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  Le tabagisme est associé à un risque accru de ronflement et d’apnées obstructives du sommeil, et il aggrave souvent la sévérité et les symptômes. Les mécanismes sont multiples : inflammation et œdème des voies aériennes supérieures, augmentation des sécrétions, altération du tonus neuromusculaire, et effets néfastes du tabac et de la nicotine sur l’architecture du sommeil. Arrêter de fumer est recommandé : cela améliore l’inflammation des voies aériennes, la qualité du sommeil et réduit les risques cardiovasculaires associés à l’AOS, même si les bénéfices complets peuvent mettre du temps à apparaître.   Mécanismes physiopathologiques (pourquoi le tabac favorise l’AOS) Inflammation locale et œdème muqueux : la fumée irrite la muqueuse nasopharyngée → épaississement, œdème et rétrécissement du calibre des voies aériennes supérieures, favorisant leur collapsus pendant le sommeil. Augmentation des sécrétions et congestion nasale : gêne nasale et obstruction nasale aggravant le ronflement et le travail respiratoire. Altération du contrôle neuromusculaire : composés du tabac peuvent modifier la fonction neuromusculaire des muscles dilatateurs du pharynx, réduisant leur capacité à maintenir l’ouverture. Effets de la nicotine : stimulant qui perturbe l’architecture du

Une étude prospective utilise une approche induite par neuroimagerie multimodale afin d’analyser l’impact neurobiologique potentiel de l’apnée obstructive du sommeil (AOS) sur la pathogenèse précoce de la maladie d’Alzheimer (MA) chez une cohorte de sujets âgés cognitivement normaux, issus de l’essai clinico-épidémiologique Age-Well. L’évaluation complète comporte une polysomnographie, une IRM volumétrique pour mesurer le volume de substance grise, une tomographie par émission de positons (TEP) avec 18F-florbetapir pour quantifier la charge amyloïde (Aβ), ainsi qu’une sous-cohorte avec TEP 18F-fluorodéoxyglucose (FDG) pour évaluer le métabolisme cérébral. L’analyse polysomnographique définit un index d’apnées-hypopnées (IAH), et conserve deux groupes distinctionnels : patients avec IAH < 15 events/h (n=31, négatifs) versus ceux avec IAH ≥ 15 events/h (n=96, positifs). Les covariables contrôlées comprennent l’âge, le sexe, l’éducation, l’indice de masse corporelle (IMC), la prise de médicaments pouvant influencer le sommeil, et le statut pour l’allèle ε4 de l’APOE. Les résultats montrent une augmentation significative du volume de substance grise dans le cortex cingulaire postérieur et le précunéus chez les sujets avec AOS, associée à une surcharge en dépôts amyloïdes mesurée par la tomographie avec 18F-florbetapir, en

L'apnée obstructive du sommeil (AOS) est un trouble respiratoire du sommeil hautement prévalent, caractérisé par des épisodes récurrents d'obstruction partielle ou complète des voies aériennes supérieures pendant le sommeil. Cette obstruction conduit à une diminution (hypopnée) ou un arrêt complet (apnée) du flux respiratoire, malgré les efforts respiratoires. Ces événements sont souvent associés à une désaturation en oxygène (diminution du taux d'oxygène dans le sang), des micro-éveils (courts réveils inconscients) et une fragmentation du sommeil. Physiopathologie et Conséquences Cliniques La physiopathologie de l'AOS est complexe et multifactorielle, impliquant des facteurs anatomiques (par exemple, hypertrophie des amygdales, rétrognathie), neuromusculaires (par exemple, diminution du tonus des muscles pharyngés) et inflammatoires. Les conséquences cliniques de l'AOS sont vastes et affectent de nombreux systèmes physiologiques. Outre la somnolence diurne excessive (SDE), symptôme cardinal de l'AOS, les patients peuvent présenter des troubles cognitifs (difficultés de concentration, de mémoire, de prise de décision), des troubles de l'humeur (dépression, anxiété), une diminution de la libido, des céphalées matinales, une nycturie (besoin d'uriner fréquemment la nuit) et une bouche sèche au réveil. Sur le plan cardiovasculaire, l'AOS est un facteur de risque indépendant

Apnée du Sommeil et Sclérose en Plaques : Analyse des Mécanismes Pathophysiologiques, de l'Impact Clinique et des Perspectives Thérapeutiques La sclérose en plaques (SEP) et l'apnée du sommeil (APN) représentent deux entités nosologiques distinctes, dont la comorbidité croissante soulève des questions fondamentales quant aux mécanismes pathophysiologiques sous-jacents, à l'impact clinique et aux stratégies thérapeutiques optimales. Cette analyse vise à synthétiser les données probantes actuelles, en mettant l'accent sur les aspects scientifiques rigoureux et les perspectives de recherche translationnelle. Sclérose en Plaques (SEP) : Pathogenèse et Hétérogénéité Clinique La SEP est une maladie inflammatoire démyélinisante chronique du système nerveux central (SNC), caractérisée par une infiltration immunitaire, une démyélinisation axonale, une gliose réactive et, à terme, une neurodégénérescence. La pathogenèse de la SEP est multifactorielle, impliquant une interaction complexe entre des facteurs génétiques de susceptibilité (par exemple, le complexe majeur d'histocompatibilité de classe II, HLA-DRB1*15:01), des facteurs environnementaux (par exemple, l'infection par le virus d'Epstein-Barr, le tabagisme, la carence en vitamine D) et des réponses immunitaires adaptatives et innées aberrantes. L'hétérogénéité clinique de la SEP se manifeste par une diversité de phénotypes, allant des formes rémittentes-récurrentes

  L'apnée du sommeil (SAS) est un trouble respiratoire chronique et fréquent qui touche des millions de personnes à travers le monde. Elle se caractérise par des épisodes répétés d'obstruction partielle ou complète des voies aériennes supérieures pendant le sommeil, entraînant des pauses respiratoires (apnées) ou une diminution significative du flux respiratoire (hypopnées). Ces événements peuvent durer de quelques secondes à plus d'une minute et se produire des dizaines, voire des centaines de fois par nuit. Mécanismes physiopathologiques et classification La physiopathologie du SAS est complexe et multifactorielle. On distingue principalement deux types d'apnée : Apnée obstructive du sommeil (AOS) : C'est la forme la plus courante, représentant environ 80 à 90 % des cas. Elle est causée par un collapsus ou un rétrécissement des voies aériennes supérieures, généralement au niveau du pharynx, en raison d'un relâchement excessif des muscles de la gorge pendant le sommeil. Des facteurs anatomiques (rétrognathie, hypertrophie amygdalienne, déviation de la cloison nasale), l'obésité (avec dépôt de graisse au niveau du cou) et certains médicaments (sédatifs, alcool) peuvent favoriser l'AOS. Apnée centrale du sommeil (ACS) : Moins fréquente, l'ACS est due à un dysfonctionnement du centre

Ce post tient à explorer les écueils liés à l'observance et à la conformité chez les patients sous traitement par PPC (Pression Positive Continue) : 1. Défis liés à la conformité et à l’adhésion : Inconfort : c’est l’une des principales raisons de l’arrêt de la PPC. Ajustement et pression du masque : Beaucoup de personnes trouvent la sensation d'un masque bien serré sur le visage inconfortable, surtout au début. Le masque peut être trop serré, provoquant des escarres ou des marques. La sensation d'air forcé peut également être déstabilisante. Claustrophobie : Certaines personnes ressentent de la claustrophobie liée au port d’un masque, ce qui entraîne de l’anxiété et un rejet de la thérapie. Sécheresse : la PPC peut provoquer une sécheresse de la bouche, du nez et de la gorge, ce qui peut être très inconfortable et perturber le sommeil. Irritation cutanée : le matériau du masque peut irriter la peau sensible, entraînant des éruptions cutanées ou des plaies. Bruit : Les appareils CPAP, bien que généralement silencieux, produisent un certain bruit. Cela peut perturber le patient et/ou son partenaire, rendant difficile l'endormissement ou le maintien du sommeil.

Ce Post offre une analyse détaillée de l’impact économique et sanitaire de l’apnée du sommeil, un trouble du sommeil de plus en plus reconnu pour ses conséquences majeures sur la santé publique et le système de santé. Il souligne que cette pathologie engendre des coûts importants, à la fois directs et indirects, et met en évidence l’intérêt de stratégies proactives pour réduire ces charges financières tout en améliorant la qualité de vie des patients. 1. Les coûts directs de l’apnée du sommeil Les coûts directs se rapportent aux dépenses médicales liées à la prise en charge de la maladie : Les traitements : La ventilation à pression positive continue (CPAP) constitue le traitement de référence pour l’apnée du sommeil, mais il s’agit d’une solution coûteuse nécessitant un suivi régulier et du matériel spécifique, ce qui génère un coût annuel non négligeable pour le système de santé. La mise en place de dispositifs oraux ou la réalisation d’interventions chirurgicales représentent également des dépenses importantes, souvent justifiées par la gravité ou la résistance au traitement. Le diagnostic : Les études polysomnographiques ou les tests à domicile, nécessaires

Dans un monde en constante accélération, où le sommeil devient un enjeu majeur de santé publique, la sieste connaît un regain d’intérêt. Selon l’enquête INSV/MGEN 2023, 40 % des adultes en France pratiquent la sieste chaque semaine, tandis que 4 personnes sur 10 souffrent de troubles du sommeil et 37 % se déclarent insatisfaites de leur qualité de repos. Longtemps considérée comme un signe de paresse, cette pratique est désormais réhabilitée, notamment grâce aux avancées en chronobiologie et neurosciences. Mais la sieste est-elle réellement bénéfique, ou présente-t-elle des risques invisibles ?     Qu’est-ce qu’une sieste et pourquoi en faire ? La sieste est une courte période de sommeil, généralement prise en milieu de journée, après le déjeuner. Elle permet de réduire la dette de sommeil accumulée ou simplement de recharger ses batteries en cas de fatigue. Différentes formes de siestes : La sieste longue (1h30-2h), pour un sommeil réparateur complet. La power nap (20-30 minutes), pour un regain d’énergie sans entrer dans le sommeil profond. La micro-sieste (moins de 10 minutes), pour une récupération immédiate. Les bénéfices documentés Depuis les années 1990, de nombreuses études, notamment japonaises (Takahashi,

L'apnée du sommeil est un trouble respiratoire sérieux qui peut avoir des répercussions importantes sur la santé physique et mentale. Il est souvent méconnu ou sous-diagnostiqué, car certains de ses symptômes peuvent sembler banals ou être attribués à d'autres causes. Cependant, reconnaître ses signes précoces est essentiel pour éviter des complications plus graves, telles que des problèmes cardiaques, hypertension, dépression ou troubles cognitifs.       Voici un aperçu détaillé des huit principaux symptômes qui peuvent indiquer la présence d'une apnée du sommeil et qui vous devez alerter à consulter un spécialiste : Un sommeil non réparateur Le premier et le plus fréquent des symptômes d'apnée du sommeil est un sommeil de mauvaise qualité. La respiration interrompue ou ralentie pendant la nuit provoque généralement des micro-réveils involontaires, même si vous ne vous en rendez pas nécessairement compte. Ces interruptions du sommeil empêchent un repos profond et régulier, ce qui entraîne une sensation de fatigue persistante, même après une nuit supposée « complète ». Vous pouvez vous réveiller en vous sentant épuisé ou ressentir une baisse d'énergie qui perdure tout au long de la journée,

  Le télésuivi est une innovation des fabricants d’appareils médicaux permettant de suivre quotidiennement les résultats de votre traitement par transmission à distance des données de l' appareil. Innovation et avantages du télésuivi Les appareils de pression positive continue (PPC) actuels sont équipés de connecteurs et de cartes mémoire qui collectent, sauvegardent et transmettent les données enregistrées pendant l’utilisation : durée d’utilisation (pendant le sommeil) index d’apnées‑hypopnées (IAH) pressions appliquées par l’appareil fuites du masque Le télésuivi améliore fortement l’observance. Les données, mises à disposition en temps réel, permettent une plus grande réactivité et une meilleure personnalisation du traitement. Elles facilitent la communication avec le médecin, qui peut adapter le traitement si nécessaire pour améliorer l’observance. Actions rendues possibles, en lien avec le médecin : Corriger la prescription si besoin. Réaliser une visite téléphonique sur rendez‑vous avec un conseiller respiratoire. Anticiper et résoudre les problèmes liés au masque. Proposer une consultation médicale si le traitement ne corrige pas correctement les événements respiratoires. Le rendez‑vous téléphonique est aussi l’occasion d’échanger sur les difficultés. Le  conseiller télésuivi peut  rassurer et  donner des conseils pratiques. les données d’observance l' IAH les rapports

Le syndrome d’apnées‑hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) représente un enjeu de santé publique et de sécurité au travail majeur, principalement à cause de la somnolence diurne excessive qu’il provoque. Cette hypersomnolence se traduit par une détérioration réelle des capacités cognitives et motrices, augmentant les risques d’accidents routiers et professionnels et pénalisant durablement la performance au travail.   Somnolence diurne et risque d’accidents Mécanisme : les micro‑réveils répétés la nuit fragmentent le sommeil et empêchent une récupération normale, conduisant à une somnolence diurne invalidante. Données de risque : les personnes avec un SAHOS non traité ont un risque d’accident de la route environ doublé par rapport aux conducteurs sains. La somnolence au volant est responsable de 6 à 30 % des accidents routiers en France, l’apnée du sommeil étant l’une des causes principales. Implication professionnelle : pour les professionnels de la conduite ou les opérateurs de machines, ce risque se traduit par une probabilité accrue d’accidents graves mettant en danger la personne mais aussi des tiers. Impact sur les performances professionnelles Fonctions altérées : troubles de la concentration, déficit d’attention, altération de la mémoire à

  Le SAHOS est très fréquent chez les patients hypertendus, particulièrement en cas de résistance HTA (≈83 % si IAH≥10/h). La PPC/CPAP réduit modestement la PA moyenne, mais ces baisses (-≈5 mmHg systolique et -4 mmHg diastolique dans l'HTA résistance) sont cliniquement pertinentes et associées à une réduction du risque cardiovasculaire. L'effet dépend fortement de l'observance (effet dose‑réponse : ~1 mmHg systolique et diastolique gagné par heure d'utilisation supplémentaire). Il est donc recommandé de rechercher un SAHOS chez tout patient avec HTA résistance et d'envisager la PPC si le SAHOS est significatif et/ou symptomatique. Points clés chiffrés et seuils Prévalence : ~38 % des hypertendus si IAH≥20/h ; ~83 % chez HTA résistance si IAH≥10/h. Déf. HTA résistance : PA non contrôlé malgré trithérapie incluant un diurétique thiazidique ≥1 mois + mesures hygiéno‑diététiques. Effet PPC sur PA : ≈–2 mmHg (HTA non résistance) ; ≈–5/–4 mmHg (systolique/diastolique) dans l'HTA résistance (métanalyse 2021). Effet comparable à la dénervation rénale (≈–6,5 mmHg systolique). Effet dose‑réponse (HIPARCO 2021) : chaque heure d'utilisation en plus → ≈–1 mmHg syst. et dia. Qui dépister / qui appareiller

Une longue et douloureuse réflexion sur mes trente ans de #Spécialiste en #Médecine #Générale. Je dédis cette réflexion à mon #Ami , le #Docteur #BONNIN #Roland , président du conseil département de l'ordre des medecins des Deux Sèvres pendant 16 ans , qui reste pour moi un précepteur de la bonne pratique médicale , vertueuse , respectueuse et moderne.   POUR TOI ROLAND Dans l’ombre silencieuse d’un système en déclin, Se lève le murmure d’un espoir en déliquescence. Un médecin, gardien d’un fragile matin, Lutte dans la nuit de l’indifférence. Dix heures, douze heures, chaque jour un sacrifice, Un soupir retardé, un week-end oublié. Trois semaines d’évasion pour une vie en fragilité, Et l’État qui regarde, sourd, sans écouter. Le chiffre chancelle, la vocation s’effrite, Les jeunes se détournent, craignant l’incertitude. Les zones oubliées pleurent leur solitude, Tandis que la relève s’éloigne, lancinante et abstraite. Épuisés, usés, mais encore fiers, Ils portent l’espoir d’une santé juste et vraie. Mais leur voix s’efface dans un cri de désespoir, Un appel à notre âme, à notre engagement, à nos lois. Car sans eux, la lumière vacillera, Les maladies s’étendront, invisibles et insatiables. Une brûlure profonde dans le tissu de la citoyenneté, Une perte irremplaçable, un

Le ronflement du conjoint  peut-il rendre sourd ?   Peut-on devenir sourd à force de dormir à côté d'un ronfleur ? Lorsque la presbyacousie s'invite dans un couple de longue date, la question devient parfois une source de conflit. Une enquête de Specsavers relance le débat

La 5G, ou la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile, se montre capable de révolutionner plus que jamais le domaine de la santé, grâce à sa connexion plus rapide, plus stable et plus sécurisée. Elle offre une interaction en temps réel au sein du milieu médical et aussi avec le patient. La télémédecine est une forme de pratique médicale à distance qui consacre davantage le rôle et l’apport de la 5G pour le secteur de la Santé. Il s’agit d’une pratique dont la pertinence a été démontrée surtout durant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 qui a mis en avant le besoin urgent de penser de nouvelles pratiques de soigner à distance, et de garantir la réactivité et l’adaptation des services de santé. Avec ses avancées prometteuses, la 5G permet des progrès significatifs en matière de télémédecine et facilite ainsi l’accès aux soins au plus grand nombre de patients dans plusieurs régions du pays. La téléconsultation est parmi les manifestations les plus communes et fréquentes de la télémédecine. L’ampleur de cette pratique s’est montrée notamment durant la

Dire qu’ils sont éreintés serait un euphémisme. Qu’ils soient infirmiers ou aides-soignants, beaucoup sont déjà au bout du rouleau. La faute à la crise sanitaire, bien sûr. La faute, aussi, à des années de coupes budgétaires qui ont amputé les hôpitaux d’une partie de leur capacité de travail et de leur matériel et fait supporter le poids de ces manques aux soignants, contraints de se démultiplier. La pandémie n’a fait que révéler les failles d’un système sanitaire tenu à bout de bras par une armée de soignants dévoués qui aujourd’hui commencent déjà à rendre la blouse en masse alors que la deuxième vague déferle sur la France. Deux fois plus de situations d’épuisement professionnel Au point que l’Ordre des infirmiers enregistrait le 11 octobre dernier un « quasi doublement des situations d’épuisement professionnels en quelques mois », selon son enquête menée sur 60 000 infirmiers. « Cinq à six décès par jour ça laisse des traces ! », confie Virginie, infirmière à la Pitié-Salpêtrière (Paris). En 24 ans de carrière, elle n’avait jamais vécu ça. « En plus de l’usure normale des choses se rajoutent les : qu’est-ce qu’on va avoir ? Qu’est ce qui va se passer ? Dans quelles conditions ? » Des missions qui ne sont

Fondé sur des principes de solidarité et de redistribution, le modèle de santé français fait face à un défi technologique majeur. Alors que les nouvelles technologies issues de la quatrième révolution industrielle offrent des solutions thérapeutiques innovantes, l'intégration de la « médecine 4.0 » dans les pratiques médicales reste incertaine.En pleine crise du Covid-19, accompagner une industrie pharmaceutique dynamique et responsable est pourtant une priorité. (*) Par Thomas Bourleaud, consultant en stratégie, spécialiste en droit hospitalier. La « médecine 4.0 », une médecine personnalisée Jumeau digital, impressions 3D, réalité virtuelle

#Doctolib : encore 30 fois plus de consultations vidéo qu’avant l’épidémie, comment pérenniser cette pratique ?.   L’usage de la consultation vidéo a explosé pendant l’épidémie de Covid-19 : 4,6 millions de rendez-vous ont été pris en consultation vidéo sur Doctolib depuis début mars, contre seulement 200 000 avant l’épidémie. Cette pratique, qui reste très forte malgré le déconfinement, s’est révélée particulièrement utile pour les professionnels de santé comme pour les patients. Doctolib propose plusieurs évolutions pour continuer de démocratiser cette pratique en tirant les leçons de l’épidémie tout en respectant les principes fondamentaux de notre système de santé. La consultation vidéo s’est révélée particulièrement utile pendant l’épidémie : elle a permis aux professionnels de santé de continuer de suivre leurs patients tout en limitant le risque de contamination. L’usage du service de consultation vidéo de Doctolib a logiquement explosé pendant l’épidémie : - 4,6 millions de consultations vidéo ont été réalisées. - 1,41 million de patients ont effectué au moins une consultation vidéo. - 32 500 professionnels de santé ont adopté la consultation vidéo. Ce décollage dépasse Doctolib : au niveau national, nous sommes passés de 15 000 consultations

Face à cette  crise humaine et sanitaire   sans précédent , j’ai une pensée   émue pour toutes ces personnes   qui ont perdu un proche pendant cette terrible période de confinement. Médecin , j’ai été confronté à des peurs , des tristesses , des révoltes et des colères de patients privés de deuil. Je ne veux pas polémiquer , cependant je pense que l’on a manqué d'empathie , de prévoyance et d’humanité envers les malades en fin de vie âgées ou non durant cette pandémie. On a autorisé les bureaux de tabac , les boulangeries et les supermarchés

Des malades expulsés par leurs propriétaires, des infirmières quittées par leur époux, les noms de cas contacts jetés en pâture sur les réseaux sociaux : en Afrique subsaharienne, la bataille contre le Covid-19 passe aussi par la lutte contre la stigmatisation. “Le coronavirus n’est pas une maladie honteuse”, martèlent les autorités à travers le continent, où des personnes suspectées de l’avoir contracté sont pointées du doigt au travail, dans leur quartier et jusque dans leur foyer. Il y a un mois, Fatou, une Sénégalaise d’une vingtaine d’années qui préfère ne pas donner son vrai prénom, en a fait l’amère expérience: après avoir été en contact avec un malade, la jeune femme – qui s’est immédiatement confinée dans sa chambre – a été mise au ban de son quartier. Le coronavirus n'est pas une maladie honteuse “Des messages ont circulé sur les réseaux sociaux, avec mon prénom, mon nom et mon adresse”, explique la jeune fille qui ne veut même pas qu’on écrive dans quelle ville du Sénégal elle habite. Puis des jeunes du quartier ont commencé à propager des mensonges, affirmant qu’elle “avait contracté

“Nous avons un nouveau virus qui pénètre la population humaine pour la première fois et il est en conséquence très difficile de dire quand nous pourrons le vaincre”, a prévenu l'OMS le 13 mai lors d'une conférence de presse à Genève en Suisse. Le nouveau coronavirus “pourrait ne jamais disparaître”. Alors qu’une partie du monde, dont la France, entame son déconfinement, de plus en plus d’experts craignent que le SARS-CoV-2 ne s’éternise et que l'on doive apprendre à vivre avec. Lors d’une conférence de presse qui s’est virtuellement tenue à Genève (Suisse) mercredi 13 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rejoint ces inquiétudes. “Nous avons un nouveau virus qui pénètre la population humaine pour la première fois et il est en conséquence très difficile de dire quand nous pourrons le vaincre”, a ainsi déclaré Michael Ryan, directeur des questions d’urgence sanitaire à l’OMS, à l’heure où le bilan mondial s’approche des 300 000 morts. “Ce virus pourrait devenir endémique dans nos communautés”, a-t-il prévenu, alarmiste. Cinq mois après l’apparition de l’épidémie de Covid-19 en Chine, de nombreuses inconnues subsistent autour du nouveau coronavirus. La principale zone d’ombre

Pauline Vitale, avocate et Claudia Weber, avocate associée, du cabinet IT Law, analysent les récentes évolutions des règles relatives à la téléconsultation à l'occasion de la crise sanitaire actuelle. Depuis le début de l’épidémie du Covid19, la téléconsultation connaît un essor considérable avec, à titre d’exemple, 486 369 téléconsultations facturées à l’assurance maladie entre le 23 et le 29 mars1. Pour rappel, la téléconsultation est une consultation entre unprofessionnel médical « téléconsultant » et un patient, par l’intermédiaire des technologies de l’information. Elle fait partie, avec la télésurveillance, la téléexpertise, la téléassistance et la régulation médicale, des cinq actes de télémédecine2 définis par le code de la santé publique3. Cadre initial - Depuis 20184, la téléconsultation est prise en charge si : le patient a donné son consentement préalablement à la réalisation de l’acte après avoir été informé des conditions de réalisation de la téléconsultation ; elle respecte le parcours de soins coordonnés5 ; le patient a été orienté initialement par son médecin traitant quand la téléconsultation n’est pas réalisée avec ce dernier, dans les conditions du parcours de soins coordonnés ; le patient est connu

L'après-11 mai dans les cabinets de médecine générale représente l'une des grandes inconnues de la suite de l'épidémie de Covid-19. Doit-on s'attendre à une poursuite d'activité au ralenti pour les médecins de famille, ou au contraire à une reprise nette des consultations ? Les chiffres dévoilés Doctolib ce lundi sont en faveur de la deuxième option. Le leader de la prise de rendez-vous en ligne a observé l'évolution des réservations de créneaux de consultations après le déconfinement et s'attend ainsi à une hausse des consultations d’environ 60 % dans les cabinets à partir du 11 mai prochain, date programmée de la fin du confinement. Légère reprise de l'activité depuis mi-avril La chute massive du nombre de consultations, que Doctolib estime à -47 % pour les médecins généralistes et à -71 % chez les autres spécialistes entre la semaine moyenne du mois de janvier 2020 et la semaine du 13 avril, devrait ainsi laisser place à un rebond des prises de rendez-vous d'ici dix jours. Cette tendance est déjà observée depuis deux semaines par Doctolib. « Doctolib constate un rebond de + 31 % du nombre des consultations la semaine du 20 avril par rapport à la semaine du 13 avril, avec notamment +20 % d’activité chez les médecins généralistes et +49 % d’activité pour

Quantifier la proportion de personnes ayant développé des anticorps en réaction au virus SARS-CoV2 et documenter les effets de cette épidémie sur les conditions de vie de nos concitoyens apparaissent comme des enjeux majeurs pour appuyer l’élaboration des stratégies de déconfinement et de prévention les plus adaptées, permettre la détection précoce de toute reprise épidémique et, sur le plus long terme, suivre l’efficacité des mesures prises. Porté par l’Inserm et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du ministère des Solidarités et de la Santé, en lien avec leurs partenaires (INSEE, Santé publique France, CNRS, INED, Université Paris-Saclay), le projet EpiCOV est une large étude épidémiologique, adossée à une grande enquête statistique, proposant de fournir une cartographie globale et scientifiquement fiable du statut immunitaire de la population et de sa dynamique, sur l’ensemble du territoire, via la collecte d’échantillons biologiques couplée à des questionnaires. L’objectif du projet EpiCOV est de fournir d’une part, une cartographie précise du statut immunitaire de la population, de la santé, des conditions de vie et des inégalités sociales concernant ces 3 paramètres,