
#Sommeil 3.0 : La #Sieste, une #Amie #Perverse ou #Libératrice ?.
Dans un monde en constante accélération, où le sommeil devient un enjeu majeur de santé publique, la sieste connaît un regain d’intérêt.
Selon l’enquête INSV/MGEN 2023, 40 % des adultes en France pratiquent la sieste chaque semaine, tandis que 4 personnes sur 10 souffrent de troubles du sommeil et 37 % se déclarent insatisfaites de leur qualité de repos.
Longtemps considérée comme un signe de paresse, cette pratique est désormais réhabilitée, notamment grâce aux avancées en chronobiologie et neurosciences. Mais la sieste est-elle réellement bénéfique, ou présente-t-elle des risques invisibles ?
Qu’est-ce qu’une sieste et pourquoi en faire ?
La sieste est une courte période de sommeil, généralement prise en milieu de journée, après le déjeuner. Elle permet de réduire la dette de sommeil accumulée ou simplement de recharger ses batteries en cas de fatigue.
Différentes formes de siestes :
- La sieste longue (1h30-2h), pour un sommeil réparateur complet.
- La power nap (20-30 minutes), pour un regain d’énergie sans entrer dans le sommeil profond.
- La micro-sieste (moins de 10 minutes), pour une récupération immédiate.
Les bénéfices documentés
Depuis les années 1990, de nombreuses études, notamment japonaises (Takahashi, Kawasaki, Hayashi), démontrent que des siestes courtes boostent la vigilance, la mémoire et l’efficacité au travail. Brice Faraut, neuroscientifique, a montré qu’après une privation de sommeil, une sieste de 30 minutes réduit le stress, renforce le système immunitaire, améliore l’humeur, la créativité, et uniformément la résilience face aux effets négatifs du manque de sommeil.
Quand et pour qui ?
La sieste est particulièrement bénéfique pour :
- Les travailleurs de nuit ou en horaires décalés
- Les personnes âgées, dont le sommeil est souvent fragmenté
- Les étudiants et actifs sous forte dose de stress
Le piège à éviter : une sieste mal maîtrisée
Les siestes prolongées (> 30 min) ou tardives peuvent augmenter le risque de troubles cardiovasculaires, perturber le rythme circadien, provoquer une inertie post-sommeil (confusion, fatigue), ou encore modifier l’équilibre hormonal de la faim (leptine, ghréline), favorisant la prise de poids. Pour préserver cette bienfaitrice, il est recommandé de faire une sieste avant 15h, d’une durée maximale de 20 à 30 minutes, dans un environnement calme, sombre et frais.
Comment optimiser la sieste ?
- Limiter la durée à 10-30 min pour éviter la somnolence résiduelle
- La faire entre 13h et 15h, lorsque la vigilance baisse naturellement
- Éviter les écrans, la caféine, et privilégier un espace sombre et silencieux
La nécessité ou non d’une sieste pour l’adulte ?
Un adulte en bonne santé devrait idéalement dormir 7-9 heures par nuit. Or, la majorité ne décroche pas toujours cette moyenne : la durée moyenne de sommeil en France tourne autour de 7 heures, avec un tiers des adultes en dessous de 6 heures. La sieste devient donc un outil précieux pour compenser ce déficit, améliorer vigilance, mémoire, humeur et renforcer le système immunitaire.
En résumé
- La sieste courte, bien adaptée, booste la vigilance, la créativité et réduit le stress.
- La faire dans de bonnes conditions, à bon escient, évite ses risques.
- Elle doit être intégrée intelligemment pour maximiser ses bénéfices tout en respectant le rythme naturel du corps.
La sieste n’est plus un luxe, mais une ressource efficace pour notre santé et notre performance. Son usage doit simplement être maîtrisé pour tirer pleinement profit de ses avantages.
A MEDITER
Partagez votre expérience , l’humain avant tout , car la médecine est une aventure humaine unique.
Dr COUHET Eric
CEO #Apnea #Connected #Center