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La  santé connectée est la médecine de demain, la science est entrée dans notre vie, on est dans un monde 3.0.  Les objets connectés ne pourront exister sans la validation de l’intelligence humaine. La vague numérique, véritable tsunami sur les pratiques médicales, va tout bouleverser. Le patient  expert hyperconnecté, véritable mobinaute, vampirise toutes les informations médicales. Il prend son temps pour s’informer sur sa pathologie, les forums, les applications mobiles et les objets  connectés . Il revient enfin, au centre de la politique de santé publique, un acteur de premier rang. Le médecin sûr de son savoir et de sa science, peine à se transformer en un surfeur numérique expert. Une communauté de médecins expert 3.0 est vitale pour l’aider enfin à muter dans le monde réel numérique et interactif. Il doit acquérir  une bonne connaissance  des nouveaux outils et se maintenir  à jour des possibilités de transformer sa pratique médicale quotidienne. Le médecin 3.0 doit absolument s’informer en temps réel sur l’actualité des objets connectés et autres applications mobiles pour rester un médecin expert. Beaucoup  de ces outils numériques permettent de suivre l’évolution des données vitales rythme cardiaque tension artérielle glycémie poids saturation en

SANTE CONNECTEE : la consultation médicale devient connectée Depuis vingt ans, je suis un médecin généraliste de campagne, un véritable médecin de brousse, une espèce en voie de disparition non protégée. Je travaille sans relâche mais avec toujours la même passion dans mon désert médical qui est désormais connecté. Depuis quelques mois, je suis un médecin connecté ! J’utilise dans ma pratique médicale quotidienne des objets connectés : balance , tensiomètre, glucomètre et oxymètre, tous sans fil  se connectent via bluetooth sur l’écran de ma tablette. Ce sont pour la plupart des produits iHealth certifiés dispositifs médicaux, CE et FDA, ce qui n’est pas systématique avec les gadgets santé/bien- être qui fleurissent autour des smartphones. Les objets que j’utilise sont simples, beaux, ludiques et intuitifs rendant ainsi la consultation interactive et fluide. Le patient visualise en même temps que moi les données recueillies, le partage de l’information est complet. L’objet ne s’interpose pas dans la relation médecin / patient, il devient complice permettant même des échanges supplémentaires. Lors d’une prise de tension artérielle, je peux échanger avec mon patient, c’est du temps médical gagné. La consultation médicale est ainsi connectée

Santé connectée : La fascination est évidente, les inquiétudes sont légitimes. Gérer ses informations médicales à travers des applications est une pratique de plus en plus courante. A cet effet, l’exploitation et la sécurisation de ces données donne matière à réflexion. Beaucoup d’utilisateurs se posent en effet la question : où iront toutes ces données ? Existe-t-il un cadre légal pour protéger ces informations à caractère personnel ? Dans son deuxième Cahier Innovations et Prospectives sur le thème « le corps connecté », la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a révélé que « Le marché de la santé sur mobile (m-santé) devrait représenter 26 milliards de dollars à l’horizon 2017 et concerner près de 1,7 milliard d’utilisateurs et 500 millions d’utilisateurs de Smartphones et de tablettes utiliseront des applications mobiles liées à la santé en 2015 ». L’engouement des utilisateurs pour les applications santé est de plus en plus important, face à cette situation, les acteurs économiques y ont vite exploité le précieux filon. Voilà quelques semaines que les géants américains et sud-coréens, Google, Apple et Samsung, ont respectivement lancé leurs plateformes e-santé : SAMI,

Applications mobiles et médecins, vers une fracture digitale avec le patient ? Le constat est sans appel : “ Si les médecins sont devenus utilisateurs d’applications mobiles de santé pour leur pratique, ils ne se sont pas encore tournés vers les applis patients. La fracture digitale entre les professionnels de santé et les patients risque de devenir une réalité si la France ne rattrape pas son retard en ce domaine ”. Des professionnels de santé pratiquants… Près de 9 professionnels de santé sondés sur 10 déclarent être mobinaute (50,2 % étant équipés d’un smartphone et d’une tablette, 33,3 % uniquement d’un smartphone et 5,1 % d’une tablette) et plus de 6 sur 10 déclarent utiliser des applications mobiles pour leur pratique. Parmi ceux-ci, 62 % les téléchargent à partir de l’Appstore (iOs). Dans plus d’1 tiers des cas, ils ont téléchargé ces applications car ils les utilisaient sur d’autres supports (web, papier…), pour 24 % en faisant une recherche au hasard, dans près de 2 cas sur 10 car elle leur avait été conseillée, dans 13 % car ils en connaissaient l’éditeur ou l’auteur et

SANTE  CONNECTEE : une arme fatale  pour l’observance  médicale Prés de 50  %  des patients ne prennent pas leur traitement médical  régulièrement. Quel énorme gâchis sur le plan économique et sanitaire. Cela se chiffre en million d’euros et une surmortalité difficile à évaluer. La méfiance des patients vis à vis du médicament est  grandissante . Les différents scandales récents ( MEDIATOR , STATINES… ) ne sont pas prêts de restaurer la confiance. La relation médecin-patient retrouve ici toute son essence, source d’économie de santé et de prise en charge thérapeutique Sur deux pathologies morbides répandues comme le diabète et l’hypertension, la santé connectée peut enfin apporter une véritable révolution des comportements du médecin et  du patient. Ils deviennent enfin complices. Les appareils  connectés tensiomètres et glucomètres vont enfin permettre un nouveau « contrat » médecin-patient. L’auto-mesure  ne remplace pas le médecin mais c’est un renfort essentiel pour la prise en charge du patient. Le patient se connaît mieux, il visualise  les résultats de son traitement, il devient l’acteur essentiel de sa santé, il se connaît mieux donc il se traite enfin mieux. Le médecin va ensuite valider ces données médicales, les intégrer dans le dossier