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Team’Doc est une startup française créée en 2017 par Sacha Rozencwajg, interne en Anesthésie-Réanimation à l’AP-HP. Startup indépendante, Team’Doc a levé 600 000 euros auprès d’investisseurs privés pour développer un outil qui réponde vraiment aux attentes et besoins des médecins et paramédicaux à l’hôpital, tout en respectant les critères les plus stricts en termes de sécurité et de confidentialité des données (normes HADS). Aujourd'hui Team’Doc et l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) signent un contrat de collaboration pour expérimenter à l’hôpital Beaujon l’application. Elle a pour ambition de faciliter le quotidien des équipes soignantes et d’améliorer la prise en charge des patients à l’hôpital. Un an après sa création, la startup Team’Doc annonce une levée de fonds de 600 000 euros auprès d’investisseurs privés, et lance une expérimentation au sein du service Anesthésie-Réanimation du Centre Hospitalo-Universitaire (C.H.U.) de Beaujon, AP-HP. S’attaquant à la problématique de la communication entre personnels hospitaliers, Team’Doc propose une solution complète, facilitant les transmissions médicales et améliorant la prise en charge des patients. Sacha Rozencwajg, interne en Anesthésie-Réanimation à l’AP-HP et fondateur de Team’Doc explique

SANTE CONNECTEE : L’explosion des données médicales de santé. La guerre des Cloud est-t-elle déclarée ? La médecine de demain sera une médecine connectée, c’est une révolution inéluctable. L’utilisation des objets connectés pour la santé se répand très rapidement chez les patients. Il est donc important que les médecins se les approprient comme outils. Le smartphone est plus ludique et plus performant qu’un calendrier de suivi papier (tension, poids, alimentation, glycémie, courbe de température etc.). Le premier rôle du médecin est d’être aux côtés du patient et de ne pas négliger ce phénomène. Pendant longtemps, on entendait dire que l’auto-mesure tensionnelle angoissait les patients, entrainait des appels injustifiés vers le médecin. Aujourd’hui, il est acquis que la balance avantages-inconvénients est largement bénéficiaire Le « Quantified Self », phénomène tendance tout droit débarqué de Californie à la fin des années 2000, devient aujourd’hui incontournable. Dans le domaine médical, le développement d’objets connectés change la donne dans le suivi de certains patients atteints de maladies chroniques comme le diabète ou l’hypertension. Le partage de ces données avec le médecin est essentiel, le médecin doit les inclure dans le dossier médical afin d’encore mieux suivre son

Santé connectée : La fascination est évidente, les inquiétudes sont légitimes. Gérer ses informations médicales à travers des applications est une pratique de plus en plus courante. A cet effet, l’exploitation et la sécurisation de ces données donne matière à réflexion. Beaucoup d’utilisateurs se posent en effet la question : où iront toutes ces données ? Existe-t-il un cadre légal pour protéger ces informations à caractère personnel ? Dans son deuxième Cahier Innovations et Prospectives sur le thème « le corps connecté », la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a révélé que « Le marché de la santé sur mobile (m-santé) devrait représenter 26 milliards de dollars à l’horizon 2017 et concerner près de 1,7 milliard d’utilisateurs et 500 millions d’utilisateurs de Smartphones et de tablettes utiliseront des applications mobiles liées à la santé en 2015 ». L’engouement des utilisateurs pour les applications santé est de plus en plus important, face à cette situation, les acteurs économiques y ont vite exploité le précieux filon. Voilà quelques semaines que les géants américains et sud-coréens, Google, Apple et Samsung, ont respectivement lancé leurs plateformes e-santé : SAMI,