Back To Top

Consultations à distance, le docteur Eric Couhet , #Président et #Fondateur de #ConnectedDoctors, installé à Cholet, plaide pour sa généralisation en ces temps de #Pandémie. ( Interview Courrier de l'ouest )      Quels sont les avantages de la téléconsultation alors que les soignants sont confrontés à cette épidémie ? « Ils sont multiples. La téléconsultation permet de répondre à une problématique essentielle. Pour limiter la propagation de ce virus, on invite les gens à rester chez eux et à éviter de se présenter dans les salles d’attente de leurs médecins pour ne pas contaminer d’autres personnes. La consultation à distance est un parfait complément de la maison médicale ouverte à l’hôpital. Par ailleurs, la gestion des rendez-vous en téléconsultation est plus simple que le téléphone. Le patient s’inscrit sur une plate-forme et prend un rendez-vous parmi les horaires proposés, comme pour une consultation physique. Cela libère du temps pour le médecin qui a moins d’appels à gérer, surtout dans cette période très anxiogène pour les patients. Et le contact visuel est aussi un plus, pour le praticien comme le malade. Enfin cela permet de s’affranchir de la

#Coronavirus. Bientôt des masques sur mesure grâce à l’intelligence artificielle ? Une société montpelliéraine spécialisée dans l’intelligence artificielle s’est associée à plusieurs start-up des Bouches-du-Rhône afin de concevoir des masques sur mesure, plus confortables. Cette innovation pourrait faciliter le quotidien des professionnels de santé confrontés à la crise sanitaire. Utiliser l’intelligence artificielle pour façonner des masques adaptés à la morphologie de chaque visage. Voici le projet porté par la société AnaToscope, basée à Montpellier, et plusieurs entreprises des Bouches-du-Rhône.     Leur objectif est de créer des masques sur mesure pour les rendre plus faciles à porter et plus confortables. Le client n’aura qu’à scanner son visage grâce à une application téléchargeable sur smartphone. L’intelligence artificielle s’occupera ensuite de créer un masque parfaitement adapté à la forme de son visage. Il sera de plus réutilisable.   Des masques adaptés aux professions et aux âges Pour le design de ces masques, AnaToscope a fait appel à 3D Medlab, une société basée à Marignane (Bouches-du-Rhône). « Nous avons déjà créé des prototypes de masques en élastomère et customisables », explique à la chaîne régionale Gaël Volpi, son PDG. Le modèle comportera une partie amovible avec un filtre, qui pourra être changé à

Plutôt que d'utiliser des gants pour restituer des sensations en réalité virtuelle, des chercheurs américains ont imaginé un système de câblages transformant l'utilisateur en une véritable marionnette. Les applications de réalité virtuelle n'ont plus à démontrer leur potentiel, mais elles se cherchent encore sur un sens, celui du toucher. De très nombreuses expérimentations ont lieu depuis des années pour restituer correctement les sensations de palpation d'un objet virtuel que l'on prend en main. S'il y a eu de grand progrès, outre des vibrations, des petites décharges électriques, ou des exosquelettes, pour le moment délivrer les sensations du toucher comme suivre avec la main les contours d'une statue, par exemple, reste encore un des grands défis de la réalité virtuelle. C'est sur cette problématique qu'a planché une équipe de chercheurs du laboratoire Future Interfaces Group de l'Université Carnegie Mellon à Pittsburgh aux Etats-Unis. Les scientifiques ont développé un prototype baptisé Wireality. Le système est original, puisque les articulations de la main de l'utilisateur sont raccordées à de fins câblages. Ces câbles sont reliés à un boitier fixé sur l'épaule et ils se déroulent ou s'enroulent selon les mouvements à reproduire, via des petits moulinets de pêche. Le prototype Wireality transforme son porteur en marionnette

Il n'existe pas de preuve que les personnes testées positives au nouveau coronavirus soient immunisées et protégées contre une réinfection, a prévenu samedi l'OMS, estimant que la délivrance de "passeports immunitaires" risque de favoriser la propagation continue de la pandémie "Il n'y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection", a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué. "A la date du 24 avril 2020, aucune étude n'a évalué si la présence d'anticorps au SARS-CoV-2 confère une immunité contre une future infection par ce virus chez les humains", précise-t-elle. Contre les "passeports immunitaires" Certains gouvernements ont émis l'idée de délivrer des documents attestant l'immunité des personnes sur la base de tests sérologiques révélant la présence d'anticorps dans le sang, de façon à déconfiner et à permettre peu à peu leur retour au travail et la reprise de l'activité économique. Mais l'efficacité d'une immunisation grâce aux anticorps n'est pas établie à ce stade et les données scientifiques disponibles ne permettent pas justifier l'octroi d'un "passeport immunitaire" ou

Robot capable de trier les patients, analyse de radios par intelligence artificielle, décodage du génome du virus, recherches sur un vaccin: la pandémie de coronavirus a déclenché en Tunisie un fourmillement d'avancées en soutien aux fragiles services de santé publique. A l'école d'ingénieurs de Sousse, au sud de Tunis, le traditionnel projet de fin d'année scolaire était tout trouvé: concevoir une machine d'oxygénothérapie à fabriquer localement, à la demande du gouvernement. En effet, les hôpitaux sont peu équipés et les coûts comme les délais de livraison ont explosé. «Des élèves, enseignants et médecins hospitaliers ont conçu un prototype qui fonctionne», souligne Aref Meddeb, directeur de l'école. «C'est la première fois qu'on fabrique cette machine en Tunisie. Cela prouve qu'il y un vrai potentiel ici: ce qui manque d'habitude, c'est la confiance et les moyens qui nous ont été accordés pendant cette crise.» D'autres chercheurs tunisiens ont développé un plan de respirateur simplifié fait de composants imprimables en 3D et d'éléments faciles à acheter. En libre accès, il permettra notamment aux pays africains, dont certaines ne comptent qu'une poignée de ces équipements, de les fabriquer

« Salomon, soit il démissionne… soit il démissionne ! », grosse colère du Dr Jérôme Marty contre le directeur général de la santé « C’est un général qui n’a pas su armer ses troupes, qui les a envoyées à poil combattre un virus. » Le Dr Jérôme Marty n’y est pas allé par quatre chemins pour critiquer le travail et la stratégie du Pr Jérôme Salomon, le directeur général de la santé (DGS) en charge de la lutte contre l’épidémie de coronavirus. Le président de l’UFML-S s’en est violemment pris à son confrère sur le plateau de Cnews jeudi matin, dans l’émission de Laurence Ferrari. « Je suis médecin et je me demande parfois si monsieur Salomon l’est », a commencé le Dr Marty avant d’enchaîner sur le ton de la colère : « Il nous dit tout et son contraire, avec le même aplomb, le même dédain presque. » Le généraliste de Fronton, qui reproche au DGS d’avoir menti « par omission, ou volontairement », va jusqu’à demander son départ. « Soit il démissionne… soit il démissionne », a-t-il lancé devant les caméras de CNews. Un numéro de cirque Il

Doctolib est passé de 1 000 à 100 000 téléconsultations par jour Depuis le début de la crise du Covid-19, 2,5 millions de consultations à distance se sont tenues. Au cœur de la crise, la plateforme qui voulait initialement aider les médecins à mieux gérer leurs rendez-vous s’est adaptée en ajoutant un service de téléconsultation à son offre. Doctolib vient de partager les chiffres de ces dernières semaines. Le résultat est là : le nombre de téléconsultations a été multiplié par 100. 2,5 millions de téléconsultations en un mois sur Doctolib Depuis le début de la crise du Covid-19, un médecin sur trois s’est mis à la téléconsultation. C’est une nouvelle méthode de travail pour les professionnels qui tend à se démocratiser car elle permet de respecter les mesures de distanciation sociale. La consultation à distance, au travers d’un appel vidéo, permet d’obtenir un avis médical sur un souci de santé, en évitant de se déplacer. C’est une pratique qui a le vent en poupe annoncée en 2018 par Doctolib pour un lancement fin 2019. Au passage, la startup française en profitait pour racheter son concurrent Mondocteur. La startup

Analyse d’échantillons d’eaux usées en laboratoire. Derrick Ceyrac/AFP Vincent Marechal, Sorbonne Université L’épidémie de Covid-19, due au coronavirus SARS-CoV-2, impressionne à la fois par la rapidité de circulation du virus depuis décembre 2019 et par le nombre de cas rapportés : lorsque l’Organisation mondiale de la Santé a officiellement déclaré l’état de pandémie, le 12 mars 2020, 125 260 cas avaient été confirmés. Un mois et demi plus tard, le 22 avril, plus de 2,5 millions de cas confirmés étaient dénombrés. L’émergence de ce virus n’est pas sans rappeler celle du SARS-CoV, virus de la même famille à l’origine de l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) entre novembre 2002 et juillet 2003. Celle-ci a été éradiquée en quelques mois seulement, non sans avoir touché près de 8000 personnes et fait 800 victimes dans 26 pays. Comparer les épidémies de SRAS et de Covid-19 est particulièrement informatif si l’on considère que les deux virus qui en sont à l’origine présentent de nombreux caractères communs et qu’ils sont assez proches génétiquement. Mais les mesures qui avaient permis d’endiguer l’épidémie de SRAS – détection précoce et isolement des cas, mise en quarantaine

Selon une enquête interne* de Doctolib, 74 % des praticiens libéraux aujourd'hui utilisateurs de la téléconsultation ont l'intention de poursuivre une telle activité de consultation vidéo après l'épidémie. Parmi les raisons évoquées, 66 % apprécient cette possibilité donnée à leurs patients de consulter à distance en fonction du motif de consultation, 57 % font valoir qu’ils sont rémunérés pour des « actes et conseils » qu’ils prodiguaient déjà auparavant par téléphone ou SMS et 36 % pensent que cette pratique leur permettra d’augmenter la fréquence de contacts avec leurs patients.     Côté patients cette fois, 80 % déclarent** vouloir poursuivre la consultation vidéo après l’épidémie. D'abord pour éviter de se déplacer (38,5 %) mais aussi pour obtenir un rendez-vous plus rapidement (20 %), consulter leur médecin d’où ils veulent (22 %), bénéficier d’un avis médical plus aisément (12 %) et ne plus déranger leur médecin par téléphone (5 %).     Depuis le début de l'épidémie, la société affirme avoir réalisé 2,5 millions de rendez-vous en consultation vidéo (et 45% des rendez-vous pris en avril sont des téléconsultations sur cette plateforme). Quelque 800 000 patients ont sauté le pas pour la première fois. 70 % des téléconsultations sur Doctolib sont effectuées par des généralistes. * Sondage

Couplant simulation et données, le jumeau numérique colle au plus près du système réel qu’il modélise. L’industrie l’utilise pour surveiller, maintenir et optimiser ses machines et ses produits.   Classé parmi les dix grandes tendances technologiques stratégiques selon Gartner, le jumeau numérique s’installe progressivement dans le paysage industriel mondial. Si, aujourd’hui, peu d’entreprises exploitent encore cette technologie en production, les deux tiers de celles ayant une stratégie dans l’internet des objets (IoT) devraient la mettre en place d’ici à 2022, selon le cabinet de conseil. Formulé pour la première fois en 2002 par le chercheur Michael Grieves (université du Michigan), le concept de jumeau numérique ne cesse d’évoluer au fil du temps et des objectifs des entreprises. Sous une forme assez générique, Gartner le définit comme le modèle numérique d’un process ou d’un objet réel, rendu dynamique par les données issues de ce même process ou objet. Il ne s’agit donc pas d’une simple copie virtuelle d’une pièce ou d’un process génériques, « mais d’un véritable jumeau individuel conçu pour suivre en temps réel les transformations de l’objet ou du process spécifique auquel il est attaché, de sa conception

L'Académie nationale de médecine appelle mercredi tous les Français à porter sans attendre un masque, même artisanal, dès qu'ils sortent de chez eux, seul moyen à même d'endiguer, dit-elle, la propagation du coronavirus. Dans un communiqué, l'académie souligne que "le seul moyen de lutte consiste à empêcher la transmission du virus de personne à personne" et que les mesures de distanciation préconisées à cette fin sont "souvent mises en défaut dans les espaces restreints" comme les ascenseurs, les magasins et les transports en commun. "Pour être efficace, le port du masque anti-projections doit être généralisé dans l’espace public. Cette mesure ne peut avoir un impact épidémiologique sur la circulation du virus que si tout individu s’astreint à l’appliquer dès qu’il sort de son domicile", poursuit-elle, soulignant que sa recommandation s'applique à tous, y compris à ceux qui se sentent en bonne santé. Chacun, dit-elle, doit se considérer "comme potentiellement porteur du virus et contagieux". "Restreindre le port du masque dans les seuls transports en commun, c’est négliger tous les espaces publics où le risque demeure. "Subordonner cette obligation à la fourniture gratuite de masques par l’Etat,

Prenez une intelligence artificielle. Nourrissez-la de tonnes de données médicales et pharmaceutiques, ajoutez-y une bonne dose d’avis scientifiques, et vous obtiendrez peut-être, comme Peter Richardson, une piste pour soulager les malades du Covid-19. « Got it! » C’est peut-être moins classe qu’« Eurêka », mais c’est ainsi que le pharmacologue britannique Peter Richardson aurait ponctué sa trouvaille – ou plutôt, celle de son intelligence artificielle – en janvier dernier. Le scientifique s’était en effet alerté assez tôt de la progression du Covid-19 avant même qu’on ne l’envisage comme une pandémie. Plutôt que de rester les bras croisés, il a utilisé une intelligence artificielle, l’a gavée de données de l’industrie pharmaceutique et de recherches médicales, et a identifié un remède qui pourrait soulager les symptômes les plus lourds du coronavirus. Easy peasy. Une nouvelle façon de travailler Cette avancée a été rendue possible par l’employeur de Peter Richardson, BenevolentAI, qui a développé l’intelligence artificielle en question. Wired révèle que les équipes ont publié deux articles scientifiques qui ont retenu l’attention des laboratoires Eli Lilly, qui produisent le médicament en question, utilisé d’ordinaire contre l’arthrite. La société a annoncé travailler avec l’US National Institute of Allergy and Infectious Diseases sur des tests cliniques. Pour

Je vous souhaite le meilleur à vous et à vos proches. " Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes ; mais celles qui s'adaptent le mieux au changement " : Charles DARWIN En ces temps troublés, compliqués et incertains : l 'optimisme est un devoir, et la la solidarité, une obligation ! En préambule, je tiens à souligner que réflexion/analyse et concision sont un oxymore. Dans nos sociétés sur-informées et mondialisées, nous faisons une expérience nouvelle, nous partageons la curiosité, la peur et la fragilité de toute l'humanité. Plus que jamais, nous prenons conscience que le pilier sur lequel se fonde notre civilisation est mis à dure épreuve, à savoir la santé de tous les citoyens : "ce bien élémentaire et universel". Il est impératif d'accepter les mesures préventives, fussent-elles ressenties comme contraignantes, pour endiguer cette pandémie de manière claire et irrévocable. Le dur principe de réalité est un "sérum" de vérité. Le civisme est une boussole face à cette crise sanitaire. Participons à l'effort collectif en restant chez soi. L’inéluctabilité du devoir s'impose ; un fois qu'on l'a

VISIOMED GROUP (FR0013481835 – ALVMG) annonce la commercialisation d'un test RT-PCR[1] de dépistage virologique des personnes atteintes par le coronavirus Covid-19. La société renforce ainsi son arsenal de lutte contre la pandémie mondiale, en complément de ses solutions innovantes de santé connectée ; VisioCheck®, la solution de téléconsultation en mobilité, et l'assistant virtuel d'orientation diagnostic.   Accord de distribution avec Ustar Biotechnologies VISIOMED GROUP s'appuie sur l'expertise d'Ustar Biotechnologies, société chinoise créée en 2005 et dédiée à la recherche, au développement, à la fabrication et à la vente de diagnostics moléculaires innovants en laboratoires médicaux (POCT[2]). Ustar compte parmi ses actionnaires la Fondation Bill & Melinda Gates. Les tests RT-PCR de détection du Covid-19 développés par Ustar ont été approuvés par les autorités sanitaires en Chine et à Singapour. Ces tests, basés sur la détection d'acides nucléiques caractérisant la présence du SARS-CoV-2 (Covid-19) sont des dispositifs médicaux ayant obtenu le marquage CE nécessaire à leur utilisation en France.   Test de dépistage Le génome du SARS-CoV-2 est constitué d'ARN. La RT-PCR permet de détecter ce génome dans les prélèvements des patients dans un délai moyen de 3 heures. L'inscription de la

#Coronavirus : une plateforme créée pour remonter initiatives et difficultés des généralistes La Société Française de médecine générale et le Collège de médecine générale en partenariat avec la Société francophone des sciences pharmaceutiques, ont décidé de lancer la plateforme COVIGIE. Elle permettra à tous les soignants de premier recours, quelle que soit leur profession, de « remonter aux autorités les problèmes, initiatives, et signaux faibles rencontrés dans la lutte contre la pandémie COVID-19 », écrivent-ils dans un communiqué commun. Ce projet est né du constat que « les autorités sanitaires ne disposent pas aujourd’hui d’un relais d’informations structurées » leur permettant d’avoir en continu et manière agrégée les retours d’expérience des soignants sur le terrain.     Sur la plateforme web, généralistes comme les autres pourront donc transmettre aux autorités nationales et régionales : Ordres, URPS, Collèges, Ministère de la Santé, ARS…, les initiatives locales mais aussi les différentes difficultés et les signaux faibles identifiés sur l’ensemble du territoire. Synthèse quotidienne  COVIGIE pourra être alimentée de contributions individuelles mais aussi de celles issues de groupes d’échanges locaux existant : boucles de mails, WhatsApp etc. Des correspondants COVIGIE seront désignés au sein de chaque groupe et chargés de ces remontées. Pour l’analyse des données, une solution d’Intelligence artificielle sera notamment utilisée afin de « faciliter l’exploration de

LA FARCE DE LA « SOLIDARITÉ EUROPÉENNE » À LA LUMIÈRE DE LA PANDÉMIE DE COVID-19   Malgré le triomphalisme affiché par les dirigeants français, les réunions de l’Eurogroupe du 7 et 9 avril n’ont débouché que sur un nouveau refus allemand et néerlandais d’émettre les coronabonds – titres de dettes mutualisées – ardemment souhaités par l’Italie. Lors de ses deux adresses aux Français, Emmanuel Macron a mis en exergue l’importance de répondre à la pandémie à l’échelle de l’Union européenne. Les événements de ces dernières semaines questionnent pourtant la pertinence de l’échelle continentale. Dans le débat public, l’un des arguments majeurs des partisans d’une intégration européenne approfondie est la nécessité pour les Européens de pouvoir défendre leurs intérêts communs en constituant un bloc fort dans la mondialisation face à leurs adversaires que seraient notamment la Russie et la Chine. La pandémie de coronavirus n’a pourtant pas tardé à remettre en cause la validité de l’argument mettant constamment en exergue les prétendus intérêts communs des nations européennes. L’ÉCHEC DES CORONABONDS ET DE LA SOLIDARITÉ FINANCIÈRE EUROPÉENNE Depuis plusieurs semaines, l’Union européenne est loin de briller en matière d’allocation d’aides financières pour

 Une ordonnance publiée le 16 avril au Journal officiel étend la prise en charge à 100% des actes de téléconsultation et de télésoin par l'assurance maladie jusqu'à la fin de l'état d'urgence sanitaire. L'ordonnance portant "diverses dispositions sociales pour faire face à l'épidémie de Covid-19", présentée le 15 avril en conseil des ministres, comporte une série de mesures disparates concernant les hôpitaux, le médico-social et les soins de ville. Elle est prise sur le fondement des habilitations inscrites à l'article 11 de l'article de la loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid-19 du 23 mars 2020. L'article 3 de l'ordonnance dispose qu'à compter du 20 mars et jusqu'à la fin de l'état d'urgence sanitaire, en vigueur depuis le 24 mars, la participation de l'assuré (ticket modérateur) est supprimée "pour les actes réalisés en téléconsultation, les actes d'accompagnement de la téléconsultation, ainsi que pour les actes de télésoin". Le gouvernement avait dans un premier temps assoupli par décret les modalités de réalisation de la téléconsultation, avant de porter son remboursement à 100%, potentiellement jusqu'au 31 mai 2020. Désormais, la prise en charge à 100%

La crise du coronavirus Covid-19 a eu pour conséquence le développement soudain et intense de la téléconsultation, jusqu’ici relativement peu utilisée. C’est plus que jamais le moment de franchir le pas ! La téléconsultation n’a jamais eu autant de succès. L’épidémie de coronavirus et les mesures de confinement qu’elle a induites ont eu pour conséquence un essor sans précédent de cet outil, désormais au centre de la prise en charge des patients atteints du Covid-19, mais aussi de tous les autres. Déjà, avant la crise sanitaire, la téléconsultation avait bonne presse : les sondages montraient que près des 2/3 des Français se déclaraient favorables au développement de cet outil. Mais au final, peu l’utilisaient. De fait, depuis son lancement en 2018, le dispositif est resté largement sous-utilisé : moins d’un professionnel de santé sur 10 y avait déjà eu recours début 2020. Pour l’année 2019, la Cnam (Caisse nationale d’Assurance Maladie) a comptabilisé un peu plus de 60 000 actes de téléconsultation - alors que les législateurs tablaient sur 500 000 consultations à distance… Ce chiffre, il a été atteint en quelques semaines en pleine crise du coronavirus. Et il

Le coronavirus a posé le pied sur la terre de la plupart des pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’une partie de l’Asie. Dès lors, les cris d’alarme se multiplient dans les médias : « Si le virus n’est pas vaincu dans les pays du Sud, il reviendra hanter les populations du Nord. » Régulièrement, on peut trouver pour accompagner cette admonition un sous-titre avertissant que « si ce n’est pas par compassion, c’est au nom de « leur intérêt propre » que les pays riches doivent porter secours aux nations du Sud ». Ne prenant pas la peine d’envisager qu’une réponse qui ne soit guidée par l’intérêt national puisse être même imaginée, les éditos de tous bords nous épargnent l’espoir qu’un semblant de compassion puisse habiter les économies dites « avancées ». Alors que le drame humain est engagé dans les pays en développement dont les systèmes de santés sont, pour la plupart, d’une fragilité qui n’a égal que leur inégalité d’accès, le New York Times explique dans un article, qu’alors « que les États-Unis et les pays de l’Union européenne se font concurrence pour acquérir les rares équipements médicaux nécessaires à la

LE HEALTH DATA HUB OU LE RISQUE D’UNE SANTÉ MARCHANDISÉE   La crise sanitaire liée au Covid-19 révèle au grand jour les conséquences mortelles des logiques de réduction des moyens dévolus au service public hospitalier. De nombreux pays dont la France misent une fois de plus sur les solutions numériques (géolocalisation, data-surveillance) pour camoufler les effets toxiques des politiques libérales, et renvoyer injustement les citoyens à leur responsabilité individuelle face à la maladie. Le suivi continu des pathologies et rythmes biologiques via les écrans et smartphones, remplacerait-il petit à petit l’acte de soin, justifiant par là même la continuité de l’austérité infligée aux institutions publiques de santé de ces pays ? Ce qu’il y a de certain, c’est que les millions d’euros accordés au Health Data Hub mis en place par le gouvernement Philippe, et sur lequel nous nous penchons ici, n’ont pas servi à la recherche scientifique sur les coronavirus, ni à revaloriser le salaire des praticiens hospitaliers, ni à leur fournir les matériels nécessaires à leur métier et à leur protection. Par Audrey Boulard, Eugène Favier et Simon Woillet.     Au mois de décembre dernier,

Comment l'intelligence artificielle s'attaque au #Covid-19 Technologie : De la modération des médias sociaux à la découverte de l'essence même du coronavirus, l'IA contribue largement à la lutte contre le Covid-19. Voici de quelles manières cette technologie est utilisée. Alors que le coronavirus continue de se propager dans le monde entier, les entreprises et les chercheurs cherchent à utiliser l'intelligence artificielle pour relever les défis posés par celui-ci. Voici quelques exemples de projets utilisant l'IA pour lutter contre la pandémie. #Trouver des médicaments qui ciblent le virus Un certain nombre de projets de recherche utilisent l'IA pour identifier des médicaments qui ont été développés pour lutter contre d'autres maladies mais qui pourraient maintenant être réutilisés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. En étudiant la configuration moléculaire des médicaments existants avec l'IA, les entreprises veulent identifier ceux qui pourraient perturber le développement du coronavirus. BenevolentAI, une société de recherche en médicaments basée à Londres, a commencé à s'intéresser au problème posé par le coronavirus fin janvier. Le graphique de connaissances de la société, alimenté par l'IA, permet de digérer de grands volumes de littérature

L'Organisation mondiale de la santé alerte sur des médicaments falsifiés qui circulent dans plusieurs pays d'Afrique. Il s'agit de diverses chloroquines, ce médicament contre le paludisme actuellement testé pour établir s'il est efficace dans le traitement du Covid-19. Neuf produits falsifiés ont été signalés au Cameroun, en République démocratique du Congo et au Niger. Ils s'appellent Samquine, Niruquine ou encore Chloroquine Phosphate et les boîtes et flacons qui les contiennent ont l'air plus vrai que nature. Mais en réalité ces produits sont falsifiés. Certains n'ont pas été produits par le fabricant dont le nom figure sur les étiquettes. Ou alors le fabricant inscrit sur la boîte n'existe tout simplement pas.   Et surtout, ils ne contiennent pas la bonne quantité d'ingrédient actif pharmaceutique. C'est grâce à un « système mondial de surveillance et de suivi des produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés » que l'OMS est en mesure d'émettre ces alertes. Et ce sont les hôpitaux, dispensaires, centres de santé, grossistes, distributeurs et pharmacies qui contribuent à mettre à jour les alertes sur les faux médicaments, par leurs analyses et signalements. Liste et photos sur le site de l'OMS L'Organisation mondiale

Covid-19 : Le MIT conçoit un boitier pour surveiller à distance l'état de santé des malades Des chercheurs du MIT ont créé un boîtier de télédétection pour surveiller à distance l'état de santé des personnes grâce à aux ondes radio. Pour la première fois, il a été utilisé avec succès sur un patient atteint de Covid-19 qui ne nécessitait pas d'hospitalisation immédiate. Son principal intérêt est d'éliminer les risques de contamination du personnel soignant. Le laboratoire de recherche en informatique et intelligence artificielle (CSAIL) du Massachusetts Institute of Technology (MIT) développe depuis 2013 un boîtier capable d'enregistrer la respiration, les mouvements et les habitudes de sommeil d'une personne. Les chercheurs annoncent le 14 avril 2020 que pour la première fois ce dispositif de télédétection a été utilisé avec succès sur un patient atteint de Covid-19. UN ALGORITHME ANALYSE LES DONNÉES L'appareil baptisé "Emerald" s'accroche au mur et émet un signal sans fil de faible puissance qui se "reflète" sur son utilisateur même lorsqu'il se déplace. D'après les scientifiques, ce signal émet environ 1000 fois moins de rayonnement qu'un "téléphone portable standard". Un algorithme analyse

Pour venir en aide à la recherche médicale et soulager le monde hospitalier, des groupes high-tech ont mis à disposition leurs savoir-faire, chaînes de production et matériels. Avec un objectif, combattre le Covid-19.   © Maingear Avec plus de 85 000 décès à travers le monde liés à la pandémie de coronavirus, l'heure est à la mobilisation générale. Les chercheurs du monde médical n’ont de cesse de trouver un ou plusieurs remèdes pour éradiquer ce virus qui frappe tout le monde sans exception. Cette pandémie a permis de révéler les carences en matériels tels que les fameux masques de protection FFP2 et FFP3, les gants, les charlottes, les surbottes, les blouses, mais également des matériels plus spécifiques tels que les respirateurs, les cotons-tiges goupillons, les tubes à essai, etc. Pour venir en aide aux fournisseurs traditionnels de ces équipements, des industriels, dont la production de matériels médicaux n’est pas le métier, ont décidé de mettre à disposition leurs savoir-faire et outils de production, transformés pour l’occasion. Mobilisation du secteur de l'automobile Ainsi dans l’automobile, nombreux sont les constructeurs à avoir fait don d’équipements nécessaires à la protection.