Interne en médecine, l’esclavagisme moderne
Les internes sont, en France, victimes d’une exploitation bien trop sous-estimée. Ne bénéficiant d’aucun statut propre, d’aucun encadrement légal, il n’y a par conséquent aucune limite à l’abus qui est fait de leur main d’œuvre à bas coût, principalement à l’hôpital. En hôpital, un interne travaille jusqu’à 80 heures par semaine, jamais moins de 50 heures. Les heures supplémentaires ne sont ni rémunérées, ni rattrapées. Et pour cause : l’interne, qui reçoit, consulte,soigne, diagnostique et prescrit au même titre qu’un médecin titulaire, est considéré comme simple stagiaire et n’a par conséquent officiellement pas de nombre d’heures de travail fixe. Il doit donc se plier aussi servilement que de besoin aux nécessités du service. Il faut souligner que le fonctionnement des services hospitaliers repose autant sur l’effectif des internes que sur celui des médecins titulaires,appelés « seniors ». Dans certains cas, même si la présence des seniors est une caution, le travail est parfois assumé par les seuls internes. L’exemple le plus flagrant concerne les gardes de nuit où l’interne travaille 24 heures d’affilée sans aucune pause, avec tous les risques que cela comporte. La nuit, le senior, censé travailler
Burn out des soignants : la prévention s’organise
Des chaînes de solidarité pour sortir de l’isolement. Autour de la souffrance des soignants, la solidarité entre pairs s’organise. Ces dernières années des réseaux d’écoute téléphonique et de traitement se sont mis en place ici et là, souvent à partir d’initiatives ordinales et syndicales. Dans ce contexte, Pasteur Mutualité lance une «consultation prévention» dispensée par des confrères généralistes et psychiatres spécialement formés. À force d’en parler, la question du burn out n’est plus aussi tabou qu’il y a quelques années. Pourtant, beaucoup de médecins hésitent encore, pour de multiples raisons, avant d’aller consulter. Pour les aider à sortir de l’isolement, des chaînes de solidarité ont vu le jour, ces derniers mois. Dernière en date, l’initiative du Groupe Pasteur Mutualité qui lance ce mois-ci une « consultation de prévention » pour les médecins surmenés. Une ligne dédiée (mais aussi une adresse mail) fait le lien entre des consultants dédiés et leurs confrères en détresse. Source image : pratispharma.com