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Dans le domaine de la médecine, l'un des plus grands défis consiste à traiter les maladies sans causer de dommages collatéraux aux tissus sains. La médecine ciblée, qui cherche à délivrer des traitements de manière précise et efficace, a émergé comme une solution prometteuse. Au cœur de cette révolution, les nanorobots se présentent comme des agents de changement potentiels. Explorons comment ces dispositifs microscopiques pourraient transformer le paysage médical en offrant des traitements plus efficaces et moins invasifs. Qu'est-ce que la Médecine Ciblée ? La médecine ciblée désigne une approche thérapeutique qui vise à traiter spécifiquement les cellules malades tout en épargnant les cellules saines. Ce concept est particulièrement pertinent pour des maladies telles que le cancer, où les traitements traditionnels, comme la chimiothérapie et la radiothérapie, peuvent causer de graves effets secondaires en attaquant les cellules tumorales, mais également les cellules saines. L'idée est de développer des traitements qui utilisent des biomolécules, des médicaments ou des dispositifs capables de reconnaître et de cibler les cellules de la maladie, optimisant ainsi l'efficacité tout en réduisant les effets néfastes (Klein, 2016). Les Nanorobots : Qu'est-ce

Le nanorobot fabriqué avec des fragments d’ADN par une équipe de chercheurs du laboratoire SCAMT de l’université ITMO (Russie) peut être considéré comme un nouveau médicament contre le cancer. L’étude, publiée dans la revue Chimie – Une revue européenne Elle utilise la « thérapie génique » pour contrer les mutations nocives qui se produisent dans les cellules et qui conduisent au cancer. Le développement de ce nouveau médicament devrait également permettre de limiter les effets secondaires des médicaments anticancéreux actuels. « L’ADN est le fondement de la cellule, il contient son matériel génétique, nécessaire pour coder les protéines qui sont vitales pour l’existence de la cellule », explique Ekaterina Goncharova, l’un des auteurs de l’étude. « Lorsqu’une cellule devient cancéreuse, cela entraîne une modification du génome, après quoi elle commence à synthétiser de « mauvaises » protéines, et non pas ce dont notre corps a besoin. En conséquence, les cellules commencent à se multiplier de manière incontrôlée et la tumeur devient de plus en plus grosse ». Les chercheurs ont donc décidé d’utiliser les propriétés de certaines enzymes de l’ADN, appelées désoxyribozymes, qui peuvent rompre les liaisons dans un brin d’ARN. Tout cela pour

NANOBIOTIX OBTIENT LA DÉSIGNATION “FAST TRACK” DE LA FDA AMÉRICAINE POUR L'ÉTUDE DE NBTXR3, PREMIER DE SA CLASSE, DANS LES CANCERS DE LA TÊTE ET DU COU • Après avoir examiné la demande de Nanobiotix pour une désignation “Fast Track”, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a conclu que l'évaluation de NBTXR3 activé par la radiothérapie, avec ou sans cetuximab, pour le traitement des patients atteints d'un carcinome épidermoïde de la tête et du cou localement avancé, non éligibles à une chimiothérapie à base de platine, répond aux critères d'un programme de développement “Fast Track” • La désignation “Fast Track” pour l’utilisation de NBTXR3 dans les cancers de la tête et du cou confirme le besoin urgent de nouvelles options thérapeutiques potentielles pour cette population de patients; "La décision de la FDA d'accorder la désignation “Fast Track” est non seulement importante pour le développement de NBTXR3, qui peut désormais faire l'objet d'une approbation accélérée et d'un examen prioritaire, mais elle témoigne surtout des besoins non satisfaits des patients atteints d'un cancer de la tête et du cou localement avancé et des options

Handicap : un atelier pour « s’autoréparer » Au #Humanlab, les personnes en situation de handicap peuvent venir adapter leur fauteuil ou fabriquer une prothèse à partir d’imprimantes 3D. Ici et là, des prothèses de main, plus loin un fauteuil roulant « bricolé ». Quand on pousse la porte du Humanlab, à Rennes, on a d’abord l’impression d’un grand capharnaüm. Ouvert tous les jeudis depuis début 2017, ce fab lab dédié au handicap a été créé par l’association My Human Kit. « C’est un laboratoire de fabrication dans lequel on trouve des machines, comme des imprimantes 3D, des caisses à outils et des personnes qui utilisent tout ça pour fabriquer des trucs. Ces trucs, ce sont des aides techniques au handicap. Cela va du simple support de coupe-ongles jusqu’à la prothèse bionique en passant par un gant sonar pour personnes malvoyantes », raconte Nicolas Huchet, directeur du développement de My Human Kit. Autant d’équipements que l’on ne trouve pas dans le commerce ou à des prix trop élevés. Et que l’on peut ici personnaliser. https://www.youtube.com/watch?time_continue=7&v=RtLjoh4u2M0  À lire aussi : Quèsaco « les fabs labs » ? Notre article pour mieux comprendre ce qu’est un

Medicen Paris Region, la Région Ile-de-France et Sanofi organisent MEDXPERIENCE : 1er sommet international de la santé du futur [ reporté ]   Le pôle de compétitivité Medicen Paris Region, la Région Ile-de-France et Sanofi s’associent pour organiser la première édition du sommet international de la santé du futur, dont l’ambition est de confirmer la position de l’Ile-de-France comme une capitale mondiale de l'innovation en santé. Il s’agit d’un nouveau rendez-vous important pour l’écosystème français de la santé. Il rassemblera universitaires, chercheurs, médecins, cliniciens, industries de santé, startups, investisseurs du monde entier et acteurs locaux dans le but de promouvoir l’innovation en santé, sa transformation en processus industriel, pratiques médicales et développement économique, et les nombreux atouts de la Région Ile-de- France. Rendez-vous de la MedTech et de l’Open-Innovation, MedXperience proposera en outre une plateforme dédiée aux appels à projets internationaux. Première édition d’un rendez-vous inédit pour la santé du futur Pendant deux jours, les participants européens et internationaux discuteront de leurs pratiques, réalisations et ambitions sur les technologies innovantes dans l'industrie de santé et les nouvelles thérapies. MedXperience est une occasion pour les startups et entreprises innovantes de présenter

Le robot Rosa One développé par Medtech a permis la mise en place de vis ilio-sacrées par chirurgie mini-invasive robotisée sur un enfant de 6 ans fragile, souffrant d’une scoliose grave évolutive, alors que tout autre traitement n’était plus possible. Une première chirurgicale, assortie d'une première en simulation. Fin septembre, le CHU d'Amiens-Picardie faisait coup double en utilisant la robotisation pour une opération complexe de la colonne vertébrale. L’objectif de l’intervention était de rendre à un jeune garçon, atteint d’une amyotrophie spinale infantile (une maladie avec faiblesse musculaire et hypotonie majeure), la possibilité de s'asseoir. Le tour du robot en quatre questions, pour comprendre le succès de cette opération robotisée. 1 – Sa carte d'identité Nous sommes en 2009, Medtech la start-up française spécialisée dans la robotique médicale, développe un robot, Rosa, dédié aux procédures crâniennes. Ce robot chirurgical à guidage laser, est capable d’assister le bras du neurochirurgien dans de délicates opérations du cerveau. C'est un succès, il fait le tour du monde. Son créateur et fondateur de la société, Bertin Nahum est même classé quatrième entrepreneur le plus révolutionnaire au monde

D’ici 20 ans, des nano-machines dotées d’intelligence artificielle seront intégrées aux humains pour leur permettre de réparer mais aussi de perfectionner leurs muscles, leurs cellules et leurs os, estime John McNamara, chercheur britannique du IBM Hursley Innovation Center. Récemment, McNamara a présenté ses preuves au Comité sur l’Intelligence Artificielle de la Chambre des Lords, organisme qui étudie les conséquences économiques, éthiques et sociales de l’intelligence artificielle. Selon McNamara, dans une vingtaine d’années, la technologie pourrait avoir tellement progressé que les humains et les machines aient fusionné, ce qui permettrait de réaliser des progrès importants sur le plan de la conscience et de la cognition humaines. « Nous pourrions aboutir à des nano-machines dotées d’intelligence artificielle. Celles-ci nous fourniront des avantages médicaux énormes tels que la capacité de réparer les dommages des cellules, des muscles et des os et seront peut-être même capables de les développer. » Via la technologie développée actuellement, nous observons la création d’une technologie qui se mêle à la biologie et qui peut être en mesure d’améliorer directement la capacité cognitive humaine, d’offrir des capacités mentales potentiellement améliorées et d’utiliser de vastes puissances

Des chercheurs britanniques ont réussi une performance inédite en créant Versius, le robot chirurgien le plus miniature ayant jamais existé. Le but ? Gagner du temps et de l’argent bien sûr ! Selon le quotidien The Guardian, des chercheurs britanniques ont récemment mis au point un nouveau robot médical baptisé Versius qui pourrait représenter une véritable révolution dans les hôpitaux. Selon le fabricant Cambridge Medical Robotics, le robot permettra de réduire les coûts et accélérer à la fois le temps d’opération et de rétablissement des malades. Versius a été fabriqué à l’aide de technologies habituellement réservées à la téléphonie mobile et à l’industrie spatiale. Une centaine de chercheurs ont pensé ce robot qui sera capable d’opérer au niveau de la prostate, des oreilles, de la gorge ou encore du nez. La machine devrait également réaliser des opérations colorectales et d’autres relatives à des hernies. Crédits : Cambridge Medical Robotics Versius est un robot miniature contrôle par un chirurgien bien humain également présent dans la salle d’opération, et ce, via une console équipée d’un écran 3D. L’avantage principal de ce robot est incarné par la possibilité d’effectuer des incisions

Le concept Le Snefel est une série de trois micro-robots conçus en tant que véhicules médicaux minuscules. Ils patrouillent les vaisseaux sanguins afin d’offrir une meilleure vision lors d’une opération. Ils permettent également de guérir des lésions locales et de détecter de futurs problèmes de santé. Les différents types de robots sont respectivement nommés le Biop, le Skout et le Subu.   Le contexte Avec la réalité virtuelle trouvant son chemin dans toutes les sphères de la vie, j’ai commencé à penser à des véhicules microscopiques que les humains pourraient conduire dans divers environnements. Le premier que nous avons conçu est l’Antro, un petit robot monté sur des roues de Segway. Nous nous sommes ensuite imaginés des machines qui sont encore plus petites — microscopiques— que les médecins pourraient littéralement conduire à l’intérieur de votre corps. À quoi ressembleraient-ils? J’ai demandé à ma femme de me donner quelques conseils à propos de la médecine et j’ai demandé au concepteur Bing Xiao Liu d’imaginer le futur avec nous.   Le fonctionnement Les robots Snefel sont tous faits pour le corps humain. Ils comprendraient des protéines spéciales, spécifiques à l’individu, qui pourraient

Des chercheurs assurent que leur robot d’assistance chirurgicale est capable d’effectuer des chirurgies cérébrales complexes : selon eux, le robot en question peut effectuer en seulement 2,5 minutes, une procédure de chirurgie du cerveau qui prend généralement 2 heures.   La chirurgie du cerveau nécessite une précision sans pareille. Une faute même minime, peut avoir des répercussions extrêmes et définitives sur la vie des patients. C’est pour cette raison que des chercheurs de l’Université de l’Utah souhaitent encore réduire la possibilité que de telles erreurs surviennent. L’équipe a donc développé un robot capable de réduire de 50 fois le temps nécessaire pour compléter une procédure de chirurgie complète : passant de 2 heures à 2,5 minutes seulement. La recherche a été publiée dans la revue Neurosurgical Focus et l’équipe affirme qu’il s’agit d’une « preuve de principe » que le robot est capable d’effectuer des chirurgies complexes. Le système automatisé est guidé autour des zones vulnérables du crâne grâce à des données extraites des tomodensitogrammes et intégrées dans le programme du robot. Les tomodensitogrammes permettent de montrer l’emplacement des nerfs ou des veines, que ce dernier devra éviter. « Nous pouvons

Les premiers succès de la robot-télémédecine Sur le marché de la robotique médicale, les robots mobiles de télé-présence sont les produits qui ont le plus de chance d'investir massivement les établissements de santé dans les 5 prochaines années. La robot-télémédecine est à l'étude depuis une dizaine d'années, principalement aux États-Unis, ou, pour la première fois un robot spécifiquement dédié à la télémédecine, a été autorisé à la vente par la FDA en 2012. Que représente réellement la robot-télémédecine aujourd'hui et que peut-on en attendre ? La littérature médicale des 10 dernières années nous donne quelques réponses. L'application la plus étudiée pour ces robots dont on peut prendre facilement le contrôle à distance pour les amener au lit du patient est la télé-consultation médicale. Les premiers sites de soins évalués ont été les services d'urgences, de réanimation et de chirurgie. La robot-télémédecine semble s'adapter à des situations très variées : surveillance post-opératoire, visites médicales en réanimation ou encore avis de médecine spécialisée dans les centres d'urgence. L'encadrement technique est également un sujet très présent, en particulier la supervision à distance de chirurgiens en formation par des praticiens

Des robots humanoïdes pour aider à améliorer les implants de tissus musculaires ? Des chercheurs américains donnent une piste de réflexion Ces dix dernières années, des progrès énormes ont été réalisés dans la mise au point d’un type particulier de robots : les humanoïdes. Google s’est lancé dans cette niche il y a 4 ans. Cette année, des chercheurs de l’université d’Oxford pour leur part nous proposent de replonger dans l’univers de la robotique médicale. Ils entrevoient l’utilisation de robots humanoïdes pour aider à améliorer les implants de tissus musculaires.   Produire du muscle à la demande, voilà l’un des objectifs des ingénieurs et chercheurs engagés en biotechnologie. Les recherches battent leur plein dans cet univers. En 2012, des chercheurs d’une université nord-américaine ont réussi à « cultiver » des tissus musculaires et à les implanter avec succès à des souris blessées qui ont alors retrouvé de la vigueur. D’après des recherches plus récentes menées par Pierre-Alexis Mouthuy et Andrew Carr de l’université d’Oxford, des résultats tels que ceux obtenus dans le cas des souris l’ont été à l’aide de bioréacteurs qui ont tous un dénominateur commun : le tissu

L’art ancestral du pliage de papier et la science ont donné naissance à un robot-origami. Les chercheurs d’une équipe de l’Institut de technologie du Massachusetts, aux États-Unis, se sont pliés en quatre pour mettre au point un minuscule robot capable de soigner les patients de l’intérieur. Il pèse 0,36 gramme, se déplie comme un accordéon dans l’estomac, glisse le long des parois et nage dans le liquide gastrique… Des scientifiques de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT), aux États-Unis, ont développé un minuscule robot hors du commun : le robot-origami. L’équipe de chercheurs, emmenée par la professeure Daniela Rus, est partie d’un simple constat : chaque année aux États-Unis, 35 000 piles de montre sont avalées par accident. Ces ingestions, très fréquentes chez les enfants, peuvent être fatales. Les piles créent des lésions sur les parois de l’œsophage et de l’estomac, pouvant aller jusqu’à la perforation. « Nous avons testé les dégâts d’une pile sur un bout de jambon. En une demi-heure, le jambon avait absorbé la batterie. Lorsque vous avez une pile dans l’organisme, il faut la faire sortir au plus vite », met en garde Daniela Rus. Ingérable et

Une équipe de chercheurs canadiens vient de faire un grand pas en avant dans la recherche sur le cancer. Ils ont mis au point une armée d'agents nano-robotiques capables de naviguer à travers le système sanguin, afin d'administrer le traitement en ciblant directement les cellules cancéreuses.   Les robots ont la côte en ce moment dans la recherche médicale, comme le prouve cette nouvelle avancée dans la lutte contre le cancer. En effet, des chercheurs de Polytechnique Montréal, de l'Université de Montréal et de l'Université McGill viennent de mettre au point des agents nano-robotiques capables de naviguer dans le système sanguin pour délivrer avec précision le traitement sur les cellules cancéreuses. Cette avancée scientifique, publiée dans le journal Nature Nanotechnology, est le résultat de recherches effectuées sur des souris chez lesquelles ont été administré des agents nano-robotiques dans des tumeurs colorectales. "Cette armée d'agents nano-robotiques était en fait constituée de plus de 100 millions de bactéries flagellées - donc autopropulsées - et chargées de médicaments qui se déplaçaient en empruntant le chemin le plus direct entre le point d'injection du médicament et la zone du

Des chercheurs coréens ont mis au point des synapses artificielles capables de rivaliser avec les synapses du cerveau humain, tant par la taille que par la consommation énergétique. Un grand pas pour les nano-technologies et l’électronique miniature. La magie du cerveau humain Le cerveau humain est capable de réaliser 10 quadrillions (1024) d’opérations par seconde. A titre d’exemple, l’ordinateur le plus puissant de la planète, le Tianhe-2, un super-ordinateur chinois peut en réaliser 55 quadrillions. Ce qui n’est que 5 fois plus. Si un ordinateur peut calculer autant c’est tout simplement parce qu’il n’a pas de limite de place et donc de connexion synaptiques. Tandis que nous autres vulgaires humains devons composer avec la taille de notre boîte crânienne, les ordinateurs, à l’image du tout premier, peuvent s’étendre sur plusieurs mètres. Mais le cerveau garde encore deux longueurs d’avance sur la machine. D’une part, il est limité par la taille de son crâne, certes, mais ses synapses sont beaucoup plus fines, et sa densité synaptique est par conséquent beaucoup plus importante. D’autre part, notre cerveau consomme beaucoup moins d’énergie pour réaliser la même action.