurs racontent les avancées et les incertitudes tout en corrigeant les faux espoirs qu’elle peut générer.  Un algorithme pour définir un traitement. Un autre pour faire une première sélection de radios. L’Intelligence artificielle appliquée à la médecine concentre une grande part des problématiques éthiques et techniques. Quelle responsabilité pour le médecin ? Comment celle-ci modifie-t-elle les rapports avec les patients ? Quel est son cadre légal ? WUD a interrogé le médecin et consultant en télémédecine, Pierre Simon, pour tenter d’y voir plus clair. "Aujourd'hui, il existe un grand nombre d’exemples prometteurs”, explique Pierre Simon. Pour ce médecin, le développement en France de l’Intelligence artificielle en médecine (IAM) n’en est qu’à ses débuts. Elle est présente, par exemple, dans certaines opérations chirurgicales robotisées comme l’ablation de la prostate ou encore dans une première sélection lors de lectures de radio. “En radiologie, les algorithmes peuvent servir, par exemple, à trier les résultats normaux de ceux qui sont anormaux. Ils permettent d’effectuer un premier tri. Ce

Une intelligence artificielle (IA), développée en étroite collaboration par les médecins et chercheurs de Gustave Roussy, de l’hôpital Bicêtre – AP-HP, d’Inria et de la start-up Owkin établit un score de gravité des malades atteints de la Covid-19 dès le diagnostic. Elle permet de prédire leur évolution. Son code, accessible à tous, est publié dans la revue Nature Communications. Déployée dans le service de radiologie de Gustave Roussy depuis un mois, cette IA confirme son utilité en tant qu’aide à la prise en charge clinique des malades de la Covid. La mise en routine clinique de cette IA en 6 mois est un bel exemple d’accélération de la recherche au service des malades en pleine pandémie de Covid.   L’évolution clinique des patients atteints de Covid-19 est très variable et pouvoir anticiper le risque d’aggravation (besoins en oxygène, transfert en réanimation) d’un malade dès le diagnostic est un enjeu important. L’Intelligence artificielle qui vient d’être installée en routine clinique dans le service de radiologie de Gustave Roussy établit un score indicatif de gravité en intégrant différents paramètres pour prédire l’évolution du malade. Le calcul qui

Le leader du secteur, Doctolib, s’est taillé la part du lion avec 8 millions de téléconsultations, soit «dix fois plus que ce qu’on avait prévu». Avec 19 millions d’actes remboursés par la Sécu, 2020 a été «l’année de l’explosion» de la téléconsultation, déjouant toutes les prévisions et les réticences grâce à des règles d’exception qui devront être renégociées d’ici l’été. C’est peu dire que la téléconsultation doit tout au coronavirus: avant l’épidémie, l’Assurance maladie recensait à peine 320 000 actes en 18 mois, depuis le début du remboursement en septembre 2018. Des résultats en forme d’échec pour les pouvoirs publics, qui tablaient à l’origine sur un demi-million en 2019, puis un million en 2020. A l’arrivée, il y en a eu dix-neuf fois plus, avec des records à plus d’un million de téléconsultations par semaine en avril, pendant le premier confinement. Depuis la fin du second confinement mi-décembre, le rythme hebdomadaire «revient à un étiage qui est un peu au-delà de 100 000», signe que «la pratique est petit à petit en train de s’ancrer, pour les assurés comme les professionnels», estime le directeur de l’Assurance maladie, Thomas

Seul un Français sur cinq déclare avoir testé une solution de télémédecine, selon une récente étude, contre plus d’un Espagnol sur deux et près d’un Anglais sur deux. Une proportion qui devrait toutefois croître de manière exponentielle dans les mois et années à venir. La crise de la Covid-19 a eu une incidence majeure dans le monde de la télémédecine. Exemple marquant : alors qu’environ une consultation médicale sur mille était menée à distance en France en 2019, cette part est passée à 5,4% sur l’année 2020 – avec une explosion de l’usage dès le premier confinement. En termes d’usage, la France reste toutefois en retard à l’échelle européenne, à en croire la troisième édition du baromètre de la télémédecine menée par Odoxa pour l’Agence du numérique en Santé et le "Magazine de la Santé"*. 20% des personnes interrogées soulignent avoir effectué une téléconsultation médicale (6% avant le premier confinement, 14% depuis). C’est mieux qu’en Allemagne (10%) mais en deçà de l’Italie (22%) mais surtout du Royaume-Uni (42%) et de l’Espagne (55%), qui ont pris un temps d’avance ces dernières années. Du côté des médecins, ce pourcentage était de 16% avant

Avec une croissance continue mais un peu molle, la téléconsultation avait du mal à répondre aux espoirs de l'Assurance maladie. C'était sans compter sur le confinement qui a rebattu les cartes de la consultation à distance. Mais pour poursuivre sur sa lancée, la téléconsultation va devoir assouplir ses règles. Passer de 60 000 consultations remboursées fin 2019 à 19 millions en 2020, voici l’exploit que vient de réaliser la téléconsultation. Le marché a profité de la crise qui clairement obligé les Français·es à modifier leurs habitudes pour se soigner et éviter d’engorger des urgences déjà bien saturées. Le gouvernement a également contribué à son ouverture en assouplissant les règles préalablement imposées pour réaliser ces consultations. Mais ces fameuses restrictions pourraient bien revoir le jour dès le 1er juin prochain. La téléconsultation fonctionne enfin Louée depuis un peu moins d’un an par un grand nombre de médecins et de patient·e·s, la téléconsultation a connu des débuts plutôt chaotiques. En annonçant son remboursement par la sécurité sociale en 2018, l’Assurance maladie avançait le chiffre pour le moins optimiste de 500 000 consultations remboursées dans l’année. À l’heure

COVID : L'ACADÉMIE DE MÉDECINE RECOMMANDE DE SE TAIRE DANS LES TRANSPORTS Pour faire face à la propagation de la Covid et la multiplication du nombre de cas liés aux variants, l'Académie de médecine a annoncé vendredi 22 janvier recommander de ne pas discuter ni de répondre au téléphone dans les transports en commun, même masqué, afin de limiter la propagation d'éventuels postillons, vecteur de contamination du virus. Une façon d'éviter la propagation des nouveaux variants de la Covid, plus contagieux

C’est la 3e vague de ce baromètre réalisé par l’institut Odoxa pour l’agence gouvernementale du numérique en santé (en partenariat avec le Mag de la Santé de France 5). Et il confirme la montée en puissance de la télémédecine. Et même son explosion, à la faveur d’une crise sanitaire et de confinements qui n’ont pas toujours laissé d’autre choix aux malades et aux personnels soignants. Plus de 3 000 patients et 500 médecins et infirmier(e)s ont été interrogés pour ce sondage, entre octobre et novembre 2020. Il ne précise pas le nombre réel de téléconsultations effectuées durant l’année, mais s’intéresse à sa progression : 14 points supplémentaires en un an, soit une multiplication par trois du côté des patients. La hausse est encore plus spectaculaire chez les médecins généralistes : 70 points supplémentaires, soit une pratique de la télémédecine multipliée par 6,8. L’institut insiste cependant sur un point : la progression du recours à la télémédecine a nettement ralenti à partir de juin, à la levée du premier confinement. L’essayer, c’est l’adopterCar le contexte de la crise sanitaire n’est évidemment pas étranger à ces résultats : 42% des personnes interrogées ont eu recours

LA CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LE VIRUS COVID-19 PREND ENFIN DE L’ESSOR EN FRANCE, DIFFÉRENTES PLATEFORMES PRIVÉES ÉTANT DISPONIBLES POUR PRENDRE RENDEZ-VOUS (DOCTOLIB, MAIIA OU KELDOC), CECI EN COMPLÉMENT DE CELLE PROPOSÉE PAR LE GOUVERNEMENT (SANTÉ.FR). EN ISRAËL, COMPARATIVEMENT À LA FRANCE ET, PLUS GÉNÉRALEMENT AU RESTE DU MONDE, LE TAUX DE VACCINATION DE LA POPULATION ATTEINT DES RECORDS. LÀ-BAS, DES  SITES DE TYPE DRIVE SONT ÉGALEMENT UTILISÉS, SANS JEU DE MOTS, POUR ACCÉLÉRER LES VACCINATIONS. ET SI LA FRANCE METTAIT EN PLACE DES DRIVES  POUR PERMETTRE AUX FRANÇAIS ET FRANÇAISES DE SE FAIRE VACCINER EN VOITURE. Certes, le gouvernement israélien a anticipé au maximum la commande de doses de vaccins pour lutter contre la pandémie mais, cela n’est pas la seule raison qui explique que plus de 9 millions d’israéliens ont reçu, à ce jour, une première injection. La méthode qui consiste à se faire vacciner en voiture semble être des plus efficaces. A ce jour, Doctolib, Maiia, Keldoc et Santé.fr ne proposent pas, bien sûr, de rendez-vous dans des drives. LesVoitures.com lance donc l’idée de s’inspirer de la méthode israélienne. A noter que l’Inde se lance

Vous souhaitez vous faire vacciner contre la Covid et vous pensez prendre rendez-vous via la plateforme Doctolib ? On vous explique comment procéder ! La vaccination contre la Covid, une procédure assez simple sur le papier

Vaccination: les pouvoirs publics choisissent Maiia, Doctolib et Keldoc pour la prise de rendez-vous Dans le cadre de la campagne vaccinale contre le Covid-19, les solutions de prise de rendez-vous éditées par les sociétés Maiia, Doctolib et KelDoc ont été retenues par les pouvoirs publics pour accompagner l'ouverture de la vaccination au grand public prioritaire dès le 18 janvier prochain, ont annoncé le 11 janvier Maiia et Doctolib. Conformément à la stratégie vaccinale anti-Covid élaborée par les pouvoirs publics, les patients âgés de plus de 75 ans, les pompiers et les aides-soignants de plus de 50 ans pourront prendre rendez-vous à partir du mercredi 13 janvier pour se faire vacciner à compter du lundi 18 janvier 2021. Pour cela, les patients concernés doivent obligatoirement passer par la prise de rendez-vous médical en ligne. A leur disposition, le site sante.fr référencera les centres de vaccination (en ville ou à l'hôpital) et leur permettra de trouver un centre près de chez eux, qui aura donc choisi l'une des trois solutions de prise de rendez-vous retenues par l'Etat.     Le 11 janvier, la société d'e-santé Maiia (groupe Cegedim) a été

La crise sanitaire a accéléré les choses. Dans la Vienne, la téléconsultation en libéral a explosé. Patients et médecins s’y mettent. Paroles de praticiens qui ont sauté le pas. C’est indéniable, sans la crise du Covid, nous n’aurions pas autant téléconsulté, confie le docteur Philippe Boutin, médecin généraliste aux Couronneries, adepte de la visio depuis mars 2020. Selon la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de la Vienne, « de mars à novembre 2020, près de 75.000 téléconsultations en libéral ont été effectuées ». L’an dernier, sur la même période, on comptait « moins de 200 téléconsultations ». 330 médecins sur 450  dans la Vienne téléconsultent. Dans la Vienne, 450 généralistes consultent. « 330 médecins ont mené au moins une téléconsultation sur la période mars-novembre. » L’accompagnement financier aux plateformes (comme Doctolib, Qare…) a fortement incité les praticiens à sauter le pas. « L’abonnement aux plateformes était gratuit pendant la crise sanitaire », souligne le Dr Boutin, par ailleurs président du groupement européen des médecins libéraux (EANA). Mais ce n’est pas la seule raison de cet intérêt soudain, puisque « depuis que c’est payant, très peu ont fait le choix de renoncer ». Pour sa part, le médecin des Couronneries fait « quatre à cinq téléconsultations par jour ». Il

Grâce aux nouvelles technologies de l’information, les médecins des hôpitaux centraux peuvent réaliser des consultations et des diagnostics à distance; une approche dont profitent les populations résidant dans les provinces reculées du pays. La visioconsultation réalisée entre les médecins de la Polyclinique centrale de Thai Nguyên et ceux de la Polyclinique du district de Vo Nhai a permis de sauver un patient de 80 ans admis aux urgences pour des douleurs thoraciques. "Parfois, une minute ou quelques secondes sont décisives pour sauver la vie d’un patient. Grâce à l’informatique, nous pouvons désormais consulter à distance et suivre les patients sous assistance respiratoire en traitement dans les établissements sanitaires locaux. La téléconsultation contribue à désengorger les hôpitaux au niveau central", a fait savoir Lê Hùng Vuong, chef du Département de réanimation positive et antitoxique de la Polyclinique centrale de Thai Nguyên. La téléconsultation réduit les déplacements, garantit aux patients une prise en charge médicale rapide, fiable et de qualité tout en économisant du temps. Les patients atteints de maladie grave peuvent faire appel en ligne aux spécialistes des hôpitaux de premier rang du pays. "La

Le  dernier   jour   de  cette  année  si  dure , ne  doit  pas être  sans  enseignement , l'espoir   d'un  monde  meilleur avec  la  vaccination  massive , nous pourrons  enfin retrouver  un semblant  de vie normale. Médecin généraliste  en première   ligne  , j'ai  vécu  cette  année éprouvante , révolté mais  jamais  résigné , encore  plus  près  de mes patients , attentif et professionnel. Le  début  de cette  année  marquée  par  le  scandale  des masques , transformant ces  professionnels  de santé si applaudis  en tellement  méprisés par nos dirigeants en de véritables  tirailleurs  sénégalais  sanitaires. La  jouissive et clownesque  porte-parole gouvernemental : je  ne  saurai pas dire   à mes enfants s'il est juste  ou pas de porter un masque.  C'est  si  bête. Où  sont  les doses ?. En cette  fin  d'année  , la France  , le pays  de Pasteur ,  démarre  cette  campagne  de vaccination  à petits pas , sans  bruit et sans espoir avec quelques  dizaines  de  vaccinés. Dans  le   nouveau monde  , pas  de communication sur  la  vaccination, pas  de spots  publicitaires , pas d'affiches sur la nécessité et la  vertu du  geste. Quelle  manque  de  conviction qui

L'Académie nationale de médecine (ANM) française a appelé jeudi les autorités de santé à simplifier et accélérer la campagne de vaccination contre le COVID-19, en regrettant des précautions "excessives". Le gouvernement essuie depuis le début de la semaine les critiques des partis d'opposition et d'une partie du corps médical face à la lenteur de la campagne de vaccination lancée dimanche, qui n'a concerné à ce stade que quelques centaines de personnes dans l'Hexagone, contre plusieurs dizaines de milliers au Royaume-Uni et en Allemagne. Il défend une stratégie "progressive" qui prévoit une phase de recueil du consentement préalable des personnes à vacciner et un délai de rétractation. Evoquant une "extrême prudence", l'Académie de médecine estime que "le premier bilan (

Il est essentiel que les prestataires de soins de santé soient en mesure de fournir un service continu et efficace en cas d'imprévu. La télésanté signifie que ceux qui sont forcés de s'isoler peuvent accéder aux soins de praticiens séparés par des milliers de Kilomètres Le Covid-19 a accéléré de nouveaux usages dont la téléconsultation et cela partout dans le monde. Selon Xerfi, les quelque 200 fournisseurs de solutions positionnés en France sont en effet passés d’une situation de sous-usage à une problématique de gestion des débordements. Le marché mondial de la télésanté / télémédecine devrait croître à un TCAC de 37,7% au cours de la période de prévision, pour atteindre 191,7 milliards USD d’ici 2025 contre 38,7 milliards $ estimés en 2020. Les principaux facteurs de croissance de ce marché comprennent la nécessité d’élargir l’accès aux soins de santé, la prévalence croissante des maladies et affections chroniques, une pénurie de médecins, des progrès dans les télécommunications, le soutien et la sensibilisation du gouvernement, et l’adoption croissante de la technologie à la suite du Covid-19. La télésanté est une option efficace pour lutter contre l’épidémie. Les

Un outil de machine learning aide les hôpitaux débordés pour traiter la Covid-19 Technologie : L'outil d'intelligence artificielle d'un hôpital de Barcelone analyse des milliards de données pour prédire les résultats probables des patients L'Espagne a été l'un des pays européens les plus touchés par la pandémie de Covid-19, avec plus de 1,7 million de cas détectés. Malgré la deuxième vague d'infections qui a frappé le pays ces derniers mois, l'hôpital clinique de Barcelone a réussi à réduire de moitié la mortalité parmi ses patients atteints de Covid-19 grâce à l'intelligence artificielle. L'hôpital catalan a mis au point un outil de machine learning qui permet de prévoir quand l'état d'un patient atteint de Covid-19 va se détériorer et comment personnaliser le traitement de cette personne pour éviter le pire. « Lorsque vous avez un seul patient qui est dans un état critique, vous pouvez lui prodiguer des soins particuliers. Mais quand ils sont 700, vous avez besoin de ce genre d'outil », explique Carol Garcia-Vidal, médecin spécialisé dans les maladies infectieuses et chercheuse à l'IDIBAPS, qui a dirigé le développement de l'outil. Administrer des traitements personnalisés Avant la pandémie, l'hôpital

À 27 ans, Lauriane Sornette vient de fonder Bodymind. Basée à Paris, la jeune femme originaire de Lorraine fait du Grand Est sa zone de chalandise (avec l’Île-de-France). Puisque la France est le pays de la déprime au travail par excellence, la dirigeante mise sur sa start-up pour tenter d’apporter des solutions. 44% des Français estiment que leur travail n’a pas de sens et 29% des actifs se disent épuisés psychologiquement. Menée par Lauriane Sornette, l’étude de marché, réalisée à partir de sources américaines, anglaises et la fabrique Spinoza, est sans appel. La France apparaît comme le leader européen du mal-être au travail. Alors la jeune femme de 27 ans, qui a profité du premier confinement pour méditer et mûrir un projet, a décidé de se lancer : depuis la fin de l’été, elle est la dirigeante de Bodymind, une start-up basée à Paris qui propose d’aider les gens dans la gestion de leur stress au quotidien. Vendredi 27 novembre, la nouvelle entreprise est venue au centre hospitalier de Pont-à-Mousson pour réaliser une prestation auprès du personnel soignant de l’établissement. « Le yoga en

Aujourd’hui plus que jamais, la médecine est à bout de souffle. Elle est exténuée, elle rampe, presque mise K.0 par les derniers évènements. Urgences, stress, fatigue extrême, multiples responsabilités, auxquels s’ajoutent les contraintes administratives… Créer du lien avec les patients devient de plus en plus difficile pour de nombreux médecins.  C’est aussi le sentiment du Dr Anne Laure Rousseau, médecin vasculaire et directrice médicale de la startup Nabla. « C’est triste, mais c’est une réalité. S’il n'y a pas de relation patient - médecin, s’il n’y a pas de relation de confiance, le patient n’a plus de raison de consulter pour sa santé. Et en tant que doc, s’il n’y a plus ce colloque singulier, je finis par ne plus savoir pourquoi je travaille”, confie Anne-Laure à What’s up Doc. Aujourd’hui, les médecins exécutent beaucoup de tâches à faible valeur ajoutée. Ils passent un temps fou à rentrer des données dans un système informatique et le nombre de ces données ne cesse de croître. Les médecins passent de nombreuses heures à les classer, pour finalement n’en interpréter qu’une infime partie, utile à

Une étude parue en février 2020 et rédigée par le Ministère de la Santé et la Solidarité a montré qu’il y avait une forte aggravation des déserts médicaux en France depuis quelques années. Un désert médical est une zone géographique dont la densité des professionnels ou des établissements du secteur de la santé est nettement plus faible que dans le reste du pays, de ce fait les habitants n’ont pas accès aux soins ou alors ils doivent attendre trop longtemps pour obtenir un rendez-vous. En 2018, près de 3,8 millions de Français vivaient dans une zone sous-dotée en médecin généraliste, contre 2,5 millions quatre ans plus tôt. Ces déserts médicaux se situent principalement dans le nord de la France et dans certains départements d’outre-mer. Il y a moins d’infrastructures, pas de gares, de commerces, de lieux culturels et donc moins de praticiens. La demande de soins est en hausse, tandis que les disponibilités des médecins sont quant à elles en baisse. En effet, il y a eu une forte vague de départs en retraite des médecins généralistes et ils ne sont pas

L’impression 3D s’associe au monde du sport pour la recherche médicale. Le laboratoire de R&D du club de football FC Barcelone a récemment rejoint le programme TRIANKLE. Un projet soutenu par l’Union Européenne destiné à concevoir des implants de cheville à restauration cellulaire bio-imprimés en 3D. Doté d’un budget de 5,9 millions d’euros, TRIANKLE débutera en janvier 2021 et se développera sur 4 ans. Composé de douze entreprises, dont la société de bio-impression Cellink, cette collaboration réunira des compagnies de divers secteurs : des laboratoires de recherche, des universités mais aussi le club du FC Barcelone, aussi surprenant que cela puisse paraître. Le consortium TRIANKLE a pour objectif de développer des thérapies sous forme d’implants permettant la régénération des tissus de l’articulation de la cheville. Une avancée pour pallier à des blessures fréquentes qui affectent un grand nombre de personnes, notamment les personnes âgées et les sportifs de haut niveau.  Les 12 parties prenantes du projet TRIANKLE La technologie 3D face à la tendinopathie Alors qu’aucun traitement efficace n’a encore été trouvé pour faire face aux problèmes d’arthrose et de tendinite, TRIANKLE pourrait y remédier. Le consortium

Depuis quelques années, la plateforme Doctolib est devenue un outil dont on se sert au quotidien, et c'est encore plus vrai depuis les deux confinements dus au Covid-19. Les téléconsultations ont explosé et Doctolib a été souvent indispensable pour aller se faire tester. Un rendez-vous médical à prendre ? Il suffit maintenant d'attraper son smartphone et en quelques clics, c'est chose faite. C'est ainsi que l'a imaginé puis réalisé le président et fondateur de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau. Dix fois plus de patients utilisent la téléconsultation La plateforme Doctolib sert de support pour la téléconsultation. Cette dernière a été forte pendant les deux confinements. "La téléconsultation est poussée par le ministère depuis 2018. Elle est remboursée au même titre qu'une consultation en présentiel depuis deux ans. Mais dans les dix-huit premiers mois suivant sa mise en place, elle n'a pas décollé. Or, au moment du confinement, il y a eu une généralisation de la téléconsultation : dix fois plus de professionnels de santé l'utilisent, dix fois plus de patients l'utilisent", explique Stanislas Niox-Chateau. Et pour preuve, le patron de Dotolib avance qu'il y a eu "six millions

Les start-up de la télémédecine ont étendu leurs offres, cette année, aux professionnels de la santé mentale. L'utilisation de la visioconférence pour la santé psychologique a explosé à la suite de la crise du Covid-19.   La télémédecine a explosé avec la crise du Covid-19, et pour assurer la continuité des soins, les start-up en proposant ont étendu leur offre en matière de santé mentale. Chez Qare, le nombre de téléconsultations psychologiques a augmenté de 250 % aux mois d'avril et mai. Doctolib indique, de son côté, que 70 % des psychologues de la plateforme n'avaient jamais utilisé la téléconsultation avant le premier confinement, et que le nombre de psychologues utilisateurs de la plateforme a augmenté de 50 % durant cette période. Doctolib en compte aujourd'hui 6.000, et 20 % des rendez-vous pris chez eux sont aujourd'hui réalisés en consultation vidéo. En février, Qare a annoncé le rachat de Doctopsy, une jeune pousse spécialisée dans les téléconsultations pour psychiatres et psychologues, cofondée par la psychiatre Fanny Jacq . « Qare souhaitait ouvrir une verticale santé mentale importante, indique-t-elle. La téléconsultation n'est qu'une brique de cette offre. » Doctopsy a, en plus de son offre de consultations