Un regard #éthique sur les nouveaux outils d’assistance #digitale en #médecine
Corinne Grenier, Kedge Business School; Angélique Chassy, EM Normandie, Jérôme Béranger, Inserm, Dr Antoine Poignant, Connected Doctors. À l’image des chatbots, les nouveaux outils numériques en santé modifient la prise en charge des patients. Leurs promoteurs vantent l’aide qu’ils apportent au médecin qui se consacre davantage à la consultation. Pour garantir un usage éthique, l’humain doit demeurer l’agent central dans l’exercice de la médecine digitale. Progressivement, les outils numériques dédiés à la santé se sont imposés dans notre vie quotidienne. Les lois de 2018 et 2019 ont intégré la télémédecine dans le cadre légal pour favoriser l’innovation et améliorer l’accès aux soins. La crise sanitaire du Covid-19, durant laquelle les Français se sont familiarisés avec les outils numériques en santé, a marqué une nouvelle étape. Aujourd’hui, le plan « Ma Santé 2022 » réaffirme le rôle clé qu’ils entendent jouer dans la réduction des inégalités d’accès aux soins. Et si on en croit l’édition 2024 de l’Observatoire du numérique en santé d’Harris Interactive, 78 % des Français jugent positivement le développement des technologies numériques dans le domaine de la santé. Certains Français experts du numérique, d’autres avec une
#Décentraliser les soins des #EHPAD à #domicile : une fausse bonne idée ?
La France comptera 4 millions de seniors en perte d’autonomie en 2050, contre 2,5 millions en 2015.Georg Arthur Pflueger/Unsplash, CC BY-NC-ND Claire Le Breton, Grenoble École de Management (GEM); Albane Grandazzi, Grenoble École de Management (GEM); Frédéric Bally, Grenoble École de Management (GEM) et Thibault Daudigeos, Grenoble École de Management (GEM) Selon l’Insee, la France comptera 4 millions de seniors en perte d’autonomie en 2050, contre 2,5 millions en 2015. Autant de personnes dont le vieillissement nécessitera une large palette de soins, d’un soutien médicalisé à des formes d’assistances plus quotidiennes, pour se lever ou faire leur toilette. Toujours selon ces mêmes projections, pour maintenir le pourcentage de personnes en établissement, il faudrait que le nombre de places en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), établissements pour personnes âgées moins dépendantes et accueils temporaires augmente de 50 % à l’horizon 2050. Cette option n’est pas à l’ordre du jour : les structures Ehpad telles que nous les connaissons sont jugées trop coûteuses et souffrent de multiples sources de stigmatisation. Celles-ci rendent le placement en résidence médicalisée compliqué à gérer d’un point de vue psychologique et social