
#Masque, #Vin et #Gueule de #Bois : La #Mâchoire du #Désastre
Oh bordel, quelle nuit.
Tu rentres en titubant, la bouche pleine de résidus de tapas et de promesses non tenues, et là — la bête t’attend.
Le masque PPC, posé comme un piège à con sur la table de chevet, te regarde d’un air de défi.
Le tuyau s’enroule comme un ver géant, prêt à t’étrangler si tu fais le moindre pas de danse hasardeux.
Bienvenue chez vous, capitaine Déchu.
Acte I : La fouille à mains nues
Dans la semi-obscurité, tu tâtonnes comme un braqueur sans plan, les doigts poisseux, la sangle collée à la chaise. Le masque se retourne, joue à cache-cache avec ton nez, te gifle presque avec une odeur de plastoc et de sueur. Chaque attache est une vraie d’énigme ; tu luttes contre l’élastique comme si ta dignité en dépendait — spoiler : non, elle a déjà rendu les armes.
Acte II : Le montage tryhard
Tu enfiles l’engin en mode bricolage extrême : tête en arrière, bras qui partent en spaghetti, hoquets hoquet en fond sonore. Tu sens l’air froid te claquer la cornée quand un coin se soulève, t’offrant un splash de réalités humides. Tu t’acharnes, tu pestes, tu jures, et parfois tu te retrouves à regarder le plafond en te demandant comment la vie t’a menée jusque-là — à recaler une bavure de silicone sur ta face en titubant.
Acte III : La guerre des nerfs
Le masque décide parfois de jouer au rebelle : fuite d’air, buée sur les lunettes, lèvres collées au tuyau. Tu simules la sérénité en mode soldat épuisé, alors qu’à l’intérieur c’est l’apocalypse — hoquets, pourris, pensées loufoques sur l’organe olfactif de ton voisin, regrets consommés comme des cigarettes mouillées. Ton/ta partenaire te regarde, moitié mort de rire, moitié terrorisé(e), sachant qu’il/elle vient d’épouser une créature nocturne sous ventouse.
Épilogue : La capitulation beatnik Finalement, tu cèdes.
Tu embrasses la machine, tel un amant veule. Le souffle régulier de la PPC te berce, mécanique et cru, comme un ronclement de tracteur dans un champ de draps froissés. Tu tangueras toute la nuit dans un état second entre rêve et gueule de bois, mais au petit matin, tu te réveilleras vivant — un peu humecté, vaguement honteux, et déjà prêt à raconter la légende de la nuit où tu as dompté le monstre en plastique après trois verres de trop. Santé, fêtard — et à la prochaine beuverie.
Partagez votre expérience , l’humain avant tout , car la médecine est une aventure humaine unique.
