Actualités What’s up doc : La France en retard en e-santé ?

What’s up doc : La France en retard en e-santé ?

Le futur n’attend pas, et certains pays asiatiques à l’instar de la Corée du Sud et du Japon prennent les devant en matière de santé connectée.

 

Afficher l'image d'origine

 

DOSSIER MÉDICAL SUR SMARTPHONE

En France, le dossier médical personnalisé semble confiné au statut de fantasme éternel. La Corée du Sud, elle, l’offre déjà depuis plusieurs années. Ce dispositif est utilisé par plus de 80 % des hôpitaux coréens. Depuis 2013 un site Internet, Health4U, a été mis en place par le Seoul National University Bundang Hospital et une inscription très simple permet de créer son dossier personnalisé. Chaque nétizen, ou cyber-citoyen, peut consulter ses antécédents médicaux au travers d’une page web ou d’une appli mobile.

Le service le plus utilisé actuellement est celui des résultats bio’. Une simple appli permet d’avoir accès à son taux de neutrophiles. Il peut être utilisé par tous les hôpitaux fréquentés par le patient. L’appli donne accès à l’historique des hospit’, aux bio’, à des rappels de traitements, des vidéos d’éducation thérapeutique… la liste n’est pas exhaustive.

Ce système permet au patient d’avoir un contrôle total des informationsqui le concernent. La confiance dans la législation pour la protection des données, et des patients peu réticents à la digitalisation de leur vie sont peut-être les ingrédients d’une telle réussite !

UN LABO AUX TOILETTES

Non loin de là, un autre pays est lui aussi à la pointe dans les hautes techno-médicales : le Japon. Pour l’exemple, l’entreprise Toto, spécialisée dans les toilettes high-tech, a créé le « Intelligence Toilet » qui peut mesurer le taux de sucre dans les urines, la pression artérielle, le poids et la masse graisseuse… De quoi jeter bientôt notre bonne vieille bandelette urinaire définitivement à la poubelle.

Et la France dans tout ça ? Elle fait aussi sa révolution numérique ! Un e-ECN en 2016 des universités qui commencent à employer les serious games. Pour une fois, nous sommes en avance sur ce plan-là. Des start-up qui foisonnent en pagaille et qui ne demandent qu’à convaincre par leur produit.

 Mais des freins en veux-tu, en voilà au moins aussi nombreux… La révolution se fait attendre.