Une #enquête nationale révèle l’état de #santémentale préoccupant des #étudiants en #médecine
Ariel Frajerman, Inserm; Rolland Franck, Inserm et Yannick Morvan, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières En complément : si vous éprouvez une souffrance psychique, vous pouvez trouver des ressources et conseils et contacter des professionnels en appelant le 3114. « Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours. » Cet adage bien connu des médecins illustre la réalité de leur métier : une confrontation quotidienne à des situations difficiles, à la maladie, à l’impuissance parfois et à la mort… Et si « le premier médicament du médecin, c’est le médecin lui-même », il peut arriver qu’il soit lui aussi touché – d’autant plus dans le contexte actuel de pénurie et de grandes tensions du système de santé. Ces difficultés qui semblent systémiques affectent tout particulièrement les usagers, mais les soignants ne sont pas épargnés pour autant. Les difficultés et le sentiment d’épuisement peuvent alors être majorés, en particulier chez les étudiants et les jeunes médecins, qui se trouvent en position de devoir compenser les failles du système au côté des autres professionnels de santé. La question de la santé mentale des étudiants en médecine a été mise sur le devant
Le lourd impact de l’épidémie de #Covid sur la #santémentale des #médecins libéraux en France
Ariel Frajerman, Inserm et Jean-François Costemale-Lacoste, Inserm Dès le début de la pandémie de Covid-19 début 2020, des psychiatres ont alerté sur le risque d’augmentation de troubles psychiatriques. Très tôt, des études ont ainsi été réalisées chez les jeunes (adolescents, étudiants et étudiants en santé), chez les soignants hospitaliers et également en population générale). Mais, paradoxalement, peu d’études se sont intéressées aux médecins libéraux. Une souffrance qui précède la pandémie La souffrance psychologique des médecins libéraux est une problématique apparue et connue bien antérieurement à la récente pandémie. En effet, elle était déjà étudiée depuis au moins 20 ans, avec notamment les travaux du Dr Didier Truchot et le rapport au Conseil National de l’Ordre des médecins du Dr Leopold en 20036. Avant la pandémie, la prévalence du burn-out chez les médecins généralistes français était évaluée à 48 % dans cette population. Le burn-out des médecins est un problème de santé publique non seulement pour les médecins qui en souffrent, mais également pour leurs patients en raison des conséquences sur la qualité des soins délivrés : moins d’empathie, plus de risque d’erreurs médicales… Ainsi, une étude sur des
L’Alliance Digitale contre la COVID-19 ouvre la plateforme #CoronaPsy.fr
Depuis plus d’un an, l’épidémie pèse lourd sur le moral de toutes les familles. Stress, ennui, lassitude, peur, précarité, isolement favorisent l'émergence et l’augmentation de symptômes anxieux et dépressifs aux multiples expressions, de la tristesse jusqu'aux idées suicidaires. Selon une récente enquête de santé publique CoviPrev, de mars 2021, ils concernent plus d’un Français sur trois mais restent souvent peu ou sous- diagnostiqués. Une étude menée par Ipsos en janvier dernier pour FondaMental révèle que 40% des jeunes de moins de 25 ans rapportent un trouble anxieux généralisé. Faire savoir, aider à dépister et orienter, tels sont les objectifs de l’Alliance digitale contre la COVID-19 avec CoronaPsy.fr pour aider près de 20 millions de français à retrouver le moral. CoronaPsy.fr, sur le modèle du succès de MaladieCoronavirus.fr 2020 MaladieCoronavirus.fr L’initiative de l’Alliance Digitale contre la COVID-19, référencée par le Ministère des Solidarités et de la Santé a permis en 2020 à plus de 14 millions de Français d’être mieux informés sur la conduite à tenir en cas de suspicion à la COVID-19. Ce succès coopératif et d’intérêt général a mobilisé 22 partenaires (assureurs, mutuelles, start-
#Bodymind : la #Réalité #Virtuelle pour traiter le #Burn Out
À 27 ans, Lauriane Sornette vient de fonder Bodymind. Basée à Paris, la jeune femme originaire de Lorraine fait du Grand Est sa zone de chalandise (avec l’Île-de-France). Puisque la France est le pays de la déprime au travail par excellence, la dirigeante mise sur sa start-up pour tenter d’apporter des solutions. 44% des Français estiment que leur travail n’a pas de sens et 29% des actifs se disent épuisés psychologiquement. Menée par Lauriane Sornette, l’étude de marché, réalisée à partir de sources américaines, anglaises et la fabrique Spinoza, est sans appel. La France apparaît comme le leader européen du mal-être au travail. Alors la jeune femme de 27 ans, qui a profité du premier confinement pour méditer et mûrir un projet, a décidé de se lancer : depuis la fin de l’été, elle est la dirigeante de Bodymind, une start-up basée à Paris qui propose d’aider les gens dans la gestion de leur stress au quotidien. Vendredi 27 novembre, la nouvelle entreprise est venue au centre hospitalier de Pont-à-Mousson pour réaliser une prestation auprès du personnel soignant de l’établissement. « Le yoga en
#Covid-19 : la #santémentale des #médecins et des #patients à l’épreuve du #coronavirus
Comment améliorer sa santé mentale face au Covid ? La situation actuelle est difficile et on peut facilement se sentir stressé, anxieux ou déprimé. Il existe quelques principes pour prendre soin de soi : Restez en lien et parlez avec votre entourage Aidez ceux qui en ont besoin N'écoutez pas les informations toute la journée Si vous êtes confiné, organisez vos journées Limitez la consommation d'alcool et de tabac Prenez soin de votre santé Malgré tout, il est possible que ce soit trop difficile. Si vous ressentez le besoin des professionnels peuvent vous aider au 0800 130 000 24h/24 – appel gratuit. Face au constat de souffrances psychologiques grandissantes dues à la pandémie de Covid-19 et aux confinements, la fondation FondaMental a créé le service CovidÉcoute. Initiée par le Pr Marion Leboyer, directrice de la Fondation FondaMental, et Stéphany Pelissolo, psychologue clinicienne, la plateforme met à disposition des thérapeutes formés et des guides et ressources pour s’aider soi-même. Des entretiens gratuits de 45 minutes sont disponibles. Plus de conseils sur "Comment gérer sa santé mentale pendant l'épidémie de COVID-19" via CORONAVIRUS : COMMENT PRENDRE SOIN
#Reconfinement : les #Chatbots et l’#IA pour préserver la #Santé #Mentale
La pandémie à laquelle nous faisons face depuis près d’un an a un impact considérable sur notre santé mentale. La crise sanitaire et le confinement ont un effet sur chacun d’entre nous, parfois sans même que l’on s’en rend compte. De nombreuses personnes affirment que 2020 a été l’année la plus stressante de leur vie, et cela peut se comprendre. Une étude menée par Workplace Intelligence et Oracle confirme que ce phénomène frappe particulièrement le monde de l’entreprise, en proie à l’incertitude. Selon cette étude, 70% des interrogés ont éprouvé plus de stress et d’anxiété cette année que n’importe quelle autre année. Pour 78% d’entre eux, leur santé mentale a été affectée négativement avec plus de stress (38%), un manque d’équilibre entre vie privée / vie professionnelle (35%), un burnout (25%), une dépression par manque de socialisation (25%) ou un sentiment de solitude (14%). La pression liée à la pandémie est venue s’ajouter à celle du quotidien en entreprise. Elle a notamment accru la pression pour atteindre les standards de performances (42%), pour prendre en charge les tâches fastidieuses (41%), et pour tenir bon face à d’importants workloads (41%). Or, peu
#DPI, erreurs médicales, #stress des #soignants : comment éviter les pièges de lʼinformatisation ?
Shutterstock Les logiciels médicaux ne facilitent pas toujours la tâche des praticiens, au contraire… De nombreuses études ont mis en évidence les ergonomies défaillantes des dossiers patients informatisés (DPI), qui engendrent des erreurs médicales ainsi qu’un stress et une surcharge de travail chez les médecins. Alors que le plan « Ma santé 2022 » prévoit de faire du dossier médical partagé et de l’Espace numérique de santé deux piliers des futures transformations numériques du secteur de la santé, il est important de tirer les leçons des problèmes posés par ces technologies de l’information plus anciennes afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Roxana Ologeanu-Taddei, Université de Montpellier et Romaric Marcilly, Centre hospitalier régional universitaire de Lille Que sont les dossiers patients informatisés ? Les DPI sont des logiciels transversaux permettant de saisir, stocker et transmettre les données liées aux processus des soins des patients. Généralement, ils intègrent des modules de prescription médicale et d’administration des soins (par les infirmiers). Contrairement aux solutions développées sur mesure, ces logiciels sont généralement « sur étagère », c’est-à-dire qu’ils sont développés et commercialisés par un éditeur spécialisé, et non développés pour chaque contexte ou
Interne en médecine, l’esclavagisme moderne
Les internes sont, en France, victimes d’une exploitation bien trop sous-estimée. Ne bénéficiant d’aucun statut propre, d’aucun encadrement légal, il n’y a par conséquent aucune limite à l’abus qui est fait de leur main d’œuvre à bas coût, principalement à l’hôpital. En hôpital, un interne travaille jusqu’à 80 heures par semaine, jamais moins de 50 heures. Les heures supplémentaires ne sont ni rémunérées, ni rattrapées. Et pour cause : l’interne, qui reçoit, consulte,soigne, diagnostique et prescrit au même titre qu’un médecin titulaire, est considéré comme simple stagiaire et n’a par conséquent officiellement pas de nombre d’heures de travail fixe. Il doit donc se plier aussi servilement que de besoin aux nécessités du service. Il faut souligner que le fonctionnement des services hospitaliers repose autant sur l’effectif des internes que sur celui des médecins titulaires,appelés « seniors ». Dans certains cas, même si la présence des seniors est une caution, le travail est parfois assumé par les seuls internes. L’exemple le plus flagrant concerne les gardes de nuit où l’interne travaille 24 heures d’affilée sans aucune pause, avec tous les risques que cela comporte. La nuit, le senior, censé travailler
Burn out des soignants : la prévention s’organise
Des chaînes de solidarité pour sortir de l’isolement. Autour de la souffrance des soignants, la solidarité entre pairs s’organise. Ces dernières années des réseaux d’écoute téléphonique et de traitement se sont mis en place ici et là, souvent à partir d’initiatives ordinales et syndicales. Dans ce contexte, Pasteur Mutualité lance une «consultation prévention» dispensée par des confrères généralistes et psychiatres spécialement formés. À force d’en parler, la question du burn out n’est plus aussi tabou qu’il y a quelques années. Pourtant, beaucoup de médecins hésitent encore, pour de multiples raisons, avant d’aller consulter. Pour les aider à sortir de l’isolement, des chaînes de solidarité ont vu le jour, ces derniers mois. Dernière en date, l’initiative du Groupe Pasteur Mutualité qui lance ce mois-ci une « consultation de prévention » pour les médecins surmenés. Une ligne dédiée (mais aussi une adresse mail) fait le lien entre des consultants dédiés et leurs confrères en détresse. Source image : pratispharma.com