Back To Top

Antibiotiques, hormones, antidépresseurs… sont retrouvés dans les eaux de surface. Aleksey Shyshkin / Shutterstock Raffaella Meffe, IMDEA AGUA et Ana de Santiago Martín, IMDEA AGUA La consommation mondiale de médicaments a enregistré une tendance à la hausse au cours de la dernière décennie. Quelques exemples frappants permettent d’en prendre concrètement conscience : la consommation de traitement hypocholestérolémiant a presque quadruplé, celle d’antidépresseurs et d’antidiabétiques a doublé et celle d’antihypertenseurs a augmenté de 65 % dans les pays de l’OCDE entre 2000 et 2019. Les dépenses de médicaments en France ont représenté 30 milliards d’euros en 2020, soit une moyenne de 445€ par habitant. Plus une population vieillit, plus sa consommation médicamenteuse augmente. Mais la vie d’un médicament ne s’arrête pas à son ingestion. Une partie des composés actifs qui le composent est en effet excrétée par notre corps, par l’urine ou les fèces – soit intacts, soit transformés en métabolites (petites molécules organiques utilisables par les organismes vivants). Ces médicaments et leurs métabolites finissent dans les stations d’épuration des eaux usées, qui, n’étant pas conçues pour les traiter, ne sont pas en mesure de les éliminer complètement. Par conséquent,