Actualités #Endométriose : la #Nanomédecine pour un nouveau #Traitement

#Endométriose : la #Nanomédecine pour un nouveau #Traitement

Tablet with "Endometriosis" on screen, stethoscope, pills and objects on wooden desktop.

#Endométriose : #Nanomédecine pour un nouveau traitement

Des scientifiques américains ont testé sur un modèle primate une méthode basée sur la nanomédecine afin de détruire les lésions provoquées par l’endométriose, maladie gynécologique chronique qui touche une femme sur dix en âge de procréer.

En plein boum, la nanomédecine désigne une technique qui consiste à utiliser des nanomètres artificiels permettant de cibler les tissus et les cellules de l’organisme au profit de traitements pour soigner les maladies incurables telles que les cancers.

Des nanoparticules spécialisées

Selon une récente étude dirigée par une équipe de scientifiques américains, la nanomédecine pourrait également s’avérer efficace pour soulager les douleurs et les problèmes de fertilité associés à l’endométriose.

Dans cette recherche, les scientifiques ont utilisé des nanoparticules photosensibles. Ces matériaux thermoplastiques mesurant moins de 100 nanomètres contiennent un colorant pouvant générer à la fois un signal de fluorescence et une chaleur mortelle pour les lésions de l’endométriose sous une lumière proche infrarouge.

En clair, cette méthode consiste à injecter les nanoparticules dans le corps, qui deviennent fluorescentes lorsqu’elles détectent l’endroit où se situent les lésions créées par l’endométriose.

La chaleur générée par les particules, qui s’élève à environ 46 degrés Celsius lors de l’exposition à la lumière proche infrarouge, servira ensuite à détruire ces lésions.

« Le défi a été de trouver le bon type de nanoparticules : celles qui peuvent s’accumuler principalement dans les lésions endométriosiques sans effet toxique sur le corps, tout en préservant leurs propriétés d’imagerie et de chauffage« , explique Olena Taratula.

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Les lésions détruites par la chaleur

Des expériences réalisées sur des modèles primates développés par Ov Slayden ont montré que les nanoparticules artificielles peuvent s’accumuler efficacement dans le tissu endométrial 24 heures après avoir été administrées.

« La chaleur générée éradique complètement les lésions endométriales en un jour ou deux. »

« Le Dr Slayden et moi avons créé cette équipe il y a des années pour aider les chirurgiens à mieux visualiser et traiter les lésions de l’endométriose, et nous nous en rapprochons« , précise la Pre Taratula.

Bien que d’autres recherches soient nécessaires avant d’aboutir à des essais cliniques sur des êtres humains, les scientifiques considèrent que ces résultats valident la théorie selon laquelle « certains principes fondamentaux de la nanomédecine utilisés pour le cancer peuvent potentiellement être utilisés pour le développement de nouvelles stratégies basées sur les nanoparticules dans le traitement et l’imagerie de l’endométriose« .