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#Dîner de #Spécialistes — #Nappes #Blanches, #Egos #Rouges. Au menu: #Apnée du #Sommeil, #Saignante.

 

Dans une salle à manger aussi soigneusement arrangée que les egos des convives, les nappes blanches mettent en lumière les aspirations et rivalités de ce panel de médecins.
Ce soir, le plat principal est l’apnée du sommeil, et chacun se bat pour sa part de gloire, comme des vautours attirés par un cadavre médical.

Le pneumologue, figure autoritaire, interrompt le moindre murmure : “Sans PPC, vous faites du tricot avec des artères.” Cueillant l’attention comme un illusionniste, il désigne avec une assurance menaçante tous ceux qui osent se lancer dans le non-sens de l’ignorance. Un acte de bravoure, certes, mais empreint d’une arrogance qui laisse un goût amer.

Inflexible, le cardiologue tapote son verre, s’élevant tel un roi sur son trône : “Et sans moi, vos ronfleurs finissent en fibrille. Je récupère vos dégâts, comme d’hab.” Ah, la magnificence du sauveur ! Son arrogance masque habilement le fait que son véritable intérêt réside dans les factures à encaisser, bien plus que dans la santé du patient.

Le généraliste, le sourire narquois d’un homme qui sait qu’il est le dernier rempart, se contente de jouer le conciliateur : “Je tiens la boutique, je recolle les ordonnances, je gère l’observance et la culpabilité — sans facturer le cirque.” Sa sagesse fait écho au crachement de l’ego, mais derrière cette façade, il sait trop bien que lui aussi est pris dans le jeu financier.

Mais c’est l’ORL qui capte véritablement l’attention, plantant son couteau dans le magret et flamboyant d’égoïsme : “Tout le monde oublie le nez. Vous ventilez des murs. Moi, j’ouvre des portes.” Avec une avidité à peine dissimulée, il embrase la conversation, se dressant comme le sauveur de la souffrance nasale, tout en s’assurant que son rôle soit glorifié — et rémunéré. Son l’éclat est trébuchant d’hypocrisie, tandis qu’il explore savamment le potentiel de profit dans chaque consultation, chaque morphologie nasale. Il nous le rappelle sans relâche, car pour lui, le nez n’est pas qu’une simple question d’anatomie, mais un jackpot sur pattes.

Lorsque le silence tonne, il est mis en lumière l’inévitable addition : qui suivra le patient, qui fera quoi, qui encaissera les honoraires ? Les échanges fusent, chacun s’érigeant en champion de sa spécialité. “Polygraphie à domicile!” — “Polysomno ou rien!” — “Orthèse d’avancée mandibulaire, mais chez qui?” — “Perte de poids — et on réécrit l’histoire.” À chaque mention de traitement, l’ORL s’illumine davantage, horizon douloureux pour ceux qui détiennent le savoir mais sont accablés par le manque d’intérêt financier.

Au dessert, le patient ronfle, inconscient sous son masque, tel un roi déchu. “Observance 3 h 58 — pas de remboursement,” dit le pneumologue, son ton détaché tel un médecin sans cœur. Le cardiologue, indifférent aux souffrances, répond : “TA toujours haute — on le renvoie à qui ?” Le généraliste acquiesce : “À moi, évidemment — et à son réveil.” Et là, l’ORL, fier et vaniteux, lève enfin les yeux, prêt à s’incruster dans cette pseudo-récupération médicale : “On lui a demandé s’il respire par le nez ?”

Et voilà, sur l’ardoise éternelle de ce dîner d’illuminés, une mention cinglante : L’apnée n’appartient à personne — mais tout le monde la facture. Pendant que les médecins se querellent pour savoir qui peut tirer le meilleur de ce fiasco, le patient, lui, reste dans l’ombre, comptant ses micro-éveils. Cette grotesque chorégraphie de vanité ne fait qu’ajouter au malaise. Ici, les masques tombent, mais les porteurs d’égo continuent de festoyer.

 

Partagez votre expérience , l’humain avant tout , car la médecine est une aventure humaine unique.

Dr  COUHET Eric
CEO #Apnea #Connected #Center.