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Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) touche environ 2,5 % des adultes, mais reste mal compris sur le plan biologique. Les symptômes tels que l'inattention, l'impulsivité et l'hyperactivité sont souvent perçus comme des lacunes individuelles plutôt que comme des manifestations d'un phénomène neurologique complexe. Une étude internationale menée par des chercheurs de l’Inserm et de l’Université Monash en Australie propose une nouvelle compréhension du TDAH en établissant un lien potentiel entre ce trouble et l’intrusion d’ondes cérébrales lentes, généralement associées au sommeil. L'Intrusion des Ondes Cérébrales Lentes Les recherches indiquent que les individus atteints de TDAH pourraient subir une intrusion de ces ondes lentess pendant l'éveil, un phénomène que l’on désigne par le terme de « sommeil local ». Ce processus pourrait expliquer certaines difficultés à maintenir une attention soutenue, ainsi que la somnolence qui fréquemment accompagne ce trouble. L’étude a été réalisée en comparant l’activité cérébrale de 32 adultes atteints de TDAH, sous traitement médicamenteux, à celle de 31 adultes neurotypiques, lors d’une tâche exigeant une attention continue. Les résultats révèlent que les participants atteints de TDAH

Beaucoup d’enfants présentant des symptômes précoces d’hyperactivité, d’inattention ou d’impulsivité ne sont diagnostiqués qu’après des années d’errance diagnostique. Récemment, une équipe de recherche a publié des résultats montrant qu’un modèle d’intelligence artificielle entraîné sur des dossiers de santé électroniques (DSE/EHR) peut estimer le risque qu’un enfant reçoive un diagnostic de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) plusieurs années avant la date du diagnostic clinique. Ces travaux ouvrent des perspectives — mais posent aussi des questions éthiques, techniques et pratiques qu’il faut examiner attentivement. Ce que dit l’étude. Article principal : Hill et coll., « Prédiction précoce du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité à partir de dossiers de santé électroniques longitudinaux », publié dans Nature Mental Health, 27 avril 2026 Jeu de données : les auteurs ont pré-entraîné un « foundation model » sur plus de 720 000 dossiers, puis l’ont affiné (fine-tuning) et évalué sur une cohorte pédiatrique d’environ 140 000 enfants (avec et sans diagnostic ultérieur de TDAH). Par conséquent, la taille et la longitudinalité des données sont des points forts de l’étude. Performance clé

Le sommeil est souvent négligé dans la discussion sur l'éducation et le développement des enfants, mais il est en réalité l'un des piliers fondamentaux pour un développement cognitif optimal. De nombreuses études révèlent que la qualité et la quantité de sommeil ont un impact direct sur les performances scolaires, la mémoire et le bien-être émotionnel des enfants. Dans cet article, nous explorons l'importance cruciale du sommeil pour les enfants à travers un prisme médical et scientifique. Pourquoi le Sommeil est-il Crucial ? Le sommeil joue plusieurs rôles vitaux dans le développement cérébral des enfants. Pendant le sommeil, le cerveau consolide les informations apprises durant la journée, favorisant ainsi la mémoire à long terme. Cela est particulièrement pertinent à l'âge scolaire, où l'apprentissage est intensif. Le sommeil aide également à réguler les émotions et à maintenir la santé mentale. Selon une étude publiée dans "Nature" , le sommeil est essentiel pour faciliter les processus d'apprentissage et de mémoire. Les chercheurs ont montré que les enfants qui dorment suffisamment sont capables de mieux se souvenir des informations et de les appliquer efficacement dans des situations

L'apnée obstructive du sommeil chez l'enfant, souvent désignée sous le sigle SAHOS (Syndrome d'Apnée Hypopnée Obstructive du Sommeil), est un trouble du sommeil qui peut avoir des conséquences sérieuses sur la santé et le développement de l'enfant. Le traitement le plus courant pour cette condition est la pression positive continue (PPC). Bien que la PPC soit largement reconnue pour son efficacité, il est important d’explorer en détail les avantages et les inconvénients de son utilisation chez les enfants. Qu'est-ce que le SAHOS ? Le SAHOS se caractérise par des pauses répétées de respiration pendant le sommeil, causées par une obstruction des voies respiratoires supérieures. Cela peut provoquer des éveils fréquents, des ronflements intenses, et une saturation en oxygène réduite. Les enfants souffrant de SAHOS peuvent présenter divers symptômes, notamment : Somnolence diurne : Difficulté à rester éveillés et concentrés. Problèmes de comportement : Hyperactivité, irritabilité ou difficultés de concentration à l'école. Efficacité scolaire : Diminution des performances scolaires en raison d'un sommeil non réparateur. Les causes du SAHOS chez les enfants varient, mais incluent souvent des amygdales ou des adénoïdes hypertrophiées, des anomalies structurales des voies

L'apnée obstructive du sommeil chez l’enfant, également appelée Troubles respiratoires Obstructifs du Sommeil (TROS), est une condition sérieuse qui, même si elle est moins connue que chez l'adulte, peut avoir des conséquences importantes sur la croissance, le développement et le comportement de l’enfant. Elle affecte environ 3 % des enfants âgés de 3 à 8 ans, ce qui souligne l’importance de la reconnaître et de la traiter rapidement pour limiter ses effets néfastes. Mécanisme de l'apnée obstructive du sommeil chez l’enfant Le principal phénomène à l’origine de l’apnée obstructive du sommeil est une augmentation des résistances des voies aériennes supérieures. Lorsque les voies respiratoires sont obstruées ou rétrécies, l’air rencontre une résistance accrue pendant la respiration. En conséquence, l’effort pour respirer devient plus important, ce qui entraîne des bruits respiratoires anormaux, une respiration bruyante, et une perturbation du sommeil. Cette obstruction peut se produire de façon répétée tout au long de la nuit, provoquant des interruptions dans le cycle de sommeil. La respiration bruyante nocturne, notamment le ronflement, est souvent un signe précoce de ce trouble. Causes potentielles de l'apnée du sommeil chez l’enfant Les

Le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) est souvent associé à des troubles du sommeil. La littérature suggère que ces troubles du sommeil (notamment les Troubles Respiratoires Obstructifs du Sommeil — TROS/SAOS) sont plus fréquents chez les enfants avec TSA et aggravent les symptômes autistiques, l’hyperactivité, la régulation émotionnelle et le comportement. Des études (p. ex. Hirata et al., 2015 ; Murata et al., 2016) montrent une association entre SAOS et troubles comportementaux chez des enfants considérés comme autistes, et une amélioration comportementale après adéno‑amygdalectomie chez certains enfants.   Il existe donc deux implications importantes les troubles du sommeil peuvent aggraver la présentation comportementale et fonctionnelle d’un TSA ; certains enfants présentant des comportements sévères secondaires à un trouble du sommeil (notamment SAOS) peuvent avoir été surdiagnostiqués comme autistes — d’où l’intérêt d’évoquer le trouble du sommeil comme diagnostic différentiel ou facteur aggravant. Points cliniques et recommandations pratiques Systematiquement rechercher des troubles du sommeil chez un enfant avec TSA (questionnaire parental et anamnèse ciblée) : insomnie d’endormissement, réveils nocturnes, ronflements réguliers, pauses respiratoires observées, somnolence diurne, comportements agressifs ou irritabilité liés au

Il existe un lien entre les troubles respiratoires du sommeil (TRS) et le TDAH   Lien entre AOS et TDAH : Des études récentes ont établi un lien entre le syndrome d'apnées obstructives du sommeil (AOS) et des symptômes similaires à ceux observés chez les personnes atteintes de TDAH, tels que l'hyperactivité, l'impulsivité et les problèmes d'attention. Étude épidémiologique (2022) : Une étude taïwanaise de 2022 a suggéré que l'AOS, associée à la somnolence diurne et à l'hypoxie nocturne, pourrait entraîner une inflammation systémique et des dommages oxydatif.   Résultats de l'étude : L'étude a révélé que l'AOS paternelle est associée à un rapport de cotes ajusté (aOR) de 1,758 pour le TDAH chez les enfants, tandis que l'AOS maternelle est associée à un aOR de 2,159. Cela indique que l'AOS maternelle a un impact plus important sur le risque de TDAH chez les enfants par rapport à l'AOS paternelle. Impact du tonus musculaire et de la respiration : De nombreuses études récentes soulignent l'impact du tonus musculaire et de la respiration sur la prévalence du TDAH, surtout lorsqu'il est associé à l'AOS. Une respiration

Sébastien Ponnou, Université de Rouen Normandie et Xavier Briffault, Centre national de la recherche scientifique (CNRS) Le Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), chargé par le Premier ministre d’apporter une expertise prospective et transversale sur les questions liées à la famille et à l’enfance, vient de publier un rapport sur la souffrance psychique des enfants et les moyens dont nous disposons pour y remédier. Ce travail s’inscrit dans un contexte particulièrement préoccupant, dans lequel on observe une aggravation des problèmes de santé mentale des jeunes, qui entraîne même une augmentation de la suicidalité. La situation est arrivée à un point d’urgence tel que des collectifs soignants ont multiplié les tribunes et les alertes. Les trois dernières années, marquées par des politiques de lutte contre le Covid qui ont eu un impact sévère sur les jeunes, ont certes contribué à aggraver le problème. Mais celui-ci ne s’y limite pas, loin de là. Une prise en charge qui n’est pas à la hauteur des enjeux La santé mentale est une problématique de santé publique de première importance chez l’enfant, en France comme dans les pays occidentaux.

Élisabeth Badinter, signataire du manifeste. 140 scientifiques et intellectuels publient dans la presse européenne un manifeste réclamant une information impartiale à l’attention des jeunes.   Le collectif franco-belge de professionnels de l'enfance (médecins, psychologues, enseignants, universitaires) de l'Observatoire de la Petite Sirène a pris l'initiative de publier dans la presse de plusieurs pays d'Europe un manifeste afin d'alerter le grand public sur la nécessité d'avoir accès à une information impartiale dans les médias et les institutions publiques sur le « changement de genre » chez les mineurs (la « dysphorie de genre » est le sentiment ou la souffrance qui peuvent être exprimés par des personnes dont l'identité de genre ne correspond pas à leur sexe biologique et qui souhaitent, pour certains, changer de genre en effectuant une transition sociale et éventuellement médicale à un âge trop précoce). En créant l'Observatoire des discours idéologiques sur l'enfant et l'adolescent (www.observatoirepetitesirene.org) et en publiant La Fabrique de l'enfant-transgenre, de Caroline Eliacheff et Céline Masson (Éd. de l'Observatoire, 2022) et La Dysphorie de genre, de Jean-Pierre Lebrun et Charles Melman (Éd. Érès, 2022), l'Observatoire de la Petite

Plusieurs cas de syndromes inflammatoires vasculaires graves ont été rapportés chez l'enfant, le lien avec le Covid n'est pas avéré. Dès le week-end du 25 avril, le National Health Service (NHS) du Royaume-Uni a alerté sur un petit nombre de cas d'enfants sévèrement malades présentant un tableau clinique inhabituel, proche de la maladie de Kawasaki. Certains d'entre eux ont été testés positifs au SARS-CoV-2. Informé de présentations cliniques similaires par des équipes parisiennes, le ministre de la Santé Olivier Véran a décrit ce 29 avril au micro de France Info des cas « d'enfants de tous âges présentant des symptômes de fièvre, des symptômes digestifs et un syndrome inflammatoire vasculaires assez général pouvant provoquer une défaillance cardiaque et pouvant s'accompagner d'une myocardite ». Olivier Véran a affirmé prendre cette alerte très au sérieux : « Je mobilise la communauté soignante et la communauté scientifique en France et à l'international pour avoir le maximum de données possible pour voir s'il y a lieu de faire un lien entre le coronavirus et cette forme qui jusqu'ici n'avait été observée nulle part. » Vingtaine d'enfants à Paris Le Pr Damien Bonnet, chef de service de cardiologie pédiatrique à l'hôpital Necker-Enfants malades,