Comment la #kétamine agit-elle sur les « #croyances #dépressives » ?
Un Français sur cinq connaitra un jour un épisode dépressif. Malgré sa fréquence, ce trouble reste mal expliqué… et parfois impossible à traiter. La kétamine pourrait offrir une piste novatrice. Hugo Bottemanne, Sorbonne Université Qu’est-ce qui détermine ce que nous croyons à propos du monde, de nous-mêmes, de notre passé, et de notre futur ? Les neurosciences cognitives suggèrent que nos « croyances » dépendent de l’activité de notre cerveau, et plus précisément de la manière dont il traite les informations sensorielles afin de donner du sens à notre environnement. Ces croyances (définies comme des estimations de probabilité) sont au cœur des processus prédictifs cérébraux permettant à notre cerveau de prédire la structure probabiliste du monde qui nous entoure. Ces prédictions pourraient même être les briques fondamentales à partir desquelles sont construits nos états mentaux, comme les perceptions et les émotions. Nombre de troubles psychiatriques, telles la dépression ou la schizophrénie, sont ainsi caractérisés par des croyances insolites dont on peine à comprendre l’origine. Or, si les systèmes cérébraux qui les sous-tendent étaient bien identifiés, ils pourraient constituer une cible majeure d’action thérapeutique pour soulager la souffrance
#Origine du #SARS-CoV-2 et du #Covid19 : le point sur l’enquête en cours et les dernières hypothèses
Virginie Courtier, Université Paris Cité et Etienne Decroly, Aix-Marseille Université (AMU) En mars 2021, la commission conjointe Chine-OMS qui s’était rendue à Wuhan concluait dans son rapport que l’épidémie de Covid-19 avait très probablement une origine zoonotique (animale) et que l’hypothèse d’un accident de laboratoire était très improbable… Cependant, à cette même occasion, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, prenait à contre-pied cette annonce en affirmant que toutes les hypothèses restaient ouvertes et qu’il restait des questions qui « devront être traitées dans le cadre d’études supplémentaires ». Plus de deux ans et demi se sont désormais écoulés depuis les premiers cas détectés en Chine, en décembre 2019. Quelles sont aujourd’hui les dernières avancées concernant l’origine du SARS-CoV-2, le virus responsable du Covid-19 ? Avons-nous fait les progrès nécessaires depuis notre dernière analyse sur le sujet pour résoudre cette question brûlante ? L’enjeu est de déterminer l’origine de cette pandémie afin d’essayer d’éviter de nouvelles épidémies similaires dans le futur. À ce jour, ni les virus progéniteurs (ancestraux) de l’épidémie ni l’animal responsable des premières transmissions du virus à l’espèce humaine n’ont été identifiés. En absence
Volet #Santé du Conseil national de la refondation. #CNR
Lundi 3 octobre 2022, François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, a lancé le volet Santé du Conseil national de la refondation. Dans les semaines à venir et jusqu’à la fin de l’année, des ateliers de travail, comme ceux menés au Mans début octobre, seront reproduits sur tout le territoire, métropole et outre-mer. Citoyens, professionnels, élus et administration plancheront, ensemble, sur les défis à relever pour améliorer l’accès à la santé des Français. Pour cela, 4 grands défis ont été identifiés : Donner accès à un médecin traitant ou une équipe traitante à tous, en particulier aux plus fragiles, par exemple en : mobilisant les CPTS (communauté professionnelle territoriale de santé) ; activant les leviers existants pour trouver du temps médical (recrutements d’assistants médicaux, développement de l’exercice coordonné ; faisant jouer la solidarité entre les territoires ; augmentant le recours à la téléconsultation. Avoir une réponse d’urgence partout accessible et de qualité, grâce notamment à : la généralisation du service d’accès aux soins dès 2023 ; la construction d’un principe de responsabilité territoriale le jour, la nuit et le week-end. Mobiliser les leviers locaux d’attractivité pour les
Une #IA remplacera-t-elle bientôt votre #psychiatre ?
Vincent Martin, Université de Bordeaux et Christophe Gauld, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne « Bonjour Monsieur. Je vous en prie, installez-vous. Alors… comment allez-vous depuis la dernière fois ? » Et si, dans quelques années, cette phrase anodine n’était plus prononcée par un psychiatre en chair et en os mais par une IA, une Intelligence artificielle ? Avec la résurgence récente de la psychiatrie dans le débat public, notamment en raison de la crise sanitaire, l’idée de proposer des systèmes de suivi de la santé mentale intégrant des IAs a ressurgi. Elle est, soyons honnête, loin d’être nouvelle puisqu’on trouve la première trace d’un chatbot (programme de dialogue) dédié à la psychiatrie, nommé ELIZA, dès 1966. Ces dernières décennies, les avancées en Intelligence artificielle ont permis la montée en puissance des chatbots, « robots thérapeutes » ou autres systèmes de détection de l’état de santé à travers la voix. Il existe aujourd’hui plus d’une vingtaine de robots-thérapeutes validés par des études scientifiques en psychiatrie. Plusieurs de ces travaux avancent que les patients pourraient développer de véritables relations thérapeutiques avec ces technologies, voire que certains d’entre eux se sentiraient même plus à
Une #enquête nationale révèle l’état de #santémentale préoccupant des #étudiants en #médecine
Ariel Frajerman, Inserm; Rolland Franck, Inserm et Yannick Morvan, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières En complément : si vous éprouvez une souffrance psychique, vous pouvez trouver des ressources et conseils et contacter des professionnels en appelant le 3114. « Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours. » Cet adage bien connu des médecins illustre la réalité de leur métier : une confrontation quotidienne à des situations difficiles, à la maladie, à l’impuissance parfois et à la mort… Et si « le premier médicament du médecin, c’est le médecin lui-même », il peut arriver qu’il soit lui aussi touché – d’autant plus dans le contexte actuel de pénurie et de grandes tensions du système de santé. Ces difficultés qui semblent systémiques affectent tout particulièrement les usagers, mais les soignants ne sont pas épargnés pour autant. Les difficultés et le sentiment d’épuisement peuvent alors être majorés, en particulier chez les étudiants et les jeunes médecins, qui se trouvent en position de devoir compenser les failles du système au côté des autres professionnels de santé. La question de la santé mentale des étudiants en médecine a été mise sur le devant
Changement de #genre des #mineurs : l’appel de personnalités aux médias
Élisabeth Badinter, signataire du manifeste. 140 scientifiques et intellectuels publient dans la presse européenne un manifeste réclamant une information impartiale à l’attention des jeunes. Le collectif franco-belge de professionnels de l'enfance (médecins, psychologues, enseignants, universitaires) de l'Observatoire de la Petite Sirène a pris l'initiative de publier dans la presse de plusieurs pays d'Europe un manifeste afin d'alerter le grand public sur la nécessité d'avoir accès à une information impartiale dans les médias et les institutions publiques sur le « changement de genre » chez les mineurs (la « dysphorie de genre » est le sentiment ou la souffrance qui peuvent être exprimés par des personnes dont l'identité de genre ne correspond pas à leur sexe biologique et qui souhaitent, pour certains, changer de genre en effectuant une transition sociale et éventuellement médicale à un âge trop précoce). En créant l'Observatoire des discours idéologiques sur l'enfant et l'adolescent (www.observatoirepetitesirene.org) et en publiant La Fabrique de l'enfant-transgenre, de Caroline Eliacheff et Céline Masson (Éd. de l'Observatoire, 2022) et La Dysphorie de genre, de Jean-Pierre Lebrun et Charles Melman (Éd. Érès, 2022), l'Observatoire de la Petite
Le lourd impact de l’épidémie de #Covid sur la #santémentale des #médecins libéraux en France
Ariel Frajerman, Inserm et Jean-François Costemale-Lacoste, Inserm Dès le début de la pandémie de Covid-19 début 2020, des psychiatres ont alerté sur le risque d’augmentation de troubles psychiatriques. Très tôt, des études ont ainsi été réalisées chez les jeunes (adolescents, étudiants et étudiants en santé), chez les soignants hospitaliers et également en population générale). Mais, paradoxalement, peu d’études se sont intéressées aux médecins libéraux. Une souffrance qui précède la pandémie La souffrance psychologique des médecins libéraux est une problématique apparue et connue bien antérieurement à la récente pandémie. En effet, elle était déjà étudiée depuis au moins 20 ans, avec notamment les travaux du Dr Didier Truchot et le rapport au Conseil National de l’Ordre des médecins du Dr Leopold en 20036. Avant la pandémie, la prévalence du burn-out chez les médecins généralistes français était évaluée à 48 % dans cette population. Le burn-out des médecins est un problème de santé publique non seulement pour les médecins qui en souffrent, mais également pour leurs patients en raison des conséquences sur la qualité des soins délivrés : moins d’empathie, plus de risque d’erreurs médicales… Ainsi, une étude sur des
@Doc2u innove en #téléconsultation avec « One » son objet médical connecté
Véritable cabinet médical , ce dispositif médical connecté unique qui tient dans la main regroupe 6 outils essentiels pour une téléconsultation fiable ! Le contexte récent de la crise sanitaire a mis en évidence la nécessité de déployer massivement la téléconsultation. Hélas, nombre de praticiens y renoncent régulièrement, n’ayant pas les moyens de mesurer les paramètres physiologiques des patients pour établir un diagnostic fiable. Destinée à tous les acteurs de la télémédecine (plateformes de téléconsultation, EPHAD, infirmières, entreprises
Dix circonstances qui mènent à une nouvelle #pandémie
La population humaine, en pleine croissance, est sous la menace de pandémies de nature inédite du fait même de son développement incontrôlé. Aleksandr Ozerov / Shutterstock Raúl Rivas González, Universidad de Salamanca Épidémies et pandémies ne sont, malheureusement, pas nouvelles. Un simple coup d’œil à l’histoire de l’humanité suffit à montrer que la lutte de notre espèce contre les maladies infectieuses a été constante. Sans parler du récent Covid, la peste noire, le choléra, la tuberculose, la grippe, la typhoïde ou la variole ne sont que quelques exemples de celles qui ont laissé des traces indélébiles… Chaque maladie nécessite une action spécifique et la mise en œuvre de différents mécanismes de prévention, de réponse et de traitement. C’est pourquoi il est essentiel d’identifier les origines et les modes d’apparition des agents pathogènes. À cet égard, environ 60 % des maladies infectieuses émergentes signalées dans le monde sont des zoonoses (qui sont transmises entre les animaux et les humains). On estime qu’environ un milliard de personnes dans le monde tombent malades et que des millions meurent chaque année à la suite d’événements zoonotiques. Et sur plus
#Variole du #singe : « Cette circulation de la maladie est complètement nouvelle »
Micrographie électronique de particules de virus de la variole du singe isolés en 2003 aux États-Unis, dans des échantillons humains (à gauche, les virus matures, ovales, à droite les virus immatures, ronds).Cynthia S. Goldsmith, Russell Regner / CDC / AP Camille Besombes, Institut Pasteur et Arnaud Fontanet, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) Depuis le début du mois de mai, plus d’une centaine de cas suspects de variole du singe, maladie originaire d’Afrique, ont été détectés dans plusieurs pays européens ainsi qu’en Amérique du Nord, en Australie, et en Israël. Quel est ce virus ? Qui est concerné ? Faut-il s’inquiéter de cette flambée de cas ? Engagés depuis 3 ans dans le projet Afripox, qui vise à mieux comprendre la variole du singe dans sa région d’émergence, Camille Besombes, médecin infectiologue et doctorante dans l’unité d’Arnaud Fontanet, coordinateur du projet, fait le point. The Conversation : Qu'est-ce que le virus de la variole du singe, ou monkeypox ? Camille Besombes : Le virus de la variole du singe (« monkeypox » en anglais) appartient au genre des Orthopoxvirus, auquel appartient le virus de la variole. Il s’agit d’un gros virus
Questionnaire Téléconsultation – Anonyme – aidez cette étudiante
Bonjour, Je suis étudiante à l'UFR SHLS en Franche-comté et dans le cadre de mon master 2 information communication je réalise un mémoire sur l'impact de la téléconsultation sur les patients. J'ai besoin d'environ 300 réponses à mon questionnaire mais j'ai vraiment du mal à en obtenir. Je me demandais si vous pourriez le partager ? Il s'adresse aux personnes qui ont déjà effectué au moins une téléconsultation. Aucune question sur la raison médicale de la téléconsultation n'est posée. Les réponses sont anonymes et resteront confidentielles. Voici le lien du questionnaire : https://cvip.sphinxonline.net/surveyserver/s/ltrognot/teleconsultations/questionnaire.htm… Merci !!!
D’où viennent nos #pensées spontanées ?
Une personne peut avoir plusieurs milliers de pensées par jour, dont beaucoup peuvent être classées comme spontanées ou involontaires. (Shutterstock) Francois Richer, Université du Québec à Montréal (UQAM) Nos pensées sont comme un théâtre intime qui nous étonne et nous fascine. Elles peuvent nous surprendre, nous stimuler, nous pousser à l’action et parfois aux larmes. Autant certaines pensées peuvent déclencher des émotions, autant d’autres peuvent être déclenchées par ces dernières : les sentiments influencent le contenu de notre théâtre mental. Les images et les phrases éphémères qui occupent notre esprit font partie intégrante de notre vie. Des estimations de neuro-imagerie basées sur les transitions d’état du cerveau montrent que nous pouvons avoir de quatre à huit pensées par minute. Même en tenant compte de certaines périodes de fatigue ou d’apathie et de nombreuses périodes consacrées à visionner, lire ou écouter, cela peut représenter plusieurs milliers de pensées par jour. Plusieurs troubles psychologiques entraînent des modifications du flux de pensée. Les états maniaques, les déficits de l’attention et l’anxiété augmentent souvent le rythme des pensées, tandis que la dépression et la démence peuvent le réduire. Nos pensées spontanées De
#Armes #chimiques : de quoi s’agit-il ?
Mutti Anggitta, Laboratorium Indonesia 2045 Sur les zones de conflits, les armées disposent de deux types d’armes : celles dites conventionnelles, et d’autres dites « non conventionnelles ». Incluses dans la classification des armes de destruction massive, elles regroupent les armes nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques – des poisons potentiellement mortels qui peuvent être disséminés sous forme de gaz, d’aérosols ou de liquides. Pour ces armes « NRBC », l’impact peut être très étendu et frapper de manière indiscriminée et incontrôlée tant les troupes que les civils. Ce qui renforce le sentiment de vulnérabilité. Ces caractéristiques des armes chimiques en font donc aussi des instruments de terreur. Elles ne blessent pas seulement le corps : le risque, diffus, souvent imperceptible, nuit tout autant à la santé mentale des soldats et des populations menacées. Caractéristiques des agents chimiques Il existe quatre types d’agents chimiques : Les agents suffocants ou asphyxiants (chlore, phosgène…). Ils provoquent une irritation des voies respiratoires et endommagent les poumons en y causant la formation d’œdème (ils se remplissent de liquide). Les agents sanguins (cyanure d’hydrogène, chlorure de cyanogène gazeux, etc.) Ce sont des poisons puissants et à action rapide
#ENSEMBLEUKRAINE L’APPEL DE LA #FRENCHTECH AU SECOURS DES UKRAINIENS
#ENSEMBLEUKRAINE L’APPEL DE LA #FRENCHTECH AU SECOURS DES UKRAINIENS
.@Future4care , @HôtelDieu et @PariSanteCampus annoncent un partenariat inédit au service de la #santé #numérique
A l’occasion du salon MedinTechs, qui sest tenu à Paris les 8 et 9 mars 2022, PariSanté Campus, programme national porté par le Président de la République, @Hôtel-Dieu, porté par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et Future4care, porté par Sanofi, Orange, Generali et Cap Gemini, rendent public le partenariat inédit dans lequel ils souhaitent s'engager. La révolution numérique est une transformation globale : elle naît de la recherche, s’ancre dans le soin et suppose le déploiement de solutions industrielles permettant un changement d’échelle en réponse aux attentes des patients et des professionnels de santé, en ville comme à l’hôpital. Pour donner les meilleurs atouts à la France et jouer les premiers rôles dans cette révolution, il est essentiel tout à la fois de mobiliser les forces scientifiques, hospitalo-universitaires et industrielles et de les faire converger. C’est le sens du partenariat annoncé par les trois grands acteurs que sont PariSanté Campus Future4care et @Hôtel-Dieu et qui ont pour vocation d’accélérer l’innovation en santé chacun avec des expertises spécifiques : PariSanté Campus dans le champ dans de la recherche et de la formation, Future4Care sur le plan
Solidarité #Ukraine #Téléconsultation @FrencHealthcare
Pour répondre à l’urgence de la situation en Ukraine, French Healthcare Association met en place une plateforme de téléconsultation permettant l’accès aux soins des patients et assistance de personnels paramédicaux Ukrainiens. Vous êtes médecin, idéalement Ukrainophone, Russophone ou Anglophone et vous souhaitez donner quelques heures de votre temps pour réaliser des téléconsultations à destination des Ukrainiens ? Manifestez votre intérêt pour l’initiative en vous inscrivant ci-dessous : Je m’inscris et souhaite être informé sur l’initiative téléconsulation Ukraine N’hésitez pas à partager cette initiative en diffusant ce lien dans votre réseau.
.@LaFrenchCare : le #CoqBlanc qui communique la #santé
La French Care : Bpifrance lance un coq blanc pour faire émerger des champions tricolores de la santé Après La French Tech en 2013, La French Fab en 2015 et La French Touch en novembre 2021, La French Care s’engage pour la promotion et le développement de la filière santé sur l’ensemble du territoire. La filière santé pesait 163 milliards d’euros en France en 2019, soit 6,7 % du PIB. Pour soutenir ce secteur majeur, Bpifrance s’allie aux acteurs français de la santé afin de révéler la richesse de leur écosystème. La French Care a pour vocation de créer des synergies entre toutes les parties prenantes du secteur, composé d’acteurs privés et publics engagés sur tout le territoire. Pour Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, elle est “l’incarnation d’une communauté d’entrepreneurs” qui partage une identité forte et une volonté commune de l’excellence dans le domaine. Symbolisée par le coq banc, La French Care souhaite faire de la France une force motrice de l’innovation dans la santé. Fédérer l’écosystème de la Santé La French Care est le mouvement des acteurs de la Santé,
#MaSanté2022 : @MesDocteurs fait confiance à @Enovacom pour faciliter l’échange et le partage sécurisé de données de santé
MesDocteurs, acteur majeur de la télésanté en France, fait confiance à Enovacom pour assurer ses opérations d’interopérabilité (échange et partage de données, normalisation des flux…) via sa plateforme d’interopérabilité sécurisée en mode SaaS ENOVACOM Health Platform. Dans le cadre de la stratégie du numérique en santé #MaSanté2022, un socle d’interopérabilité commun à tous les acteurs de la santé a été défini pour faciliter les échanges de données entre tous les acteurs du parcours de soins. L’objectif : imposer les mêmes référentiels d’interopérabilité et de sécurité pour les outils utilisés par les professionnels de santé, établissements de santé et par les organismes d’assurance maladie afin que tous puissent parler le même langage technique. MesDocteurs a fait partie des premiers opérateurs de télésanté à rejoindre ses travaux de convergence sur les référentiels et outils socles des pouvoirs publics. Cette collaboration avec Enovacom va permettre à MesDocteurs d’industrialiser ses échanges et de fluidifier de manière sécurisée des données de santé au bénéfice de la qualité des parcours de santé et de soins. Objectif : Mon espace santé À l’heure de la création de Mon espace santé, un nouvel espace numérique pour
#Bioéthique : cœur de porc greffé sur un homme, quand les #technologies abolissent les limites du vivant
L’équipe de l’école de médecine de l'université du Maryland, à Baltimore (États-Unis), implante un cœur de cochon génétiquement modifié dans la poitrine de David Bennett, 57 ans. École de médecine de l'université du Maryland Emmanuel Hirsch, Université Paris-Saclay Au moment où il est tant question, dans le contexte de la pandémie de Covid-19, de vaccins à ARN messager, la transplantation d’un cœur de porc sur un Américain âgé de 57 ans, le 7 janvier 2022 à l’École de médecine de l’Université du Maryland (États-Unis), éclaire d’autres champs de la recherche biomédicale. Cette innovation scientifique chirurgicale est démonstrative d’une capacité d’intervention sur l’être humain qui, au-delà de la prouesse technologique, reconfigure les repères dans la relation interespèces, non seulement d’un point de physiologique, mais aussi dans une approche anthropologique. Tentatives d’approches chirurgicales disruptives et spectaculaires Quelques repères historiques permettent de mieux comprendre l’évolution des pratiques de greffes d’organes, dans une première phase à partir de donneurs vivants ou de cadavres. Le 23 décembre
« #Emmerder les #non-vaccinés », est-ce efficace pour changer les #comportements ?
Patricia Gurviez, AgroParisTech – Université Paris-Saclay et Marie-Laure Mourre, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) « Emmerder » les non-vaccinés : la phrase fait les gros titres et alimente toutes les discussions depuis quelques jours. Nous ne nous lancerons pas dans un débat politique ni sémantique, ce que d’autres se chargent de faire très bien par ailleurs. En revanche, cette phrase semble apporter confirmation de la pertinence des modèles issus des sciences sociales et humaines et incite à s’y reporter. Les recherches sur la résistance à la persuasion démontrent que les attaques frontales viennent en réalité renforcer les attitudes initiales au lieu de les modifier, aussi bien auprès des « anti » qui y verront une raison supplémentaire de résister face à une tentative de réduire leur liberté (aussi connue sous le terme de réactance), que les « pros » qui trouveront là une confirmation réconfortante de leurs propres convictions ; au final, les anti et les pro campent sur leurs positions, voire les accentuent. Choquer pour convaincre ? Il était donc certainement moins question de vaccin que de reprise de parole pour l’exécutif. Nous proposons ici une interprétation supplémentaire. On peut
#Omicron : l’OMS l’a classé #variant #préoccupant très vite, pourquoi ?
Ed Feil, University of Bath L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que la lignée B.1.1.529 du SARS-CoV-2, que l’on pense être apparue en Afrique australe, va être désignée comme un variant préoccupant (VoC, pour variant of concern) sous le nom d’« Omicron ». Cette décision a déjà précipité un large changement dans les priorités de la gestion des pandémies à l’échelle mondiale. L’OMS a recommandé, entre autres, une surveillance accrue en particulier à travers le séquençage du génome du virus, une recherche ciblée pour comprendre les dangers posés par ce variant et le renforcement des mesures d’atténuation (comme le port obligatoire d’un masque). Des restrictions plus importantes sur les voyages internationaux sont déjà entrées en vigueur au Royaume-Uni et dans de nombreux autres pays. En effet, le Japon a fermé ses frontières à tous les visiteurs étrangers. (Retrouvez ici les recommandations françaises, ndlr.) Une vitesse de classement sans précédent La vitesse à laquelle le variant Omicron a été désigné préoccupant a été vertigineuse. Un peu plus de deux semaines se sont écoulées depuis les premières infections connues au Botswana et en Afrique du Sud. Un
#Omicron #B.1.1529 : comment ce nouveau #variant du SARS-CoV-2 a-t-il été identifié, et que sait-on de lui ?
Prof. Wolfgang Preiser, Stellenbosch University; Cathrine Scheepers, University of the Witwatersrand; Jinal Bhiman, National Institute for Communicable Diseases; Marietjie Venter, University of Pretoria et Tulio de Oliveira, University of KwaZulu-Natal Depuis le début de la pandémie de Covid-19, le Réseau de surveillance génomique en Afrique du Sud suit l’évolution du coronavirus SARS-CoV-2. Fin 2020, ce précieux outil, qui permet de comprendre le mode de propagation du virus, avait détecté une nouvelle lignée de SARS-CoV-2, 501Y.V2, qui a été par la suite baptisée variant Bêta. Aujourd’hui, un nouveau variant a été identifié : B.1.1.529. L’Organisation mondiale de la santé l’a déclaré « variant préoccupant », et lui a attribué le nom d’Omicron. Pour nous aider à mieux comprendre la situation, Ozayr Patel, de The Conversation Africa, a demandé à des scientifiques de partager ce qu’ils savent de ce variant. Où en sont les recherches scientifiques « Traquer les nouveaux variants » : si excitante que puisse paraître cette activité, elle repose principalement sur le séquençage du génome entier du coronavirus, à partir d’échantillons qui ont été testés positifs. Chasser les nouveaux variants nécessite un effort concerté. L’Afrique du Sud et le Royaume-Uni ont
#Vaccination de l’#enfant contre le #Covid19 : des enjeux éthiques inédits
Aux États-Unis, la vaccination contre le Covid vient d'être étendue aux enfants de 5 à 11 ans (Le soignant échange avec la petite fille de 11 ans qu'il va vacciner. San José, Californie, le 3 novembre dernier.) Justin Sullivan/Getty Images/AFP Emmanuel Hirsch, Université Paris-Saclay Aux États-Unis, la vaccination des enfants contre le Covid-19 vient d’être décidée. Les autorités d’évaluation scientifique ont estimé cette stratégie justifiée et acceptable au regard du désavantage possible d’une non-vaccination. Cette priorisation de la vaccination à l’ensemble des habitants du pays aurait pu néanmoins être confrontée aux données du rapport publié le 15 septembre 2021 par le PNUD, l’OMS et l’Université d’Oxford pointant que seuls 3,07 % des populations de pays à revenu faible ou moyen avaient bénéficié d’une première dose de vaccin. Des points de vue santé publique, éthique et géopolitique, une telle hiérarchisation dans l’échelle des urgences sanitaires, qui ne s’imposait pas à l’égard de l’ensemble des enfants américains, me paraît révélatrice de considérations politiques discutables au regard du bien commun, et de nature à fragiliser la crédibilité des résolutions réaffirmées par le G20 le 31 octobre visant la vaccination de
#Télésanté : allons plus vite et plus loin ! par @mlsaillard – CEO @mesdocteurs
Par Marie-Laure-Saillard (directrice générale de MesDocteurs) Publié dans les Echos le 4 nov. 2021 Le constat est simple, et partagé : la population française vieillit, les maladies chroniques augmentent, les dépenses de santé croissent rapidement, la médecine s’hyper-spécialise quand, sans liens de causalité, les déserts médicaux se multiplient, tandis que l’exigence légitime des patients s'accroît. Il faut donc accélérer la transformation et renforcer les moyens pour faciliter l’accès aux soins et soigner mieux et moins cher, sans renoncer à ce qui fait la force et le meilleur de notre système de santé : son excellence médicale. Pour plus de télésanté La télésanté a fait la démonstration de la preuve pendant la crise sanitaire. En 18 mois, nous avons plus avancé sur la téléconsultation que durant ces dix dernières années ! Si la télésanté est un puissant levier de modernisation de notre système de santé, c’est non seulement dû à son rôle de catalyseur d’usage, mais aussi à celui de véhicule de la transformation en elle-même. Dans un contexte tendu de démographie médicale, la télésanté accélère les changements d’organisation vers plus de coopération et de coordination en