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Dans le domaine de la médecine, l'un des plus grands défis consiste à traiter les maladies sans causer de dommages collatéraux aux tissus sains. La médecine ciblée, qui cherche à délivrer des traitements de manière précise et efficace, a émergé comme une solution prometteuse. Au cœur de cette révolution, les nanorobots se présentent comme des agents de changement potentiels. Explorons comment ces dispositifs microscopiques pourraient transformer le paysage médical en offrant des traitements plus efficaces et moins invasifs. Qu'est-ce que la Médecine Ciblée ? La médecine ciblée désigne une approche thérapeutique qui vise à traiter spécifiquement les cellules malades tout en épargnant les cellules saines. Ce concept est particulièrement pertinent pour des maladies telles que le cancer, où les traitements traditionnels, comme la chimiothérapie et la radiothérapie, peuvent causer de graves effets secondaires en attaquant les cellules tumorales, mais également les cellules saines. L'idée est de développer des traitements qui utilisent des biomolécules, des médicaments ou des dispositifs capables de reconnaître et de cibler les cellules de la maladie, optimisant ainsi l'efficacité tout en réduisant les effets néfastes (Klein, 2016). Les Nanorobots : Qu'est-ce

En Italie, des robots au chevet des malades: "Ce sont des assistants infatigables et ils ne peuvent être contaminés"     "Les robots sont des assistants infatigables. Ils ne peuvent être contaminés, ils ne sont jamais malades": ces recrues sont adoubées par le chef de l'unité de soins intensifs de l'hôpital Circolo de Varèse en Italie (nord), submergé par les malades du coronavirus. Pilotés à distance, les six robots acquis récemment par l'hôpital s'activent auprès des malades, vérifiant les paramètres vitaux ou déclenchant des procédures indispensables au maintien en vie de ces malades durement atteints. Certains des robots sont blancs, dotés d'écrans et de capteurs sur ce qui fait office de tête, d'autres, plus simples, ressemblent à un petit balai noir sur roues avec une tête-écran rectangulaire. Tous semblent sortis d'un film futuriste. En pilotant à distance ces bijoux d'électronique, médecins et infirmiers de cet hôpital de Varèse se protègent et économisent les équipements de protection. Et d'après les médecins, ces petits robots ont un autre atout: ils font sourire certains patients.   © AFP Tout près de la frontière suisse, Varèse est une des zones les plus

Le nanorobot fabriqué avec des fragments d’ADN par une équipe de chercheurs du laboratoire SCAMT de l’université ITMO (Russie) peut être considéré comme un nouveau médicament contre le cancer. L’étude, publiée dans la revue Chimie – Une revue européenne Elle utilise la « thérapie génique » pour contrer les mutations nocives qui se produisent dans les cellules et qui conduisent au cancer. Le développement de ce nouveau médicament devrait également permettre de limiter les effets secondaires des médicaments anticancéreux actuels. « L’ADN est le fondement de la cellule, il contient son matériel génétique, nécessaire pour coder les protéines qui sont vitales pour l’existence de la cellule », explique Ekaterina Goncharova, l’un des auteurs de l’étude. « Lorsqu’une cellule devient cancéreuse, cela entraîne une modification du génome, après quoi elle commence à synthétiser de « mauvaises » protéines, et non pas ce dont notre corps a besoin. En conséquence, les cellules commencent à se multiplier de manière incontrôlée et la tumeur devient de plus en plus grosse ». Les chercheurs ont donc décidé d’utiliser les propriétés de certaines enzymes de l’ADN, appelées désoxyribozymes, qui peuvent rompre les liaisons dans un brin d’ARN. Tout cela pour

L'entreprise Robocath a mis au point le robot d’assistance chirurgicale R-One. En septembre dernier, il a réalisé ses deux premières angioplasties coronaires La société française Robocath a mis au point une solution d’assistance robotique dédiée au traitement des maladies cardiovasculaires, qui vise à augmenter le geste réalisé par le professionnel. Baptisé R-One, l’assistant robotique permet de sécuriser et d’optimiser l’angioplastie coronarienne. Fondée en 2009 par le docteur Philippe Bencteux, la société basée à Rouen a réalisé en septembre dernier ses deux premières interventions. Toutes deux ont été effectuées au CHU de Rouen et à la clinique Pasteur de Toulouse. Une intervention précise L’angioplastie coronarienne est une procédure médicale qui consiste à revasculariser le muscle cardiaque grâce à l’implantation d’un ou plusieurs stents dans les artères qui l’irriguent. Pour ce faire, une sonde est introduite par ponction au niveau du poignet ou de l’aine avant de remonter les artères et atteindre la lésion pour la pose du stent. Peu invasive, cette intervention présente des bénéfices pour le patient, comme la diminution de la douleur, la réduction du temps d’hospitalisation ou encore la baisse des séquelles pariétales (cicatrices) par rapport aux interventions plus

La société Wandercraft, créée par trois polytechniciens, s’efforce de mettre la robotique au service des paraplégiques. Permettre à des personnes privées de l’usage de leurs jambes de remarcher. C’est le projet un peu fou de trois jeunes polytechniciens. Ils ont créé #Wandercraft pour mettre la robotique au service des personnes à mobilité réduite. Un exosquelette qui permet de reproduire la marche « Nous cherchons à fabriquer le premier robot marcheur commercial et le plus robuste du marché », explique Matthieu Masselin, cofondateur de l’entreprise. Wandercraft a mis au point un exosquelette qui permet de reproduire la marche. Pour l’heure, son appareil pèse 60 kg et peut fonctionner durant trois heures seulement. « Mais nous allons petit à petit faire baisser ce poids et gagner en autonomie. Nous cherchons à réaliser un dispositif agile, qui rattrapera une personne lorsqu’elle fera un pas de côté, et qui lui permettra un jour de prendre le métro, de voyager en avion et de se déplacer partout », espère le cofondateur. Un modèle utilisable dans les centres de réadaptation L’entreprise, située à Paris, a été fondée en 2012 et emploie 35 personnes : des roboticiens, des mathématiciens et des biomécaniciens, tous de haut niveau. Elle

Le projet ROBO-K est une belle histoire. Dans laquelle la collaboration entre industriels, chercheurs et thérapeutes a été la clé du succès. Avec deux beaux résultats : un produit en cours d’industrialisation et un bénéfice démontré pour les patients. Le robot d’assistance au réapprentissage de la marche devrait être commercialisé courant 2019. Tout a commencé par un autre projet Images & Réseaux, IRIMI, de système mobile d’imagerie médicale. Celui-ci avait propulsé la PME industrielle, BA Sytèmes, spécialiste des chariots de manutention automatiques, dans un univers nouveau : la robotique médicale. S’en est suivi une rencontre avec des thérapeutes du centre de Kerpape. « Ils nous ont exprimé le besoin de soutenir les patients qui doivent réapprendre à marcher », se souvient Guy Caverot. Le directeur Innovation et Robotique chez BA Systèmes poursuit : « Nous avons imaginé un robot mobile capable de porter la personne et qui soit interactif. C’est de cette façon qu’est né ROBO-K. » L’équipe réunie autour de cette idée de robot mobile comprenait des industriels, BA Systèmes et Movea, un laboratoire de recherche, CEA-LIST, des spécialistes de la rééducation, centre de Kerpape et CHU de Rennes. Aussi, « des

Le robot Rosa One développé par Medtech a permis la mise en place de vis ilio-sacrées par chirurgie mini-invasive robotisée sur un enfant de 6 ans fragile, souffrant d’une scoliose grave évolutive, alors que tout autre traitement n’était plus possible. Une première chirurgicale, assortie d'une première en simulation. Fin septembre, le CHU d'Amiens-Picardie faisait coup double en utilisant la robotisation pour une opération complexe de la colonne vertébrale. L’objectif de l’intervention était de rendre à un jeune garçon, atteint d’une amyotrophie spinale infantile (une maladie avec faiblesse musculaire et hypotonie majeure), la possibilité de s'asseoir. Le tour du robot en quatre questions, pour comprendre le succès de cette opération robotisée. 1 – Sa carte d'identité Nous sommes en 2009, Medtech la start-up française spécialisée dans la robotique médicale, développe un robot, Rosa, dédié aux procédures crâniennes. Ce robot chirurgical à guidage laser, est capable d’assister le bras du neurochirurgien dans de délicates opérations du cerveau. C'est un succès, il fait le tour du monde. Son créateur et fondateur de la société, Bertin Nahum est même classé quatrième entrepreneur le plus révolutionnaire au monde

La #Médecine 3.0 émerge  tout juste  dans la #FrenchTech que déjà pointe le nez connecté de la #Santé 4.0, notamment auprès des seniors. Les objets intelligents expertisés et labellisés par les autorités savantes, véritables dispositifs médicaux sont dans des living-lab, en ville, à la faculté, dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Les dispositifs médicaux communiquent entre eux, le #Monde 4.0 est en marche et c’est une chance énorme pour la prise en charge des personnes âgées tant au plan économique que humain. Sur le plan économique, le montant d’une place en établissement est horriblement cher et confiscatoire, les enfants étant obligés de se cotiser pour assurer le bon suivi médical de leurs parents. Le maintien à domicile, avec l’installation de ces équipements a un coût, certes, mais nettement inférieur à 3 mois en maison de retraite et apporte un mieux-vivre inestimable à la personne âgée qui peut ainsi rester plus longtemps « dans ses meubles », avec ses souvenirs…. Sur le plan humain, le déchirement est violent, la maison de retraite est la « dernière demeure » comme on le dit dans ma ruralité. Je

Des chercheurs britanniques ont réussi une performance inédite en créant Versius, le robot chirurgien le plus miniature ayant jamais existé. Le but ? Gagner du temps et de l’argent bien sûr ! Selon le quotidien The Guardian, des chercheurs britanniques ont récemment mis au point un nouveau robot médical baptisé Versius qui pourrait représenter une véritable révolution dans les hôpitaux. Selon le fabricant Cambridge Medical Robotics, le robot permettra de réduire les coûts et accélérer à la fois le temps d’opération et de rétablissement des malades. Versius a été fabriqué à l’aide de technologies habituellement réservées à la téléphonie mobile et à l’industrie spatiale. Une centaine de chercheurs ont pensé ce robot qui sera capable d’opérer au niveau de la prostate, des oreilles, de la gorge ou encore du nez. La machine devrait également réaliser des opérations colorectales et d’autres relatives à des hernies. Crédits : Cambridge Medical Robotics Versius est un robot miniature contrôle par un chirurgien bien humain également présent dans la salle d’opération, et ce, via une console équipée d’un écran 3D. L’avantage principal de ce robot est incarné par la possibilité d’effectuer des incisions

Le concept Le Snefel est une série de trois micro-robots conçus en tant que véhicules médicaux minuscules. Ils patrouillent les vaisseaux sanguins afin d’offrir une meilleure vision lors d’une opération. Ils permettent également de guérir des lésions locales et de détecter de futurs problèmes de santé. Les différents types de robots sont respectivement nommés le Biop, le Skout et le Subu.   Le contexte Avec la réalité virtuelle trouvant son chemin dans toutes les sphères de la vie, j’ai commencé à penser à des véhicules microscopiques que les humains pourraient conduire dans divers environnements. Le premier que nous avons conçu est l’Antro, un petit robot monté sur des roues de Segway. Nous nous sommes ensuite imaginés des machines qui sont encore plus petites — microscopiques— que les médecins pourraient littéralement conduire à l’intérieur de votre corps. À quoi ressembleraient-ils? J’ai demandé à ma femme de me donner quelques conseils à propos de la médecine et j’ai demandé au concepteur Bing Xiao Liu d’imaginer le futur avec nous.   Le fonctionnement Les robots Snefel sont tous faits pour le corps humain. Ils comprendraient des protéines spéciales, spécifiques à l’individu, qui pourraient

Dans cet #Univers  3.0, l’hôpital  cherche enfin sa mutation et sa digitalisation nécessaire , elle doit enfin sortir  de ses murs cloisonnés et déconnectés d’un monde médical en perpétuel mouvement. L’#Hôpital 3.0  de demain sera un hôpital connecté avec les professionnels de santé et les patients , il doit s’intégrer enfin dans un parcours de soin au service du #PatientExpert.  Nous devons développer ensemble , une #Convergence et une #Fluidité des informations médicales , sans aucune barrière pour une meilleure prise en charge du patient qui quelque fois est synonyme d’un #Remembrement digital 3.0 émergeant pour foutre en l’air enfin tous les  obstacles pour l’éclosion d’une médecine moderne connectée Le #Décloisement 3.0 entre la médecine de hospitalière et de ville reste un levier essentiel pour le déploiement de la #SantéConnectée. L’hôpital devient, pour des raisons économiques et médicales, un lieu et un plateau ultra-technique et de moins en moins un lieu  d’hébergement. Les durées  d’hospitalisation sont de plus en plus courtes, les examens ambulatoires deviennent de plus en plus fréquents. Le patient  hospitalisé sorti de l’hôpital a besoin de surveillance  et d’alertes. La #MédecineAmbulatoire 3.0 est une

La mammographie numérique révolutionne le dépistage du cancer du sein   C’est une très bonne nouvelle pour le dépistage du cancer du sein dans le Cher ! Le cabinet de radiologie de la Clinique des Grainetières à Saint-Amand-Montrond, établissement du groupe Elsan, agréé pour le dépistage du cancer du sein, vient de se doter d’un mammographe numérique, un matériel de pointe qui présente de nombreux avantages par rapport aux mammographes conventionnels. Généralisé en France depuis le 1er janvier 2004, le dépistage du cancer du sein repose sur une mammographie tous les deux ans pour toutes les femmes de 50 à 74 ans. Jusqu’à présent, la mammographie traditionnelle sur film était utilisée. Mais beaucoup de paramètres influencent la qualité de l’examen : le film est fragile, les aléas techniques sont nombreux, et la qualité des images n’est pas toujours optimale, ce qui nécessite d’autres clichés qui augmentent le temps de l’examen.   Des avantages considérables En passant à la mammographie numérique, l’examen est plus rapide, avec quatre clichés obtenus en 3 minutes (contre 10 minutes pour la mammographie conventionnelle), permettant ainsi un diagnostic plus rapide. « Les

Le robot pistolet, l'arme fatale des chirurgiens de la Croix Rousse Unique en France, le robot est capable de poser des prothèses partielles du genou avec une précision et une efficacité maximales. Ce robot qui coûte près de 300 000€, de la taille d'un petit frigo équipé d'un écran tactile et d'un "smart pistolet", collabore efficacement avec le service de chirurgie orthopédique de l'hôpital de la Croix Rousse. Cette machine est capable de s'adapter à toutes les prothèses même si pour l'instant elle n'a été utilisée que pour poser des prothèses partielles du genou. D'ici la fin d'année, la première pose d'une prothèse totale devrait avoir lieu. Le robot a été utilisé pour la première fois en 2013 et compte aujourd'hui près de 130 opérations à son actif. Même si la robotisation tend à prendre le dessus, le chirurgien reste le cerveau de l'opération. Ce dernier est comme en pilotage automatique avec sa machine qui lui permet de réaliser une carte du genou en 3D pour planifier la chirurgie à effectuer. Le duo programme avec une grande précision la zone où le robot devra retirer l'arthrose

Des chercheurs assurent que leur robot d’assistance chirurgicale est capable d’effectuer des chirurgies cérébrales complexes : selon eux, le robot en question peut effectuer en seulement 2,5 minutes, une procédure de chirurgie du cerveau qui prend généralement 2 heures.   La chirurgie du cerveau nécessite une précision sans pareille. Une faute même minime, peut avoir des répercussions extrêmes et définitives sur la vie des patients. C’est pour cette raison que des chercheurs de l’Université de l’Utah souhaitent encore réduire la possibilité que de telles erreurs surviennent. L’équipe a donc développé un robot capable de réduire de 50 fois le temps nécessaire pour compléter une procédure de chirurgie complète : passant de 2 heures à 2,5 minutes seulement. La recherche a été publiée dans la revue Neurosurgical Focus et l’équipe affirme qu’il s’agit d’une « preuve de principe » que le robot est capable d’effectuer des chirurgies complexes. Le système automatisé est guidé autour des zones vulnérables du crâne grâce à des données extraites des tomodensitogrammes et intégrées dans le programme du robot. Les tomodensitogrammes permettent de montrer l’emplacement des nerfs ou des veines, que ce dernier devra éviter. « Nous pouvons

Les premiers succès de la robot-télémédecine Sur le marché de la robotique médicale, les robots mobiles de télé-présence sont les produits qui ont le plus de chance d'investir massivement les établissements de santé dans les 5 prochaines années. La robot-télémédecine est à l'étude depuis une dizaine d'années, principalement aux États-Unis, ou, pour la première fois un robot spécifiquement dédié à la télémédecine, a été autorisé à la vente par la FDA en 2012. Que représente réellement la robot-télémédecine aujourd'hui et que peut-on en attendre ? La littérature médicale des 10 dernières années nous donne quelques réponses. L'application la plus étudiée pour ces robots dont on peut prendre facilement le contrôle à distance pour les amener au lit du patient est la télé-consultation médicale. Les premiers sites de soins évalués ont été les services d'urgences, de réanimation et de chirurgie. La robot-télémédecine semble s'adapter à des situations très variées : surveillance post-opératoire, visites médicales en réanimation ou encore avis de médecine spécialisée dans les centres d'urgence. L'encadrement technique est également un sujet très présent, en particulier la supervision à distance de chirurgiens en formation par des praticiens

Des robots humanoïdes pour aider à améliorer les implants de tissus musculaires ? Des chercheurs américains donnent une piste de réflexion Ces dix dernières années, des progrès énormes ont été réalisés dans la mise au point d’un type particulier de robots : les humanoïdes. Google s’est lancé dans cette niche il y a 4 ans. Cette année, des chercheurs de l’université d’Oxford pour leur part nous proposent de replonger dans l’univers de la robotique médicale. Ils entrevoient l’utilisation de robots humanoïdes pour aider à améliorer les implants de tissus musculaires.   Produire du muscle à la demande, voilà l’un des objectifs des ingénieurs et chercheurs engagés en biotechnologie. Les recherches battent leur plein dans cet univers. En 2012, des chercheurs d’une université nord-américaine ont réussi à « cultiver » des tissus musculaires et à les implanter avec succès à des souris blessées qui ont alors retrouvé de la vigueur. D’après des recherches plus récentes menées par Pierre-Alexis Mouthuy et Andrew Carr de l’université d’Oxford, des résultats tels que ceux obtenus dans le cas des souris l’ont été à l’aide de bioréacteurs qui ont tous un dénominateur commun : le tissu

Aider des personnes en situation de handicap à regagner de l'autonomie, tenir compagnie aux aînés, favoriser la concentration d'enfants autistes… En matière de prise en charge du handicap, la robotique se montre de plus en plus inventive. Sujette à d'évidentes questions éthiques, elle est néanmoins expérimentée par de nombreuses associations et collectivités qui agissent dans ce domaine. Au service de l'autisme Développé par Aldebaran Robotics et déjà expérimenté à Nantes auprès d'enfants autistes, séduit aujourd'hui la Croix-Rouge française. « C'est en quelque sorte un « projet à l'envers », parce qu'on s'empare d'une technologie déjà existante, explique Céline Poulet, déléguée nationale de l'association, responsable du handicap. Ce projet n'aurait pas vu le jour si Autistes sans frontières et son président Vincent Gerhards n'étaient pas venus à notre rencontre avec ce robot sous le bras et ses développeurs. Pour le moment, tous ceux qui le « rencontrent » sont captés et sidérés. » De nouvelles bonnes pratiques L'association a demandé à des chercheurs de travailler sur différentes options d'utilisation du robot. Au total, 16 scénarii ont été envisagés. L'un d'entre eux vise, par exemple, un exercice de concentration ; Nao se fige dans

A l’occasion de l’IMCAS 2017, l’un des plus importants congrès mondiaux dédiés la chirurgie et la dermatologie esthétique, revenons sur les grandes avancées scientifiques et les grandes tendances de demain en compagnie des meilleurs experts internationaux. Le point sur la robotique et les simulateurs : des interventions minimales invasives déjà expérimentées dans le cas d’ablation mammaire avec le Dr. Benjamin Sarfait, chirurgien plasticien en France. De nos jours, la chirurgie robotique prend une place de plus en plus importante au bloc opératoire. Elle était initialement réservée à la chirurgie urologique, gynécologique et viscérale, mais aujourd’hui de nouvelles indications apparaissent.   En effet, grâce à 4 bras articulés que le chirurgien contrôle depuis une console et une vision haute définition en 3 dimensions, la dernière version du robot Da Vinci Xi permet certaines chirurgies jusqu’à ce jour impossible à réaliser de manière conventionnelle.   Parmi les fonctions les plus appréciées, le robot peut annuler le tremblement du chirurgien ou augmenter l’amplitude de ses mouvements pour des gestes de plus en plus précis. Ces derniers mois, une nouvelle technique mise au point par

On les imagine soldats, techniciens ou encore auxiliaire de vie. Mais si soigner était la prochaine vocation des robots ? Du bloc opératoire aux chambres des patients, voici 5 exemples d'androïdes qui préfigurent la médecine de demain. #ROBEAR, L'AIDE-SOIGNANT DE CHOC Un Teddy Bear automate venant au secours des personnels de soins : c'est l'idée mise en pratique par les chercheurs du laboratoire japonais Riken, à Nagoya. Résultat kawaii garanti : avec ces faux airs d'ours et de bonhomme Michelin, Robear ambitionne de porter entre ses grosses pattes les patients invalides pour les mener du lit au fauteuil roulant et vice-versa, et ainsi soulager la tâche des aides-soignants. Equipé de capteurs, il évite au maximum toute secousse aux patients lors des déplacements. « Nous avons opté pour cette représentation animale parmi diverses propositions de nos chercheurs », car cela inspire « force et cordialité », a expliqué à l'AFP l'un des responsables du projet, Toshiharu Mukai. Et le géant au visage si doux de pouvoir procéder dans les lieux les plus exigus, grâce à son poids affiné à 140 kilos, contre 230 pour son prédécesseur. Rassurant. #KORI ROBOTICS, LE PETIT CHIMISTE C'est une

L’art ancestral du pliage de papier et la science ont donné naissance à un robot-origami. Les chercheurs d’une équipe de l’Institut de technologie du Massachusetts, aux États-Unis, se sont pliés en quatre pour mettre au point un minuscule robot capable de soigner les patients de l’intérieur. Il pèse 0,36 gramme, se déplie comme un accordéon dans l’estomac, glisse le long des parois et nage dans le liquide gastrique… Des scientifiques de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT), aux États-Unis, ont développé un minuscule robot hors du commun : le robot-origami. L’équipe de chercheurs, emmenée par la professeure Daniela Rus, est partie d’un simple constat : chaque année aux États-Unis, 35 000 piles de montre sont avalées par accident. Ces ingestions, très fréquentes chez les enfants, peuvent être fatales. Les piles créent des lésions sur les parois de l’œsophage et de l’estomac, pouvant aller jusqu’à la perforation. « Nous avons testé les dégâts d’une pile sur un bout de jambon. En une demi-heure, le jambon avait absorbé la batterie. Lorsque vous avez une pile dans l’organisme, il faut la faire sortir au plus vite », met en garde Daniela Rus. Ingérable et

Une équipe de chercheurs canadiens vient de faire un grand pas en avant dans la recherche sur le cancer. Ils ont mis au point une armée d'agents nano-robotiques capables de naviguer à travers le système sanguin, afin d'administrer le traitement en ciblant directement les cellules cancéreuses.   Les robots ont la côte en ce moment dans la recherche médicale, comme le prouve cette nouvelle avancée dans la lutte contre le cancer. En effet, des chercheurs de Polytechnique Montréal, de l'Université de Montréal et de l'Université McGill viennent de mettre au point des agents nano-robotiques capables de naviguer dans le système sanguin pour délivrer avec précision le traitement sur les cellules cancéreuses. Cette avancée scientifique, publiée dans le journal Nature Nanotechnology, est le résultat de recherches effectuées sur des souris chez lesquelles ont été administré des agents nano-robotiques dans des tumeurs colorectales. "Cette armée d'agents nano-robotiques était en fait constituée de plus de 100 millions de bactéries flagellées - donc autopropulsées - et chargées de médicaments qui se déplaçaient en empruntant le chemin le plus direct entre le point d'injection du médicament et la zone du

Des chercheurs coréens ont mis au point des synapses artificielles capables de rivaliser avec les synapses du cerveau humain, tant par la taille que par la consommation énergétique. Un grand pas pour les nano-technologies et l’électronique miniature. La magie du cerveau humain Le cerveau humain est capable de réaliser 10 quadrillions (1024) d’opérations par seconde. A titre d’exemple, l’ordinateur le plus puissant de la planète, le Tianhe-2, un super-ordinateur chinois peut en réaliser 55 quadrillions. Ce qui n’est que 5 fois plus. Si un ordinateur peut calculer autant c’est tout simplement parce qu’il n’a pas de limite de place et donc de connexion synaptiques. Tandis que nous autres vulgaires humains devons composer avec la taille de notre boîte crânienne, les ordinateurs, à l’image du tout premier, peuvent s’étendre sur plusieurs mètres. Mais le cerveau garde encore deux longueurs d’avance sur la machine. D’une part, il est limité par la taille de son crâne, certes, mais ses synapses sont beaucoup plus fines, et sa densité synaptique est par conséquent beaucoup plus importante. D’autre part, notre cerveau consomme beaucoup moins d’énergie pour réaliser la même action.

Bertin Nahum, fondateur de l'entreprise montpelliéraine Medtech spécialiste de la robotique chirurgicale, vient de revendre sa société à l'américain #Zimmer. Les activités de #Medtech se poursuivront à Montpellier. Le siège montpelliérain deviendra le centre d'excellence de la branche robotique de Zimmer. Après Aldebaran, rachetée par le japonais SoftBank, une nouvelle pépite française de la robotique est absorbée par un géant étranger. L’entreprise montpelliéraine Medtech, spécialiste de la robotique médicale, vient de se faire racheter par une filiale de l’américain Zimmer.   En effet, l’équipementier médical Zimmer Biomet a annoncé, lundi 18 juillet, avoir acquis 59% du capital de Medtech à 50 euros par action. Selon le fonds d’investissement français Newfund, qui cède la totalité de sa participation dans Medtech, cette opération valoriserait la société 164 millions d’euros. Le communiqué de presse indique qu’une offre publique obligatoire suivra sur le solde du capital. Fondée par Bertin Nahum en juillet 2002, Medtech est cotée en Bourse depuis novembre 2013 et est connue pour son robot neurochirurgien Rosa. Mis au point en 2007, il s’agit d’un bras robotisé capable d’intervenir sur la boîte crânienne avec une précision inframillimétrique. Dans les détails, après planification