
La #Folle #Verte du #Roi Jupiter : quand la #Cour #Ricane, le #Royaume #Suffoque
Dans le royaume de France, où le roi Jupiter trône au sommet de son nuage, paraissait naguère une ministre tout de vert vêtue, bardée de mots savants, de promesses durables et de certitudes recyclables.
La cour, naturellement, s’esclaffait.
À chaque déclaration de la Folle Verte, les courtisans applaudissaient, les conseillers hochaient gravement la tête et les troubadours du pouvoir chantaient les louanges d’une écologie aussi majestueuse qu’un château de carton sous la pluie.

Mais, au pied des palais, le peuple ne riait point.
Les pompiers, enfumés par les incendies et épuisés par les urgences, retenaient leur souffle devant tant d’improvisation. Les agriculteurs, les mains crevassées par le travail et les charges jusqu’au cou, suffoquaient sous les édits contradictoires pondus dans les salons dorés. Quant aux simples gens, ils observaient cette farce en apnée, se demandant quelle nouvelle lubie viendrait demain compliquer leur vie, vider leur bourse ou culpabiliser leur assiette.
Car il est aisé, depuis une tour d’ivoire, de sermonner le royaume sur ses gestes quotidiens. Il est aisé de promettre des lendemains propres avec des mots bien lavés. Il est même aisé de proclamer que tout est sous contrôle quand ce sont les autres qui portent les seaux, affrontent les flammes et comptent les pièces au fond de leur poche.
La cour rit de la Folle Verte parce qu’elle amuse. Le peuple, lui, ne rit plus : il mesure les conséquences.
Chaque décision absurde devient une contrainte. Chaque posture devient une facture. Chaque slogan transformé en décret ajoute une pierre au sac que portent déjà ceux qui travaillent, soignent, cultivent et protègent.
Ainsi va le royaume de Jupiter : pendant que les grands seigneurs applaudissent les pirouettes de leur ministre, les pompiers manquent d’air, les agriculteurs manquent de marge et les citoyens manquent de patience.
La Folle Verte peut bien continuer sa parade, drapée dans ses certitudes et coiffée de belles intentions. Mais qu’elle prenne garde : dans les villages comme dans les casernes, le rire de la cour ne couvre plus le grondement du peuple.
Et lorsque le peuple cesse de rire, même les rois finissent par entendre le silence.
Pamphlet satirique : toute ressemblance avec une personne ou une situation réelle relève de la caricature politique.
