Back To Top

Je #Suis un #Rebelle au #Service du #Vivant, #Mon #Cœur #Refuse l’#Indifférence.

Je suis médecin , je suis fier , j’assume et  je revendique mon droit  d’émotions , de pleurs , d’angoisses et de joies jouissives personnelles et intimes. J’aime les gens , c’est une hymne à l’amour de l’humain. 
Avant tout, je suis chair, souffle, mémoire.
Devant moi se respecte des visages qui présagent des nuits, des histoires tissées de rires et de larmes, des silences qui pèsent. Chaque corps est une géographie secrète ; chaque regard, une mer à aborder avec respect.
La médecine qui ne s’agenouille pas un instant devant cette humanité est une route sans chaleur arbre, une lumière sans âme.

L’empathie n’est pas une leçon, c’est un art vivant : elle naît d’un regard qui s’attarde, d’un silence qui accueille, d’une voix qui sait apaiser sans mentir. Elle se transmet comme une mélodie — par l’exemple, par les mains qui consolent, par les paroles qui rendent la peur moins lourde. Elle ne s’apprend pas sur un amphithéâtre, elle se cultive au chevet, dans l’odeur du café partagé, dans la confiance qui se gagne goutte à goutte.

Je vois les jeunes collègues qui arrivent, chargés d’espérance et d’épuisement. Travailler moins n’est pas renoncer, c’est se préserver pour mieux donner. Un cœur reposé sait encore pleurer avec l’autre ; un esprit utilisé n’entend plus les histoires qui appellent. Protégez votre humilité, votre étonnement, votre capacité à être touchés. C’est dans cette fragilité assumée que se niche la force la plus pure de notre métier.

Soigner, c’est tisser des ponts invisibles. Ce n’est pas battre des records ; c’est écouter la phrase inachevée, suivre le tremblement d’une voix, nommer la douleur quand elle n’a pas de nom. C’est reconnaître l’unicité d’un être là où la machine ne voit qu’un code. C’est dire : « Je vous vois », et faire que ces mots soient vrais.

À ceux qui imaginent la médecine comme une usine, je réponds avec douceur : la guérison se tient souvent dans l’ordinaire — un geste posé avec patience, une explication donnée sans précipitation, une main qui serre une autre main. La science sans cœur est une promesse vide ; le cœur sans science est une compassion sans boussole. L’alliance des deux est ce que nous devons cultiver.

Aux institutions, j’adresse une supplique : donnez-nous l’espace pour aimer mieux. Valorisez le temps long, la présence attentive, la transmission par l’exemple. Soutenez les équipes qui apprennent à écouter, les lieux où l’on prend soin de ceux qui soignent. Parce que l’empathie ne fleurit que dans les sols nourris.

Aux patients, je dis : entrez. Ne partez pas à moitié dit. Racontez vos peurs, vos petites joies, vos habitudes folles. Vous nous aidez à vous voir vraiment. Et à mes paires, je murmure : prendre soin les uns des autres. La solidarité est le baume qui empêche l’usure.

J’aime mon métier comme on aime une langue maternelle  , ( ma mère je t’aime aux centuples ) — avec l’exigence, la tendresse, la fidélité.
Plus je sais, plus je m’émeus ; plus je pratique, plus je m’abandonne à l’émerveillement de l’autre.
L’amour de l’autre n’est pas un décor : c’est une pratique quotidienne, discrète et sublime.
Que nos consultations soient des ports où l’on accoste sans honte, où l’on peut déposer ses peurs et repartir avec un peu de lumière. Que nos regards restent des fenêtres ouvertes sur l’humanité.
Cultivons l’empathie comme on cultive un jardin : avec patience, assiduité et amour.

 

Partagez votre expérience , l’humain avant tout , car la médecine est une aventure humaine unique.

Dr  COUHET Eric
CEO #Apnea #Connected #Center.