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SANTE  CONNECTEE : une arme fatale  pour l’observance  médicale Prés de 50  %  des patients ne prennent pas leur traitement médical  régulièrement. Quel énorme gâchis sur le plan économique et sanitaire. Cela se chiffre en million d’euros et une surmortalité difficile à évaluer. La méfiance des patients vis à vis du médicament est  grandissante . Les différents scandales récents ( MEDIATOR , STATINES… ) ne sont pas prêts de restaurer la confiance. La relation médecin-patient retrouve ici toute son essence, source d’économie de santé et de prise en charge thérapeutique Sur deux pathologies morbides répandues comme le diabète et l’hypertension, la santé connectée peut enfin apporter une véritable révolution des comportements du médecin et  du patient. Ils deviennent enfin complices. Les appareils  connectés tensiomètres et glucomètres vont enfin permettre un nouveau « contrat » médecin-patient. L’auto-mesure  ne remplace pas le médecin mais c’est un renfort essentiel pour la prise en charge du patient. Le patient se connaît mieux, il visualise  les résultats de son traitement, il devient l’acteur essentiel de sa santé, il se connaît mieux donc il se traite enfin mieux. Le médecin va ensuite valider ces données médicales, les intégrer dans le dossier

SANTE  CONNECTEE Neuronaute : le t-shirt connecté contre l’épilepsie La start-up Bioserenity a mis au point des vêtements connectés pour prévenir les crises d’épilepsie, afin de mieux les traiter : Neuronaute. Découverte. La wearable technology commence à s’implanter en France comme l’a récemment montré l’étude de l’observatoire Orange-Terrafemina. Parmi les acteurs sur ce marché émergeant, la start-up Bioserenity, installée à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a développé des vêtements connectés permettant de surveiller les personnes épileptiques avec plus d’efficacité : Neuronaute. Ce dispositif innovant se compose d’un t-shirt et d’un bonnet munis de capteurs biométriques et d’électrodes. Ces vêtements sont reliés au smartphone du médecin, du patient lui-même ou de l’un de ses proches via une application dédiée. Les données sont récoltées en temps réel et permettent au patient de suivre l’évolution de la pathologie et d’alerter le médecin en cas de crise pressentie. Avec ces données, le personnel soignant peut adapter le traitement en fonction des résultats recueillis. A travers ces vêtements connectés, Bioserenity pourra mettre à disposition ces informations collectées aux chercheurs de l’Institut du Cerveau et de la Moelle

Une certaine tendance est en train de voir le jour, celle de transférer la vente des médicaments dans les grandes surfaces. Bien entendu, les pharmacies s’y opposent et les grandes surfaces le réclament. Il faut faire très attention dans le domaine du médicament et personne n’imaginera que je sois à la remorque de quelque laboratoire que ce soit en disant cela. Le médicament est un produit différent de tous les autres. On ne pourrait imaginer vendre des antibiotiques, des tonicardiaques dans une grande surface et ceci pour deux raisons. Souvent, le pharmacien est là pour conseiller le patient dans sa prise de médicament, la date, l’heure, la façon de le prendre. De plus, combien de fois le pharmacien téléphone au médecin prescripteur car il lui semble (parfois à juste titre) que les médicaments sont antagonistes avec ceux que le patient prend déjà, prescrits peut-être par un autre médecin, que les doses prescrites par un médecin ne sont pas les bonnes, qu’il faut peut-être les diminuer ou les augmenter, voire tout simplement pour demander une explication car le médecin peut mal écrire (bien que maintenant

LE COUP DE GUEULE  D’UN MEDECIN DE BROUSSE NON, il n’y a pas de honte à être généraliste ! Retraites, gestion de la CARMF, plan cancer, chômage, tension à l’international. Dans tout ce brouhaha médiatique, un article paru dans la presse régionale a retenu toute mon attention : Mathilde, une jeune étudiante en médecine, nous interpelle en nous disant : « C’est souvent encore une honte de choisir médecine générale.» Cette phrase en dit long sur le ressenti des jeunes médecins vis-à-vis de notre spécialité. Pas de visibilité, pas d’image nette de ce qu’est la médecine générale, un hospitalo-centrisme ressenti comme omniprésent, une formation qui peine à se mettre en place. Autant de raisons de se détourner de notre beau métier. Mais comment ne pas comprendre cet état d’esprit ? Notre ministre de la Santé doit replacer la médecine générale, et au-delà l’ensemble des soins primaires, au premier rang des objectifs de sa « stratégie nationale ». Il est temps de réformer un système de santé, essoufflé, désorganisé, trop centré sur l’hyperspécialisation et l’hôpital, au lieu de l’être sur le patient, privilégiant l’aigu sur le chronique, la gestion de

Les réseaux de soins des mutuelles : le droit de discriminer au nom du principe de non discrimination ! Lorsque le législateur n’est pas satisfait de la jurisprudence appliquant la loi,  il change la loi … au risque de dénaturer son esprit. C’est ce qui risque de se produire en matière de réseaux de soins tels que les mutuelles souhaitent les mettre en œuvre pour différencier le niveau de remboursement en fonction des praticiens qu’elles auront sélectionnés. Principe de solidarité des mutuelles Jusqu’ici, la singularité génétique des mutuelles reposait sur un principe de solidarité selon lequel les cotisations payées et les prestations de remboursement servies ne pouvaient être différenciées, comme pour les compagnies d’assurance, en fonction de l’évaluation du risque propre à chaque adhérent. L’appréciation du risque était donc effectivement mutualisée. C’est ce principe qui était rappelé par l’article L. 112-1 du Code de la mutualité n’autorisant  des modulations de remboursement qu’en fonction de la cotisation ou de la situation de famille. Cette disposition avait logiquement conduit la Cour de cassation, dans un arrêt du 18 mars 2010, à considérer que la mise en place de réseau de soins

Il est très important de lire avec attention ce rapport. Tout d’abord, il est dû à un homme d’une très grande pondération qui a été président du Comité consultatif national d’éthique, qui a été chef de service à l’hôpital Cochin et qui a marqué son temps par l’intelligence qu’il rayonnait et par le travail qu’il effectuait. Ce rapport est équilibré. En premier lieu, il insiste sur la fin de vie à l’hôpital. On sait maintenant que la plupart des Françaises et des Français terminent leur vie à l’hôpital, ce qui n’était évidemment pas le cas il y a quelques dizaines d’années. Cette fin de vie est toujours difficile, parfois douloureuse, souvent isolée. La loi Leonetti, qui a été analysée dans ce rapport, est une loi importante et qui a abordé les véritables problèmes. Didier Sicard en est parfaitement conscient et demande à juste titre qu’elle soit mieux connue, plus distribuée au niveau médical et même au niveau des Français car cette loi, sans résoudre tous les problèmes, en résout une grande partie. Didier Sicard insiste de façon importante et justifiée sur le fait que l’on n’a

C’est un fait, le système de santé de la France est en crise. A commencer par la médecine généraliste dont l’effectif de 54 000 praticiens aujourd’hui, risque de chuter à 31 000 en 2025. Difficile à gérer, prenante, chargée de responsabilités et pas assez rémunérée, la médecine généraliste suscite de moins en moins de vocations, notamment chez les étudiants qui la méconnaissent et dont ils ont peur. Les médecins manquent donc partout, même dans les villes. Mais les victimes principales restent les banlieues défavorisées et les zones rurales. Ce refus de la médecine rurale est étroitement lié au problème de la démographie médicale puisque 50 % d’entre nous partiront en retraite d’ici cinq à dix ans, sans personne pour nous remplacer ou prendre la relève. Nous travaillons dix à douze heures par jour, un week-end sur deux. Pour ma part, je prends seulement trois semaines de vacances par an et je dois prévoir mon remplacement un an à l’avance… Cette problématique n’est pas récente mais elle s’est considérablement aggravée ces dernières années. Plutôt que de tout visser, l’Etat devrait nous donner les moyens de pratiquer notre métier

Les internes sont, en France, victimes d’une exploitation bien trop sous-estimée. Ne bénéficiant d’aucun statut propre, d’aucun encadrement légal, il n’y a par conséquent aucune limite à l’abus qui est fait de leur main d’œuvre à bas coût, principalement à l’hôpital. En hôpital, un interne travaille jusqu’à 80 heures par semaine, jamais moins de 50 heures. Les heures supplémentaires ne sont ni rémunérées, ni rattrapées. Et pour cause : l’interne, qui reçoit, consulte,soigne, diagnostique et prescrit au même titre qu’un médecin titulaire, est considéré comme simple stagiaire et n’a par conséquent officiellement pas de nombre d’heures de travail fixe. Il doit donc se plier aussi servilement que de besoin aux nécessités du service. Il faut souligner que le fonctionnement des services hospitaliers repose autant sur l’effectif des internes que sur celui des médecins titulaires,appelés « seniors ». Dans certains cas, même si la présence des seniors est une caution, le travail est parfois assumé par les seuls internes. L’exemple le plus flagrant concerne les gardes de nuit où l’interne travaille 24 heures d’affilée sans aucune pause, avec tous les risques que cela comporte. La nuit, le senior, censé travailler

Des chaînes de solidarité pour sortir de l’isolement. Autour de la souffrance des soignants, la solidarité entre pairs s’organise. Ces dernières années des réseaux d’écoute téléphonique et de traitement se sont mis en place ici et là, souvent à partir d’initiatives ordinales et syndicales. Dans ce contexte, Pasteur Mutualité lance une «consultation prévention» dispensée par des confrères généralistes et psychiatres spécialement formés. À force d’en parler, la question du burn out n’est plus aussi tabou qu’il y a quelques années. Pourtant, beaucoup de médecins hésitent encore, pour de multiples raisons, avant d’aller consulter. Pour les aider à sortir de l’isolement, des chaînes de solidarité ont vu le jour, ces derniers mois. Dernière en date, l’initiative du Groupe Pasteur Mutualité qui lance ce mois-ci une « consultation de prévention » pour les médecins surmenés. Une ligne dédiée (mais aussi une adresse mail) fait le lien entre des consultants dédiés et leurs confrères en détresse. Source image : pratispharma.com

Qu’ils soient jeunes ou plus âgés, les médecins en ont assez de se faire injurier, critiquer, traiter de voleurs. On a vraiment l’impression que les médecins sont devenus les « bêtes noires » des journalistes et de certains politiques. Faut-il rappeler que la médecine française a été la meilleure du monde pendant des années, que, maintenant, elle est en train de rétrograder de façon importante? Les Britanniques, dont on disait « pis que pendre » il y a encore 10 ans, ont su faire leur mutation et possèdent une médecine qui est de haut niveau. Les Allemands ont fait également beaucoup d’efforts. Seule la France n’en a pas fait. Rappelons quelques éléments clés. Les études médicales durent entre 10 et 18 ans. Je dis bien 18 ans car, quand on veut se spécialiser en chirurgie ou même dans des disciplines très pointues, il faut continuer ses études très longtemps. Les médecins généralistes ont, eux aussi, des études longues, très longues qui nécessitent, tout au long de leur carrière, de se remettre à jour, pour ne pas dire se remettre en question. Les jeunes internes travaillent sans

Nous, médecins, sommes inquiets, tristes et en colère. Nous sommes inquiets pour l’avenir de la qualité de notre système de soins et pour la pérennité de notre magnifique système solidaire de protection sociale enviés par beaucoup hors de nos frontières. L’absence de revalorisation, initiée par les pouvoirs publics il y a plus de 30 ans, des remboursements des soins médicaux par l’assurance maladie et donc des honoraires médicaux nuit inexorablement au temps offert par votre médecin pour vous soigner, vous écouter et vous rassurer. Par ailleurs, l’absence de réforme en profondeur du financement de notre système de protection sociale le voue inexorablement à l’effondrement. Nous sommes tristes et en colère car notre profession dans son ensemble a été trainée dans la boue par Marisol Touraine,notre Ministre de tutelle qui a clairement affiché son mépris à notre égard et cherche à nous faire passer pour de cupides prestataires de services exerçant dans le désintérêt le plus complet de leurs patients. Source photo : actupost.fr/medecins

PréventionLa prévention fait partie des axes majeurs de la politique de santé depuis plus de 30 ans. Mais depuis son introduction dans le discours médical, cette notion a considérablement évolué pour aboutir au stade actuel de prévention 3.0.

En fait ce mot de prévention est un véritable fourre-tout où se retrouvent des notions diverses : dépistage, campagnes de sensibilisation, éducation thérapeutique, vaccination, diminution du risque, prophylaxie, hygiène ... Tous ces mots recouvrent des notions souvent voisines, parfois contradictoires.