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La polygraphie respiratoire nocturne et son rôle dans le dépistage des troubles respiratoires et cardiovasculaires. En effet, cet examen est crucial pour identifier non seulement les apnées du sommeil obstructives et centrales, mais également pour évaluer la désaturation en oxygène et la charge hypoxique, qui sont des indicateurs importants de risque cardiovasculaire. La polygraphie respiratoire aide à reconnaitre les patients à risque, comme ceux souffrant de diabète, d'obésité, ou d'hypertension, ainsi que ceux avec des antécédents familiaux d'accidents vasculaires cérébraux (AVC).   Les médecins généralistes, grâce à leur connaissance globale de l’état de santé de leurs patients, jouent un rôle clé dans le dépistage précoce de ces troubles. La mise en évidence d'une charge hypoxique élevée peut en effet indiquer la nécessité d'une consultation spécialisée en cardiologie, notamment si la charge hypoxique dépasse 70 %.         En outre, il est primordial de traiter ces troubles afin de réduire le risque de complications cardiovasculaires comme l'hypertension artérielle et l'AVC. En somme, la polygraphie respiratoire nocturne est devenue un outil prédictif non seulement pour le dépistage des apnées du sommeil, mais aussi pour l’évaluation des risques cardiaques et respiratoires, renforçant

Giulia Anichini, Inserm Des enquêtes de terrain mettent en lumière les limites comme les atouts d’outils d’aide à la décision médicale basés sur l’intelligence artificielle (IA) utilisés, par exemple, pour mieux détecter des lésions cancéreuses par imagerie médicale, évaluer un traitement dans la sclérose en plaques ou encore livrer un « deuxième avis ».. Les outils d’intelligence artificielle (IA) pour la médecine sont entourés de beaucoup de promesses. Celles-ci sont nombreuses : on attribue aux technologies d’IA la capacité de standardiser les pratiques et de dépasser la variabilité inhérente à chaque observateur et entre deux observateurs différents, de suppléer à des manques d’expertise ou de fournir une solution aux « déserts médicaux », d’empêcher les erreurs diagnostiques par le dépassement des faiblesses humaines comme la fatigue, de mieux affiner la personnalisation des prises en charge… [Déjà plus de 120 000 abonnements aux newsletters The Conversation. Et vous ? Abonnez-vous aujourd’hui pour mieux comprendre les grands enjeux du monde.] Qu’en est-il de ces promesses quand elles sont mises au défi des usages ? Qu’elle est la vision des professionnels confrontés à l’introduction de ces technologies ? Quels sont les freins qui entravent leur intégration en

Le ronflement est un phénomène fréquent, mais plutôt mal compris. Cet article s’intéresse à sa nature et tente de démystifier le mécanisme qui se cache derrière. Nous examinerons également les facteurs qui peuvent le déclencher. Une attention particulière sera portée au lien entre le ronflement et l’apnée du sommeil, un trouble encore plus sérieux. Ensuite, nous discuterons des méthodes utilisées pour le diagnostiquer, y compris les tests et les examens. Enfin, nous aborderons les solutions et les traitements disponibles pour aider ceux qui en souffrent à mieux dormir. Comprendre le phénomène du ronflement Définition du ronflement Le ronflement est un phénomène que nous connaissons tous, que ce soit par expérience personnelle ou par la présence d’un partenaire ronflant. Ce trouble du sommeil résulte du passage anormal de l’air à travers le nez et la gorge pendant le sommeil. Il se manifeste par un son audible provoqué par la vibration des tissus de la gorge, en raison du passage de l’air de manière moins fluide. Physiologie du ronflement Le ronflement survient lorsque nous sommes en phase de sommeil profond, et que nos muscles se détendent, y compris ceux du voile du

Une solution innovante, brevetée et marquée CE Il est primordial pour des patients atteints de maladies chroniques de suivre les prescriptions nutritionnelles de leur équipe médicale. Or, les praticiens ne disposaient pas jusqu’ici de de données objectives permettant de suivre l’évolution du patient au quotidien. C’est pourquoi la startup Toulousaine Iki a développé Uriki: une solution de suivi digital comprenant un dispositif d’analyses urinaires connecté à domicile relié à une application mobile qui permet à l’utilisateur de bénéficier à distance des recommandations de leurs praticiens sur leur alimentation selon les résultats des analyses transférées. Une solution innovante déjà expérimentée en France au sein de nombreux établissements de santé, et qui sera présentée sur le marché américain à l’occasion de l’édition 2024 du CES Las Vegas. La solution Uriki comprend un analyseur d’urine connecté, un suivi personnalisé et des outils d’engagement du patientvia une application mobile. Elle se positionne comme un outil d’éducation thérapeutique du patient afin d’optimiser son suivi nutritionnel, en association avec l’équipe médicale, grâce à une donnée objective : l’analyse urinaire. Cette dernière est une véritable mine d’informations à la

Thomas Lefèvre, Université Sorbonne Paris Nord C’est une scène que tout le monde peut vivre. C’est le matin, vous êtes encore au lit et vous ne vous sentez pas bien. Vous êtes fiévreux et la seule lumière du jour suffit à vous donner mal à la tête. Vous mettre assis déclenche une telle douleur dans votre nuque que vous en vomissez. Aller chez le médecin, ou pire : aux urgences, vous semble insurmontable… Mais en même temps, forcément, vous êtes inquiet. Heureusement, votre téléphone est à portée de main et avec lui Internet, royaume de l’auto-diagnostic médical. Premier réflexe : Google. Vous tapez « mal à la tête, vomissement, fièvre, douleurs ». Une liste de liens apparaît, lequel choisir ? Des forums, Doctissimo, Ameli… Il faut cliquer, lire, comparer… Trop d’efforts. Dans votre état, vous voudriez quelqu’un pour vous guider, vous rassurer. Alors pourquoi pas la nouvelle coqueluche des médias, ChatGPT ? Le chatbot, ou agent conversationnel, d’OpenAI qui a réponse à tout ? Il est possible d’écrire ou de simplement dicter ses questions : « J’ai mal à la tête, je vomis, j’ai un peu de fièvre et la lumière me dérange.

Audrey Rousseau, Université d'Angers L’ADN est, normalement, confortablement niché dans un noyau au cœur de nos cellules. Par contre, quand celles-ci viennent à mourir, toute cette organisation se désagrège peu à peu. Notre matériel génétique n’échappe pas à cette débandade cellulaire. Alors que le noyau se dégrade, l’ADN se fragmente et ses morceaux se retrouvent libres. L’ADN peut ainsi se retrouver dans la circulation sanguine : ces fragments constituent ce qu’on appelle l’« ADN circulant », ou ADNc. Longtemps ignoré ou sous-estimé, il est désormais de plus en plus scruté par les spécialistes qui lui découvrent de nombreux intérêts. Une simple prise de sang (« biopsie liquide ») suffit en effet aux médecins pour le recueillir et l’étudier – un millilitre de plasma permet de le récolter par milliers voire par millions ! Et après ? Chez les sujets sains, l’ADNc est surtout relargué par les cellules du sang (les globules blancs, par exemple) qui arrivent en fin de vie. Par contre, chez les sujets atteints de cancer, il va en partie être d’origine tumorale. Or, comme la molécule d’ADN entière, il code des informations génétiques : certes très parcellaires, mais néanmoins