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L'intelligence artificielle (IA) générative ne se contente plus de nous orienter sur une carte ou de répondre à des requêtes simples : elle dialogue, rédige, synthétise, et semble parfois "penser" à notre place. Cette omniprésence technologique, qui s'est installée avec une fulgurance inédite, soulève une question fondamentale que les neurologues, psychiatres et chercheurs en sciences de l'éducation scrutent avec attention : cet outil, véritable miroir de nos habitudes, nous rendra-t-il plus agiles… ou plus passifs ? Le risque de la paresse cognitive : quand l'effort s'efface Le danger premier, largement documenté par les neurosciences, est celui de la plasticité neuronale. Notre cerveau se construit, se maintient et évolue grâce à l'effort : apprendre, mémoriser, confronter des idées, et résoudre des problèmes complexes. Or, en nous offrant une réponse immédiate et fluide, l'IA risque d'inhiber ce processus de "musculation" cérébrale. À l'instar de l'effet GPS, qui a réduit nos capacités de navigation spatiale, nous assistons à une forme d'amnésie numérique. Le psychiatre Serge Tisseron, auteur de Machines maternelles, est formel : le risque est celui du "désapprentissage". Pourquoi s'astreindre à structurer une pensée ou

On les applaudit, on achète leurs maillots, on s'extasie devant leurs plaquages dévastateurs et leurs K.O. spectaculaires. Mais derrière la gloire des stades et des rings, une épidémie silencieuse est en train de ronger l'élite mondiale du sport de contact. Ce n'est plus une théorie du complot, ni une vague spéculation : la science est formelle. À force de se fracasser le crâne pour notre divertissement, des milliers d'athlètes se condamnent à une fin de vie atroce. Bienvenue dans l'enfer de l'encéphalopathie traumatique chronique (ETC), ou CTE en anglais. Ce n'est pas une blessure de guerre, c'est le résultat d'un match de football, de rugby ou de hockey. L'anatomie d'un désastre annoncé Le CTE n'est pas une simple commotion cérébrale. C'est une maladie neurodégénérative progressive causée par des impacts répétés à la tête, même ceux qui ne provoquent pas de perte de connaissance immédiate. Imaginez un cerveau qui, à chaque choc, subit des micro-déchirures. Avec le temps, ces lésions s'accumulent, détruisent les tissus, et transforment la personnalité de l'athlète. Les symptômes ? Ils sont aussi variés qu'effrayants : Perte de mémoire immédiate et confusion

Dans le domaine de la santé mentale, les troubles du comportement tels que le Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) et le Trouble des Connexions Sensorielles (TROS) peuvent souvent prêter à confusion. Une compréhension précise de ces deux conditions est essentielle pour garantir un diagnostic adéquat et un traitement efficace. Cet article explore les caractéristiques distinctives du TDAH et du TROS, les défis de diagnostic, et l’importance d’un traitement personnalisé.   Qu'est-ce que le TDAH ? Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental qui affecte principalement l’attention, le comportement et l'autocontrôle. Il se manifeste souvent dès l'enfance et peut persister à l'âge adulte. Les symptômes du TDAH sont généralement classés en trois catégories principales : Inattention : Difficulté à prêter attention aux détails. Tendance à faire des erreurs d’inattention dans les tâches scolaires ou professionnelles. Oubli fréquent des rendez-vous ou des tâches quotidiennes. Hyperactivité : Agitation, incapacité à rester assis. Parole excessive. Difficulté à jouer ou à s'engager calmement dans des activités. Impulsivité : Interruption fréquente des autres ou incapacité à attendre son tour. Prise de décisions hâtives sans réfléchir

L'hypersomnolence est un trouble caractérisé par une somnolence excessive pendant la journée, qui peut interférer de manière significative avec les activités quotidiennes et la qualité de vie d’un individu. Les causes de l'hypersomnolence peuvent varier : troubles du sommeil, troubles neurologiques, problèmes psychologiques ou même facteurs médicaux. Dans certains cas où la polysomnographie et la polygraphie respiratoire ne montrent pas de problèmes pertinents, l’utilisation de psychostimulants peut être envisagée. Cet article explore les indications de ces médicaments, les situations dans lesquelles ils peuvent être prescrits, ainsi que leur mode d'action et leur utilisation chez les patients hypersomniaques. Comprendre l'Hypersomnolence L'hypersomnolence peut se manifester de diverses manières : Somnolence Diurne : Les personnes éprouvent une fatigue persistante et un besoin irrépressible de dormir pendant la journée. Episodes de Sommeil Inappropriés : Les individus peuvent s'endormir à des moments inappropriés, comme en conduisant ou au travail. Difficultés de Concentration : Un manque d'énergie et de motivation peut également résulter en problèmes de concentration et en une baisse des performances. Le diagnostic de l'hypersomnolence nécessite une évaluation approfondie, y compris une polysomnographie pour exclure des troubles tels que l'apnée

  L’hyper somnolence, souvent peu reconnue, se manifeste par une fatigue intense et une envie de dormir excessive durant la journée, malgré une quantité suffisante de sommeil la nuit. Ce phénomène affecte la qualité de vie, la productivité et les relations personnelles.  Qu’est-ce que l’hyper somnolence ? L’hyper somnolence se distingue des simples troubles de sommeil. Elle se traduit par un besoin constant de sommeil, souvent accompagné d’une difficulté à rester éveillé même dans les moments les plus inappropriés. Cela peut amener à de la somnolence pendant des tâches quotidiennes comme conduire, travailler ou participer à des conversations. Causes de l’hyper somnolence Troubles du sommeil : Apnée du sommeil : Épisodes répétés d’arrêt de la respiration pendant le sommeil, entraînant un sommeil non réparateur. Narcolepsie : Maladie neurologique chronique, caractérisée par une somnolence excessive et des accès soudains de sommeil. Syndrome des jambes sans repos : Sensations désagréables dans les jambes, obligeant à les bouger, perturbant ainsi le sommeil. Facteurs médicaux : Hypothyroïdie : Une glande thyroïde peu active peut causer une fatigue excessive. Diabète : Les fluctuations de la glycémie peuvent influencer la vigilance et l'énergie. Médicaments :

Un tournant anthropologique radical Nous vivons un moment historique singulier où l'espèce humaine a acquis la capacité de réécrire son propre code génétique. Les technologies CRISPR, les thérapies géniques et les avancées en bio-ingénierie nous offrent désormais les moyens d'intervenir directement sur notre substrat biologique. Parallèlement, l'émergence de l'intelligence artificielle redéfinit les contours de notre cognition et ouvre la perspective d'une hybridation profonde entre l'humain et la machine. Ces deux phénomènes convergents inaugurent une forme inédite de co-évolution : non plus la lente adaptation darwinienne aux pressions environnementales, mais une transformation intentionnelle, rapide et potentiellement radicale de ce que nous sommes. Pour la première fois dans l'histoire de la vie sur Terre, une espèce devient l'architecte consciente de sa propre évolution, tout en développant des entités artificielles susceptibles d'évoluer à leurs côtés. Cette perspective soulève une question anthropologique fondamentale : qu'est-ce qui définit l'humain lorsque les frontières entre le biologique et l'artificiel, entre le donné et le construit, deviennent poreuses ? Sommes-nous à l'aube d'une mutation anthropologique aussi profonde que l'émergence du langage ou celle de l'écriture ? La longue histoire de l'externalisation cognitive L'hybridation

Ah, le bon vieux joint ! Cet allié indéfectible des soirées tranquilles et des discussions philosophiques sur le sens de la vie… jusqu'à ce qu'il se transforme en votre pire ennemi nocturne. Qui aurait cru que derrière la promesse d’une relaxation absolue se cachait le vilain petit canard de l’apnée du sommeil ? Un vrai coup de théâtre, non ? Commençons par le début : vous êtes là, tranquille, profitant de cette douce montée d’herbe, rêvant d’un sommeil digne des plus grands narcoleptiques. Mais attendez ! Avant de sombrer dans les bras de Morphée, sachez que vous pourriez bien vous retrouver à jouer au ping-pong respiratoire sous vos draps. Oui, mes amis, l'apnée du sommeil n'est pas juste un mot à la mode, c'est une fiesta pour votre gorge et vos poumons qui, pour des raisons mystérieuses, semble avoir décidé de vous faire vivre un combat de boxe pendant la nuit. Voyons les choses en face : vous allumez ce joint avec l'espoir de relaxer vos muscles tendus, mais que se passe-t-il vraiment ? Le calme bienheureux se mue en une lutte

Dans le cœur palpitant de Los Angeles, là où le temps semble suspendu entre réalité et illusion, repose une étoile dont l’éclat n’a jamais faibli. Marilyn Monroe, le mythe incarné, trouve enfin une pause dans la symphonie tumultueuse de sa vie. En cette nuit silencieuse, les murs de sa chambre semblent murmurer les secrets d’une existence vécue à la fois dans la lumière aveuglante de la célébrité et l'ombre cachée de la vulnérabilité. Marilyn, ou plutôt Norma Jeane, était bien plus qu’une simple icône. Elle était une âme tourmentée par des souvenirs d’enfance inachevés, une étoile piégée dans le firmament des attentes d’un monde implacable. Ses jours étaient baignés de la lumière crue des projecteurs, mais ses nuits étaient peuplées de pensées plus profondes, d’aspirations jamais satisfaites et de quêtes personnelles pour un amour sincère et inconditionnel. Alors qu'elle approche de sa dernière veille, la chambre se transforme en sanctuaire, abritant les vestiges tangibles de ses rêves et de ses réalités. Les murs, témoins silencieux de ses espoirs chuchotés, vibrent doucement au rythme de ses pensées apaisées. Elle s’allonge, enveloppée dans une

L’insomnie, trouble du sommeil caractérisé par des difficultés à dormir, à rester endormi ou par un sommeil non réparateur, touche des millions de personnes à travers le monde. Pourtant, malgré son ubiquité et ses conséquences sévères, cette problématique demeure largement sous-développée dans le champ de la recherche en santé mentale. Pourquoi une telle situation persiste-t-elle ? Quelles sont les enjeux et les pistes à explorer pour faire de l’insomnie une véritable clé dans la compréhension et le traitement des troubles psychiatriques ? 1. Une vision limitée qui occultée son rôle aggravant Traditionnellement, l’insomnie est considérée comme un symptôme ou une conséquence secondaire de troubles mentaux : dépression, anxiété, trouble bipolaire, schizophrénie… Cette vision réduit sa place à celle d’un effet plutôt qu’une cause potentielle. Or, cette approche erronée limite la compréhension de son rôle dans la genèse et l’évolution des pathologies mentales. En réalité, l’insomnie peut précéder, contribuer ou aggraver ces troubles, créant un cercle vicieux difficile à dénouer. 2. Un facteur de risque majeur, mais sous-estimé De nombreuses études soulignent que l’insomnie n’est pas seulement un corollaire d’un trouble mental, mais un facteur

La vie nous réserve parfois des rencontres improbables, entre la science, la dépendance et la lutte pour la survie. Parmi ces rencontres, celle entre la cocaïne, ce stimulant puissant, et le syndrome d’apnée du sommeil, une pathologie silencieuse et dangereuse, soulève de nombreuses questions. Tout semble opposé, et pourtant, il existe une relation paradoxale, à la fois fascinante et alarmante. La physiologie de la respiration : un équilibre fragile La respiration, cette action automatique que nous accomplissons sans y penser, est au cœur de notre existence. Elle repose sur un fragile équilibre entre vigilance, tonus musculaire et régulation nerveuse. Toute perturbation dans cet équilibre peut entraîner des troubles importants, dont le syndrome d’apnée du sommeil, caractérisé par des épisodes répétés de cessations respiratoires durant la nuit. Alors, où intervient la cocaïne dans cette équation ?   La cocaïne, un stimulant de la respiration… en théorie La cocaïne, connue depuis des siècles et tristement célèbre pour ses effets addictifs, agit principalement en bloquant la recapture de neurotransmetteurs comme la noradrénaline, la dopamine et la sérotonine. Ce mécanisme entraîne une augmentation de leur concentration dans le cerveau, stimulant

Lorsque Marc Aurèle, empereur romain et philosophe stoïcien, écrit : « Le bonheur de ta vie dépend de la qualité de tes pensées », il ne formule pas seulement un conseil moral — il décrit une réalité psychologique que la science confirmera près de deux mille ans plus tard. Aujourd’hui, les neurosciences et la psychologie montrent que notre dialogue intérieur ne se contente pas de colorer notre expérience — il la crée. Notre façon de penser façonne littéralement la chimie, la structure et le fonctionnement de notre cerveau. La sagesse antique Le stoïcisme enseigne que les événements extérieurs échappent à notre contrôle, mais pas l’interprétation que nous en faisons. Pour Marc Aurèle et les autres Stoïciens, la paix intérieure ne résidait pas dans l’absence d’épreuves, mais dans la maîtrise de notre perception. Dans Pensées pour moi-même, il écrit : « Si quelque chose extérieur te cause de la peine, ce n’est pas la chose en elle-même qui te trouble, mais le jugement que tu portes sur elle ; et tu as le pouvoir de le révoquer à tout moment. » Cette idée résume l’un des principes psychologiques

Qu’est-ce que la psychose IA ? Depuis 2025, des cliniciens alertent sur un phénomène émergent : des patients développent des symptômes psychotiques après une utilisation intensive de chatbots avancés. Ce trouble, appelé psychose IA, illustre les risques psychologiques liés aux interactions prolongées avec l’intelligence artificielle et spécifiquement les chatbots reposant sur les grands modèles de langage (LLM). La psychose IA désigne une perte de contact avec la réalité déclenchée ou aggravée par l’usage intensif de systèmes conversationnels. Les conséquences peuvent être sévères : isolement, rupture sociale, hospitalisation, voire comportements dangereux.⚠️ Si vous avez des pensées suicidaires ou traversez une crise : appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide. Ce service est gratuit, confidentiel et disponible 24h/24 et 7j/7. Les mécanismes psychologiques impliqués Le 12 août 2025, le psychiatre chercheur Keith Sakata de l’Université de Californie à San Francisco a alerté sur les réseaux sociaux : il a observé 12 hospitalisations en lien direct avec ce qu’il décrit comme une perte de contact avec la réalité déclenchée par l’usage de chatbots alimentés par de puissants modèles de langage. Miroir hallucinatoire et sycophantie algorithmique Le

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1. Limites cognitives, techniques et structurelles des IA génératives Les modèles de langage comme ChatGPT sont des algorithmes probabilistes de génération textuelle, sans conscience ni “esprit” propre. Ils traitent le langage en prédisant statistiquement le mot suivant, pas en comprenant un sens profond (Bender & Koller, 2020). Ils n’ont pas de cognition incarnée (pas de corps ni d’expérience sensorielle réelle) ni d’émotions authentiques, donc ils ne peuvent pas véritablement ressentir de l’empathie ou percevoir le patient dans sa globalité (Priestley, 2023). Depuis le programme ELIZA (Weizenbaum, 1966), on sait qu’un logiciel peut donner l’illusion de compréhension sans en avoir réellement. En d’autres termes, ChatGPT « mime » l’empathie et la compréhension, mais sans présence humaine ni subjectivité. Pas de conscience, ni de “psyché” propre (Priestley, 2023). ChatGPT « ne pense pas ce qui est le mieux pour l’utilisateur, seulement comment le garder engagé »  (Østergaard, 2025). Pas d’intuition clinique ni perception des signaux non verbaux (intonation, posture, micro-expressions). Apprentissage sur données passées → reproduction de biais présents dans les corpus d’entraînement (Chen et al., 2024). Pas de supervision humaine, ni de suivi

Physiopathologie détaillée : Hypoxie intermittente et stress oxydatif : L'apnée obstructive du sommeil (AOS) se caractérise par des pauses respiratoires répétées pendant le sommeil, entraînant une hypoxémie intermittente (baisse de la saturation en oxygène) et des micro-éveils. Cette hypoxie intermittente déclenche une cascade d'événements biologiques néfastes. L'hypoxie répétée induit une production excessive d'espèces réactives de l'oxygène (ROS), conduisant au stress oxydatif. Ce stress oxydatif endommage les cellules et les tissus, en particulier dans le cerveau, affectant les régions impliquées dans la régulation de l'humeur et des fonctions cognitives. Le stress oxydatif active également des voies inflammatoires, amplifiant la réponse inflammatoire systémique. Inflammation systémique et neuroinflammation : L'AOS est associée à une élévation des marqueurs inflammatoires, tels que la protéine C-réactive (CRP), l'interleukine-6 (IL-6) et le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α). Ces cytokines inflammatoires peuvent pénétrer dans le cerveau et induire une neuroinflammation. La neuroinflammation perturbe la neurotransmission, affecte la plasticité synaptique et endommage les neurones, contribuant ainsi aux troubles de l'humeur et aux déficits cognitifs. En particulier, l'inflammation dans l'hippocampe, une région cérébrale cruciale pour la mémoire et la

Effets des antidépresseurs sur le sommeil et la respiration Les antidépresseurs, classe de médicaments psychotropes très couramment prescrits (plus d’un Français sur 5 en a déjà pris), agissent principalement sur des neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine. Ils sont utilisés pour traiter la dépression, l’anxiété, les troubles obsessionnels compulsifs, certaines douleurs neuropathiques, et même certains troubles du sommeil. Cependant, leur effet sur la respiration nocturne est complexe et potentiellement problématique : Ils peuvent provoquer des épisodes d’apnée centrale du sommeil (ACS) : Les centres respiratoires situés dans le tronc cérébral contrôlent la respiration en stimulant le mouvement respiratoire et en adaptant sa fréquence en fonction des besoins en oxygène. Certains antidépresseurs peuvent déprimer ou perturber ces centres, réduisant ainsi leur capacité à réguler la respiration. Cela peut entraîner des pauses respiratoires involontaires pendant la nuit, caractéristique de l’ACS. Impact des benzodiazépines :Utilisées notamment pour traiter l’anxiété et l’insomnie (ex : Xanax, Valium), ces médicaments partagent des effets dépressifs sur le système respiratoire.Leur action relaxante augmente la tonicité des muscles de la gorge, ce qui peut provoquer un blocage des

Une méthodologie rigoureuse pour des résultats probants Des chercheurs de l’université de Dartmouth ont publié les résultats du premier essai clinique de Therabot, un chatbot thérapeutique basé sur l’intelligence artificielle, dans le New England Journal of Medicine AI (27 mars 2025). Publiée le 27 mars dans le New England Journal of Medicine AI, l’étude a porté sur 106 participants répartis sur l’ensemble du territoire américain, tous diagnostiqués avec un trouble dépressif majeur, un trouble anxieux généralisé ou un trouble de l’alimentation (TCA). Chaque participant a eu accès à Therabot via une application mobile, avec la possibilité d’engager une interaction de manière autonome ou de répondre à des sollicitations. Le LLM a été optimisé pour le dialogue en santé mentale. Les résultats obtenus sont significatifs : L’étude menée auprès de 106 participants souffrant de dépression majeure, d’anxiété généralisée ou de troubles de l’alimentation révèle des réductions significatives des symptômes : 51 % pour la dépression, 31 % pour l’anxiété, 19 % pour les préoccupations liées au poids et à l’image corporelle. Les participants ont utilisé Therabot via une application mobile pendant quatre semaines. Les échanges ont été

Avec Intérieur nuit (Les arènes, 2025), Nicolas Demorand, figure bien connue du paysage médiatique français, quitte le registre de l’information pour livrer un texte brut, dense et frontal sur l’effondrement psychique. Ce récit autobiographique, qui s’ouvre sur une hospitalisation en service psychiatrique, nous entraîne dans une traversée sans fard de la maladie mentale, vécue de l’intérieur. Ce n’est pas une confession, encore moins une quête de rédemption, mais une mise à nu lucide et courageuse. Demorand décrit sans détour la dépression sévère, les états dissociatifs, l’épuisement nerveux. Il parle d’angoisse, de perte de sens, de vacillement identitaire — autant de réalités cliniques rarement formulées avec une telle précision et une telle intensité littéraire. Mais au-delà du témoignage personnel, Intérieur nuit interroge les causes systémiques de la souffrance mentale. L’auteur montre comment le culte de la performance, la surcharge cognitive, la tyrannie de l’image et le silence autour de la fragilité masculine ont contribué à sa chute. Ce qui frappe, c’est la manière dont le récit déconstruit les récits habituels de résilience. Pas de glorification du « retour à soi », pas de

Corinne Grenier, Kedge Business School; Angélique Chassy, EM Normandie, Jérôme Béranger, Inserm, Dr Antoine Poignant, Connected Doctors. À l’image des chatbots, les nouveaux outils numériques en santé modifient la prise en charge des patients. Leurs promoteurs vantent l’aide qu’ils apportent au médecin qui se consacre davantage à la consultation. Pour garantir un usage éthique, l’humain doit demeurer l’agent central dans l’exercice de la médecine digitale. Progressivement, les outils numériques dédiés à la santé se sont imposés dans notre vie quotidienne. Les lois de 2018 et 2019 ont intégré la télémédecine dans le cadre légal pour favoriser l’innovation et améliorer l’accès aux soins. La crise sanitaire du Covid-19, durant laquelle les Français se sont familiarisés avec les outils numériques en santé, a marqué une nouvelle étape. Aujourd’hui, le plan « Ma Santé 2022 » réaffirme le rôle clé qu’ils entendent jouer dans la réduction des inégalités d’accès aux soins. Et si on en croit l’édition 2024 de l’Observatoire du numérique en santé d’Harris Interactive, 78 % des Français jugent positivement le développement des technologies numériques dans le domaine de la santé. Certains Français experts du numérique, d’autres avec une

Simone Biles fait partie des personnalités populaires qui n’hésitent pas à évoquer leur santé mentale. En 2021, c’est pour la préserver qu’elle avait choisi de se retirer du concours par équipes lors des JO de Tokyo. Lionel Bonaventure/AFP     Antoine Pelissolo, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) La question des troubles de santé mentale semble avoir envahi médias et réseaux sociaux ces dernières années. Rien d’étonnant : la pandémie de Covid-19 est passée par là, faisant exploser les problèmes psychiques. Mais de quoi parle-t-on exactement quand on parle de « santé mentale » ? Qu’est-ce qui entre dans la catégorie des troubles ? Qui est concerné ? Faisons le point.   Érigée en « grande cause nationale » pour l’année 2025, la santé mentale sort enfin du silence dans lequel elle est plongée depuis trop longtemps, entre fausses représentations, peurs diverses ou déni plus ou moins généralisé. De fait, les troubles de santé mentale semblent aujourd’hui (un peu) plus faciles à évoquer dans l’espace public et dans la sphère privée, au point d’ailleurs que l’augmentation des demandes de consultations se heurte de plus en plus à l’insuffisance de l’offre dans ce domaine. Toutefois, le

Dans le cadre du Plan Dispositifs Médicaux Innovants France 2030, le Grand Défi « Dispositifs médicaux numériques en santé mentale » vise à faire émerger des technologies de santé numériques innovantes en santé mentale et en psychiatrie. L’objectif est également d’assurer l’accès aux dispositifs médicaux numériques permettant de répondre aux besoins (non couverts ou partiellement couverts) des patients, des aidants et des professionnels pour la prévention, le diagnostic, la prise en charge, le suivi et le rétablissement dans le champ de la santé mentale. La méthodologie d’élaboration du plan d’actions du Grand Défi a permis de faire émerger un ensemble de propositions d’actions suite à l’audition de 153 acteurs et en concertation avec le comité d’experts du Grand Défi « DM Numériques en santé mentale » mis en place début 2024. Dans la lignée de tous les travaux menés sur le numérique en santé par la Délégation au numérique en santé (DNS), il est co-construit avec les acteurs de l’écosystème sans qui l’Etat ne pourrait avancer avec la même ambition. Cette transformation nous engage collectivement : opérateurs, territoires, professionnels et établissements, entreprises du secteur et citoyens. Ce Grand

  COMMUNIQUE DE PRESSE   A quelques jours du 10 octobre, Journée mondiale de la santé mentale, les entreprises du médicament s’engagent et proposent une série de mesures pour promouvoir l’innovation et améliorer la prise en charge psychiatrique des patients en France. Les maladies mentales se classent au troisième rang des maladies en termes de prévalence après les cancers et les maladies cardio-vasculaires, selon l’OMS. 75% des affections psychiatriques débutent avant l’âge de 25 ans (1). Les entreprises du médicament, réunies au sein du comité Santé mentale du Leem, sont mobilisées autour d’un objectif commun : améliorer la qualité de vie et optimiser la prise en charge des patients souffrant de maladies psychiatriques. Elles partagent aujourd’hui une plateforme de propositions qui s’articulent autour de trois axes clés : la recherche, l’accès et le parcours. Cette mobilisation appelle de ses vœux un engagement de tous les acteurs concernés pour faire de la santé mentale une grande cause nationale.   La crise sanitaire du Covid-19 a donné un coup de projecteur au problème de santé publique que représente la santé mentale des Français, en particulier chez

Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche annonce à l’université PSL la liste des PUI (pôles universitaires d'innovation) lauréats et les financements associés. Cette politique ambitieuse, financée dans le cadre de France 2030 à hauteur de 165 millions d’euros, permettra d’accélérer l’utilisation des résultats de la recherche au profit des Françaises et des Français. Le président de la République a rappelé les ambitions françaises en matière d’innovation et plus particulièrement de création de start-up : en particulier l’objectif de 100 licornes et de 500 start-up deeptech par an d’ici 2030. Cet objectif particulièrement ambitieux se justifie par l’impact que peut avoir la recherche sur notre société : vivier de solutions aux défis de notre temps tels que la transition écologique ou énergétique, ou les souverainetés sanitaires, alimentaires, et technologiques, ou encore de mieux nous soigner. Le Gouvernement s’est fortement mobilisé ces dernières années pour favoriser la création et la croissance d’entreprises innovantes. L’engagement du Gouvernement dans la deeptech a ainsi permis un renforcement significatif de l’impact des découvertes scientifiques et technologiques pour l’économie et la société dans son ensemble.