Google mise sur les nanoparticules
Depuis plusieurs mois, Google ne cache plus sa volonté de s’implanter dans la recherche médicale et d’être à l’origine de nouvelles impulsions dans ce domaine. Son « laboratoire » Google X multiplie ainsi les annonces fracassantes, savamment orchestrées comme toujours avec la firme de Montain View. Les différents projets présentés ont confirmé la volonté de Google de miser sur la médecine « proactive ». Ainsi, à travers la mise en place de son programme « Baseline Study » qui vise à réaliser le séquençage génétique de milliers de personnes volontaires en bonne santé, l’objectif est d’identifier de nouveaux «biomarqueurs» prédictifs du risque de certaines maladies. «Nous nous posons simplement la question : si nous voulons réellement être proactif, que devons-nous savoir » avait expliqué le biologiste Andrew Conrad placé à la tête de ce projet. Réinventer le diagnostic médical Le même esprit, la même volonté de traquer les signaux annonciateurs du développement d’une pathologie, animent la nouvelle priorité de Google X évoquée hier. Le « laboratoire » a pour volonté de développer des nanoparticules qui permettraient la détection des biomarqueurs évocateurs du développement d’une
Stéthoscope connecté, la nouvelle révolution de la consultation
Le stéthoscope connecté, dont l’efficacité est prouvé est un concept lancé par la startup californienne Eko, dans le but de renouveler ce qui fût en 1816 une innovation majeur dans le monde de la médecine. Les innovations apportées au stéthoscope connecté vont à coup sûr transformer la consultation médicale de demain. Le but de cet objet connecté est d’améliorer le dépistage et le diagnostic des maladies cardiovasculaires. On est vraiment ici dans la médecine 3.0 avec un outil utilisé dans la pratique quotidienne du médecin, au même titre que le tensiomètre, la balance ou l'oxymètre de pouls. la technologie dont sera dotée ce stéthoscope connecté amplifiera les battements du cœur afin de permettre au médecin généraliste de mieux étudier le rythme cardiaque de son patient. La deuxième caractéristique technique intéressante de ce stéthoscope sera sa capacité à enregistrer le rythme cardiaque et à l’envoyer par Bluetooth sur une tablette tactile ou un smartphone. Cela permettra ainsi au médecin de conserver un historique des examens cardiovasculaires de ses patients, mais aussi de les comparer avec ceux d’autres cas pathologiques recensés sur un système Cloud. Le partage des données
Le monde 4.0 est en marche : bientôt 25 milliards d’appareils connectés
Destiné à simplifier le développement de solutions de communication entre les objets connectés, le framework IoTivity est disponible en « Preview Release » (dernière étape avant la version finale). A travers ce projet open source qu’il porte depuis l’été 2014, l’Open Internet Consortium (OIC) cherche à mettre au point une implémentation des standards définis par ses soins. Avec un objectif : connecter les 25 milliards d’appareils qui alimenteront l’Internet des objets au cours des prochaines années. Emmené par Intel, Samsung ou encore Cisco, l’OIC compte aussi lancer des certifications et des logos en direction des entreprises qui produisent des solutions destinées aux secteurs industriels (automobile, santé, énergie…) comme aux particuliers (essentiellement dans la maison connectée). Il se positionne en concurrent d’une autre association : l’AllSeen Alliance et sa norme AllJoyn soutenue notamment par Qualcomm et Microsoft. Comme le note Silicon.fr, le projet IoTivity est hébergé par la Fondation Linux, qui en assure l’accès à quiconque via des API basées sur l’architecture RESTful. "Nous pensons qu’un projet open source combiné aux efforts de normalisation de l’OIC est essentiel pour apporter une inter-opérabilité réelle aux milliards d’objets qui
TempTraq, une top innovation spéciale bébé !
Pour faciliter la prise de température et éviter de réveiller un bébé ou un enfant malade, la société Blue Spark a créé un thermomètre intelligent et pratique. Ce thermomètre numérique présenté sous la forme d’un patch à positionner directement sur la peau surveille en continu la température du corps pendant une durée de 24 heures. Comparable à un pansement adhésif, TempTraq se positionne au niveau de l’aisselle de la personne à surveiller. Souple et mince, le patch assure un confort d’utilisation sans contraintes, pour les bébés, les enfants mais aussi les adultes. Pour activer le thermomètre, il suffit d’appuyer sur le bouton « Start » et le connecter à l’application dédiée via le code unique. Une fois que le produit est activé, le timbre thermo-indicateurs est actif pendant une période de 24 heures permettant une journée complète de surveillance de la température. Le patch est utilisable une seule fois. Via l’application, connectée en Bluetooth LE et compatible Android et iOS, les données sont affichées en temps réel. Le soignant peut également accéder aux températures historiques transmises par le patch. Les données sont présentées sous la forme
Dr Eric Couhet – Le diabète est dans votre poche
Dr Eric Couhet – Santé connectée : le diabète est dans votre poche L’auto-mesure «le quantified self » n’a jamais été aussi proche de vous et de vos habitudes de vie. Utiliser votre iPhone ou votre téléphone Android pour vérifier votre taux de sucre dans le sang est possible mais la personnalisation, l’intuitivité, le désign et la performance est au rendez vous aujourd’hui. iHealth sort un nouveau produit remarquablement en avance et étonnamment abordable : le nouveau iHealth Align, un glucomètre qui se branche directement dans la prise casque de votre smartphone. Il affiche directement votre taux de glycémie sur l’écran de votre téléphone. C’est vraiment cool d’autant plus qu’il est petit et personnalisable, un véritable concentré de technologie au design élégant, à glisser dans votre sac ou dans votre poche. L’objet connecté devient minuscule et simple. Un des aspects les plus pénibles des glucomètres compacts classiques réside dans les boutons multiples non ergonomiques et la difficulté à trouver la fonction de surveillance dont vous avez besoin. Avec iHealth Align, vous allez être ébahi par les innombrables options de votre écran de téléphone ou tablette par rapport au minuscule
Une tétine-thermomètre connectée pour bébé
Une tétine high-tech qui enregistre la température de bébé et la communique aux parents. L'idée astucieuse a été présentée au Consumer electronic show (CES) à Las Vegas, aux Etats-Unis. Au CES, le Salon annuel des technologies, qui se tient à Las Vegas du 6 au 9 janvier 2015, on peut trouver des perles technologiques en matière de santé connectée. Après les bracelets connectés destinés à corriger les mauvaises habitudes ou à se protéger du soleil, les gadgets technologiques s'intègrent de plus en plus dans la vie quotidienne. Illustration avec la tétine connectée qui devrait rassurer les parents préoccupés. Le pitch : un capteur est intégré dans la tétine en silicone afin d'évaluer la température en temps réel de bébé. Les données enregistrées sont ensuite envoyées par bluetooth sur une application smartphone spécifique, que les parents auront pris soin de télécharger sur leur portable. A l'image des courbes qui suivent l'évolution du poids de leur enfant sur leur carnet de santé, les parents pourront suivre à loisir les variations éventuelles de la chaleur corporelle de leur progéniture, qui seront rassemblées dans un tableau graphique numérique. Le Pacif-i, le nom
Diabète 3.0 – VIGIPEN la seringue connectée
La miniaturisation des dispositifs informatiques et l'invasion des objets connectés vont enfin ainsi profiter au secteur médical et aux patients. C'est ce que propose ainsi Vigilant avec sa VigiPen, la première seringue connectée qui vise à faciliter la vie des diabétiques. La vie des diabétiques est très contraignante, entre la surveillance de leur alimentation et la maintenance d'un carnet de bord de leurs taux de glycémie, difficile parfois de garder l'esprit libre de penser à autre chose que la maladie. Il est recommandé de surveiller régulièrement son taux de sucre dans le sang et d'agir en conséquence pour éviter les hypoglycémies ou au contraire de passer par le shoot d'insuline. Il existe déjà plusieurs solutions pour assister les diabétiques dans leur traitement, notamment des pompes à insuline qui alertent l'utilisateur ou délivrent des doses d'insuline automatiquement. Mais Vigilant souhaite se focaliser sur la tenue du fameux carnet de bord de l'utilisateur. Sa première seringue connectée communique ainsi avec un smartphone et une application dédiée. D'un côté, la seringue mesure la glycémie du sang via une micro piqûre, de l'autre une seringue hypodermique permet d'administrer des doses d'insuline. Grâce
Eric Couhet – La santé connectée au service de l’observance
La santé connectée au service de l'observance L'interview du Dr Eric Couhet lors de la conférence "observance" au cours du Festival de la Santé de Deauville Retrouvez la video en cliquant ici « Je crois beaucoup à la médecine 3.0, c'est-à-dire à l'intervention des objets intelligents dans la médecine de demain. Tout évolue dans la partie numérique, dans tous les secteurs de la société. La médecine a beaucoup à y gagner ; les médecins doivent vraiment surfer sur cette vague numérique, ne pas l'affronter, l'accompagner, au service du patient. La santé connectée sera la médecine de demain et nous permettra vraiment de nous rapprocher de nos patients », affirme le Docteur Eric Couhet, médecin généraliste.
Le Dsii : dossier de Soins Infirmiers Informatisé
Le Dsii : dossier de Soins Infirmiers Informatisé. Un outil professionnel pour des soins modernes . A l’heure où tous les logiciels pour les infirmiers libéraux se battent pour essayer de faire de la télétransmission plus ou moins mobile et se triturent les méninges pour intégrer SCOR, un professionnel de santé a préféré se centrer sur le soin. Ce professionnel , c’est moi ! Infirmier libéral dans le 64, j’ai décidé de créer une application dédiée au dossier de soins infirmier pour en finir avec le cahier de liaison et passer dans la modernité. Je me suis rendu compte que remplir des cahiers et des classeurs me prenait beaucoup de temps et que j’en avais déjà très peu : il fallait recharger en feuilles vierges, gérer les feuilles remplies, les prendre en réunion, cocher des cases
Parkinson, la cuillère connectée
Mais de quoi s’agit-il exactement ? Cette cuillère se compose d’un manche, qui renferme un ensemble de technologies, et d’un embout cuillère ou fourchette, l’entreprise travaillant actuellement sur le couteau. Dans ce manche, on trouve de petits moteurs n’intervenant que lorsqu’un tremblement est détecté, puisque le tout sait faire la différence entre un mouvement naturel de la main et un geste lié à la maladie. Les tests effectués font dire que 70% des conséquences des mouvements problématiques sont neutralisés par Liftware et c’est une amélioration très concrète de la vie des malades. L’application a un rôle: celui d’agréger les données au sujet des tremblements et d’adapter, en aval, l’amplitude du mouvement contraire produit par le moteur. On peut imaginer que les médecins puissent également consulter ces données.
L’édito du Dr Eric Couhet – L’expertise médicale sera partagée
La santé connectée est la médecine de demain, la science est entrée dans notre vie, on est dans un monde 3.0. Les objets connectés ne pourront exister sans la validation de l’intelligence humaine. La vague numérique, véritable tsunami sur les pratiques médicales, va tout bouleverser. Le patient expert hyperconnecté, véritable mobinaute, vampirise toutes les informations médicales. Il prend son temps pour s’informer sur sa pathologie, les forums, les applications mobiles et les objets connectés . Il revient enfin, au centre de la politique de santé publique, un acteur de premier rang. Le médecin sûr de son savoir et de sa science, peine à se transformer en un surfeur numérique expert. Une communauté de médecins expert 3.0 est vitale pour l’aider enfin à muter dans le monde réel numérique et interactif. Il doit acquérir une bonne connaissance des nouveaux outils et se maintenir à jour des possibilités de transformer sa pratique médicale quotidienne. Le médecin 3.0 doit absolument s’informer en temps réel sur l’actualité des objets connectés et autres applications mobiles pour rester un médecin expert. Beaucoup de ces outils numériques permettent de suivre l’évolution des données vitales rythme cardiaque tension artérielle glycémie poids saturation en
La guerre des Cloud est-t-elle déclarée ?
SANTE CONNECTEE : L’explosion des données médicales de santé. La guerre des Cloud est-t-elle déclarée ? La médecine de demain sera une médecine connectée, c’est une révolution inéluctable. L’utilisation des objets connectés pour la santé se répand très rapidement chez les patients. Il est donc important que les médecins se les approprient comme outils. Le smartphone est plus ludique et plus performant qu’un calendrier de suivi papier (tension, poids, alimentation, glycémie, courbe de température etc.). Le premier rôle du médecin est d’être aux côtés du patient et de ne pas négliger ce phénomène. Pendant longtemps, on entendait dire que l’auto-mesure tensionnelle angoissait les patients, entrainait des appels injustifiés vers le médecin. Aujourd’hui, il est acquis que la balance avantages-inconvénients est largement bénéficiaire Le « Quantified Self », phénomène tendance tout droit débarqué de Californie à la fin des années 2000, devient aujourd’hui incontournable. Dans le domaine médical, le développement d’objets connectés change la donne dans le suivi de certains patients atteints de maladies chroniques comme le diabète ou l’hypertension. Le partage de ces données avec le médecin est essentiel, le médecin doit les inclure dans le dossier médical afin d’encore mieux suivre son
L’édito d’Eric Couhet, un médecin connecté
SANTE CONNECTEE : la consultation médicale devient connectée Depuis vingt ans, je suis un médecin généraliste de campagne, un véritable médecin de brousse, une espèce en voie de disparition non protégée. Je travaille sans relâche mais avec toujours la même passion dans mon désert médical qui est désormais connecté. Depuis quelques mois, je suis un médecin connecté ! J’utilise dans ma pratique médicale quotidienne des objets connectés : balance , tensiomètre, glucomètre et oxymètre, tous sans fil se connectent via bluetooth sur l’écran de ma tablette. Ce sont pour la plupart des produits iHealth certifiés dispositifs médicaux, CE et FDA, ce qui n’est pas systématique avec les gadgets santé/bien- être qui fleurissent autour des smartphones. Les objets que j’utilise sont simples, beaux, ludiques et intuitifs rendant ainsi la consultation interactive et fluide. Le patient visualise en même temps que moi les données recueillies, le partage de l’information est complet. L’objet ne s’interpose pas dans la relation médecin / patient, il devient complice permettant même des échanges supplémentaires. Lors d’une prise de tension artérielle, je peux échanger avec mon patient, c’est du temps médical gagné. La consultation médicale est ainsi connectée
Le diabète sous surveillance numérique
Santé connectée Il existe quatre pathologies médicales morbides au niveau mondial… le diabète l’hyper-tension artérielle l’obésité le cancer Ce dernier ne peut malheureusement pour l’instant faire l’objet d’une oasis de progrès mais grâce à la santé connectée, des innovations vont voir le jour. Le diabète, véritable épine de la santé publique du XXIe siècle subit enfin l’assaut des objets connectés. Pieuvre morbide multifactorielle, le diabète est une maladie sournoise qui sommeille avec ses tentacules venimeuses vasculaires, neurologiques, cardiaques, ophtalmologiques et rénales. Le diabétique de type 1 ou 2 est déjà un adepte du quantified-self et de l’auto-mesure, sa vie quotidienne est cloisonnée et dirigée par toutes ces auto-mesures quotidiennes et pluri-quotidiennes. L’observance du traitement médical reste aléatoire… L‘équilibre du patient diabétique reste un compromis fragile entre consultations spécialisées multiples (endocrinologie, diététique, cardiologie, ophtalmologie) et ses données biologiques qu’il partage avec son médecin. Tenir son petit cahier avec ses relevés, c’est fini! Votre smartphone va stocker toutes les informations et permettra au médecin de mieux suivre son patient. La santé connectée apporte une solution élégante efficace et validée par les autorités médicales internationales. Les matériels et applications de e-santé : arme fatale high-tech en faveur de
Une application qui alerte les malentendants
En mai dernier, l’Association des Sourds de Singapour, en collaboration avec l’agence Grey, a mis au point une application pour aider les malentendants à cerner les alertes de leur environnement. Plus de 5 % de la population mondiale, soit 360 millions de personnes, possède une déficience auditive incapacitante qui les rend hermétiques aux sonorités importantes du quotidien. Des incidents mortels impliquant des malentendants ont régulièrement lieu car les victimes n’ont pas été alertées par les bruits de leur environnement. Par exemple, 75 personnes sourdes sont décédées lors du tsunami au Japon. Elles n’avaient pas été alertées par les sirènes d’alarmes. Malheureusement, le nombre de personnes malentendantes tend à augmenter. La première raison est le vieillissement de la population. La plupart des personnes touchées par cet handicap sont âgées. La deuxième raison est l’utilisation de baladeurs qui a fait augmenter le risque de surdité chez les jeunes. Aux Etats-Unis, on estime que plus de la moitié des étudiants présente les symptômes d’une déficience de la surdité. Améliorer son quotidien sans changer ses habitudes L’application propose une solution originale pour compenser ce handicap. Elle détecte des sonorités précises et les transforme
Santé connectée – L’édito du Dr Eric Couhet
Santé connectée : La fascination est évidente, les inquiétudes sont légitimes. Gérer ses informations médicales à travers des applications est une pratique de plus en plus courante. A cet effet, l’exploitation et la sécurisation de ces données donne matière à réflexion. Beaucoup d’utilisateurs se posent en effet la question : où iront toutes ces données ? Existe-t-il un cadre légal pour protéger ces informations à caractère personnel ? Dans son deuxième Cahier Innovations et Prospectives sur le thème « le corps connecté », la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a révélé que « Le marché de la santé sur mobile (m-santé) devrait représenter 26 milliards de dollars à l’horizon 2017 et concerner près de 1,7 milliard d’utilisateurs et 500 millions d’utilisateurs de Smartphones et de tablettes utiliseront des applications mobiles liées à la santé en 2015 ». L’engouement des utilisateurs pour les applications santé est de plus en plus important, face à cette situation, les acteurs économiques y ont vite exploité le précieux filon. Voilà quelques semaines que les géants américains et sud-coréens, Google, Apple et Samsung, ont respectivement lancé leurs plateformes e-santé : SAMI,
Santé connectée : Le stress sous surveillance
Estimer son stress en un rien de temps , ce sera très bientôt possible à l’aide d’un test rapide disponible sur tous les smartphones. Au congrès de la Société internationale d’endocrinologie à Chicago a été dévoilé un appareil utilisant un smartphone pour mesurer la concentration de l’hormone de stress, le cortisol, dans la salive. Ce nouveau dispositif permettra un net gain de temps car auparavant pour estimer le niveau de stress d’un patient il était nécessaire au préalable d’extraire un échantillon de salive puis de l’envoyer au laboratoire pour une analyse clinique, ce qui prenait plus de temps. En ce qui concerne le fonctionnement du nouveau dispositif, le patient dispose d’un collecteur à salive sous sa langue, celui-ci va prélever un peu de salive à une bande d’essai immunologique se trouvant dans une cassette qui sera introduite dans un lecteur. La bande de salive est par la suite photographiée par le téléphone qui sera capable de convertir la densité de pixels de l’image en une valeur de cortisol. Joel RL Ehrenkranz, directeur du Service diabète et endocrinologie de la faculté de médecine Intermountain Healthcare (Etats-Unis), auteur de l’analyse
Dr Eric Couhet – Applications mobiles et médecins
Applications mobiles et médecins, vers une fracture digitale avec le patient ? Le constat est sans appel : “ Si les médecins sont devenus utilisateurs d’applications mobiles de santé pour leur pratique, ils ne se sont pas encore tournés vers les applis patients. La fracture digitale entre les professionnels de santé et les patients risque de devenir une réalité si la France ne rattrape pas son retard en ce domaine ”. Des professionnels de santé pratiquants… Près de 9 professionnels de santé sondés sur 10 déclarent être mobinaute (50,2 % étant équipés d’un smartphone et d’une tablette, 33,3 % uniquement d’un smartphone et 5,1 % d’une tablette) et plus de 6 sur 10 déclarent utiliser des applications mobiles pour leur pratique. Parmi ceux-ci, 62 % les téléchargent à partir de l’Appstore (iOs). Dans plus d’1 tiers des cas, ils ont téléchargé ces applications car ils les utilisaient sur d’autres supports (web, papier…), pour 24 % en faisant une recherche au hasard, dans près de 2 cas sur 10 car elle leur avait été conseillée, dans 13 % car ils en connaissaient l’éditeur ou l’auteur et
Santé connectée : les Google Glass
USA : Les Google Glass connectées au dossier médical des patients Technologie : Une startup américaine propose, par l’intermédiaire d’une application pour les Google Glass, de connecter les lunettes de Google et un dossier médical électronique, voire aussi à un service Cloud de stockage et de partage. Un objet connecté destiné au grand-public comme les Google Glass a-t-il sa place dans un domaine aussi sensible et régulé que celui de la médecine ? Aux Etats-Unis, la réponse a déjà été tranchée dans l’école de médecine d’Irvine en Californie. Les étudiants de première et deuxième année seront équipés des lunettes Google pour certains cours, en particulier d’anatomie. Les élèves de troisième et quatrième année utiliseront eux les Google Glass lors de leurs gardes à l’hôpital. Pas plus ou moins sécurisé qu’un iPad Mais comme le rapporte Reuters, des entreprises du numérique planchent sur d’autres usages appliqués à la médecine. La société Dr chrono, spécialisé sur les dossiers médicaux électroniques, a ainsi développé une application tierce pour les Google Glass – gratuite pour le moment. Le logiciel se destine aux consultations médicales et à la chirurgie. Avec la permission du patient, les lunettes permettent ainsi au professionnel de
Santé connectée – L’édito du Dr Eric Couhet
SANTE CONNECTEE : une arme fatale pour l’observance médicale Prés de 50 % des patients ne prennent pas leur traitement médical régulièrement. Quel énorme gâchis sur le plan économique et sanitaire. Cela se chiffre en million d’euros et une surmortalité difficile à évaluer. La méfiance des patients vis à vis du médicament est grandissante . Les différents scandales récents ( MEDIATOR , STATINES… ) ne sont pas prêts de restaurer la confiance. La relation médecin-patient retrouve ici toute son essence, source d’économie de santé et de prise en charge thérapeutique Sur deux pathologies morbides répandues comme le diabète et l’hypertension, la santé connectée peut enfin apporter une véritable révolution des comportements du médecin et du patient. Ils deviennent enfin complices. Les appareils connectés tensiomètres et glucomètres vont enfin permettre un nouveau « contrat » médecin-patient. L’auto-mesure ne remplace pas le médecin mais c’est un renfort essentiel pour la prise en charge du patient. Le patient se connaît mieux, il visualise les résultats de son traitement, il devient l’acteur essentiel de sa santé, il se connaît mieux donc il se traite enfin mieux. Le médecin va ensuite valider ces données médicales, les intégrer dans le dossier
Le t-shirt connecté contre l’épilepsie
SANTE CONNECTEE Neuronaute : le t-shirt connecté contre l’épilepsie La start-up Bioserenity a mis au point des vêtements connectés pour prévenir les crises d’épilepsie, afin de mieux les traiter : Neuronaute. Découverte. La wearable technology commence à s’implanter en France comme l’a récemment montré l’étude de l’observatoire Orange-Terrafemina. Parmi les acteurs sur ce marché émergeant, la start-up Bioserenity, installée à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a développé des vêtements connectés permettant de surveiller les personnes épileptiques avec plus d’efficacité : Neuronaute. Ce dispositif innovant se compose d’un t-shirt et d’un bonnet munis de capteurs biométriques et d’électrodes. Ces vêtements sont reliés au smartphone du médecin, du patient lui-même ou de l’un de ses proches via une application dédiée. Les données sont récoltées en temps réel et permettent au patient de suivre l’évolution de la pathologie et d’alerter le médecin en cas de crise pressentie. Avec ces données, le personnel soignant peut adapter le traitement en fonction des résultats recueillis. A travers ces vêtements connectés, Bioserenity pourra mettre à disposition ces informations collectées aux chercheurs de l’Institut du Cerveau et de la Moelle
Pr Bernard Debré – Le rôle des pharmacies en France
Une certaine tendance est en train de voir le jour, celle de transférer la vente des médicaments dans les grandes surfaces. Bien entendu, les pharmacies s’y opposent et les grandes surfaces le réclament. Il faut faire très attention dans le domaine du médicament et personne n’imaginera que je sois à la remorque de quelque laboratoire que ce soit en disant cela. Le médicament est un produit différent de tous les autres. On ne pourrait imaginer vendre des antibiotiques, des tonicardiaques dans une grande surface et ceci pour deux raisons. Souvent, le pharmacien est là pour conseiller le patient dans sa prise de médicament, la date, l’heure, la façon de le prendre. De plus, combien de fois le pharmacien téléphone au médecin prescripteur car il lui semble (parfois à juste titre) que les médicaments sont antagonistes avec ceux que le patient prend déjà, prescrits peut-être par un autre médecin, que les doses prescrites par un médecin ne sont pas les bonnes, qu’il faut peut-être les diminuer ou les augmenter, voire tout simplement pour demander une explication car le médecin peut mal écrire (bien que maintenant
Coup de gueule – Non, il n’y a pas de honte à être généraliste !
LE COUP DE GUEULE D’UN MEDECIN DE BROUSSE NON, il n’y a pas de honte à être généraliste ! Retraites, gestion de la CARMF, plan cancer, chômage, tension à l’international. Dans tout ce brouhaha médiatique, un article paru dans la presse régionale a retenu toute mon attention : Mathilde, une jeune étudiante en médecine, nous interpelle en nous disant : « C’est souvent encore une honte de choisir médecine générale.» Cette phrase en dit long sur le ressenti des jeunes médecins vis-à-vis de notre spécialité. Pas de visibilité, pas d’image nette de ce qu’est la médecine générale, un hospitalo-centrisme ressenti comme omniprésent, une formation qui peine à se mettre en place. Autant de raisons de se détourner de notre beau métier. Mais comment ne pas comprendre cet état d’esprit ? Notre ministre de la Santé doit replacer la médecine générale, et au-delà l’ensemble des soins primaires, au premier rang des objectifs de sa « stratégie nationale ». Il est temps de réformer un système de santé, essoufflé, désorganisé, trop centré sur l’hyperspécialisation et l’hôpital, au lieu de l’être sur le patient, privilégiant l’aigu sur le chronique, la gestion de
Le droit de discriminer au nom du principe de non discrimination !
Les réseaux de soins des mutuelles : le droit de discriminer au nom du principe de non discrimination ! Lorsque le législateur n’est pas satisfait de la jurisprudence appliquant la loi, il change la loi … au risque de dénaturer son esprit. C’est ce qui risque de se produire en matière de réseaux de soins tels que les mutuelles souhaitent les mettre en œuvre pour différencier le niveau de remboursement en fonction des praticiens qu’elles auront sélectionnés. Principe de solidarité des mutuelles Jusqu’ici, la singularité génétique des mutuelles reposait sur un principe de solidarité selon lequel les cotisations payées et les prestations de remboursement servies ne pouvaient être différenciées, comme pour les compagnies d’assurance, en fonction de l’évaluation du risque propre à chaque adhérent. L’appréciation du risque était donc effectivement mutualisée. C’est ce principe qui était rappelé par l’article L. 112-1 du Code de la mutualité n’autorisant des modulations de remboursement qu’en fonction de la cotisation ou de la situation de famille. Cette disposition avait logiquement conduit la Cour de cassation, dans un arrêt du 18 mars 2010, à considérer que la mise en place de réseau de soins