Stéthoscope connecté, la nouvelle révolution de la consultation
Le stéthoscope connecté, dont l’efficacité est prouvé est un concept lancé par la startup californienne Eko, dans le but de renouveler ce qui fût en 1816 une innovation majeur dans le monde de la médecine. Les innovations apportées au stéthoscope connecté vont à coup sûr transformer la consultation médicale de demain. Le but de cet objet connecté est d’améliorer le dépistage et le diagnostic des maladies cardiovasculaires. On est vraiment ici dans la médecine 3.0 avec un outil utilisé dans la pratique quotidienne du médecin, au même titre que le tensiomètre, la balance ou l'oxymètre de pouls. la technologie dont sera dotée ce stéthoscope connecté amplifiera les battements du cœur afin de permettre au médecin généraliste de mieux étudier le rythme cardiaque de son patient. La deuxième caractéristique technique intéressante de ce stéthoscope sera sa capacité à enregistrer le rythme cardiaque et à l’envoyer par Bluetooth sur une tablette tactile ou un smartphone. Cela permettra ainsi au médecin de conserver un historique des examens cardiovasculaires de ses patients, mais aussi de les comparer avec ceux d’autres cas pathologiques recensés sur un système Cloud. Le partage des données
Médecine 3.0 – Patients, médecins et machines
On fait remonter les fondements de la médecine à Hippocrate. Selon notre vision européenne ou occidentale, il en est le père légitime. C'est oublier un peu vite les autres médecines : la tradition chinoise, la médecine arabe, et le monde des chamanes. Et c'est oublier aussi vite que l'informatique a bouleversé nos existences. Comme le fit Gutenberg en son temps. Un grand écart que la médecine 3.0 peut combler.
La guerre des Cloud est-t-elle déclarée ?
SANTE CONNECTEE : L’explosion des données médicales de santé. La guerre des Cloud est-t-elle déclarée ? La médecine de demain sera une médecine connectée, c’est une révolution inéluctable. L’utilisation des objets connectés pour la santé se répand très rapidement chez les patients. Il est donc important que les médecins se les approprient comme outils. Le smartphone est plus ludique et plus performant qu’un calendrier de suivi papier (tension, poids, alimentation, glycémie, courbe de température etc.). Le premier rôle du médecin est d’être aux côtés du patient et de ne pas négliger ce phénomène. Pendant longtemps, on entendait dire que l’auto-mesure tensionnelle angoissait les patients, entrainait des appels injustifiés vers le médecin. Aujourd’hui, il est acquis que la balance avantages-inconvénients est largement bénéficiaire Le « Quantified Self », phénomène tendance tout droit débarqué de Californie à la fin des années 2000, devient aujourd’hui incontournable. Dans le domaine médical, le développement d’objets connectés change la donne dans le suivi de certains patients atteints de maladies chroniques comme le diabète ou l’hypertension. Le partage de ces données avec le médecin est essentiel, le médecin doit les inclure dans le dossier médical afin d’encore mieux suivre son
Santé connectée : Le stress sous surveillance
Estimer son stress en un rien de temps , ce sera très bientôt possible à l’aide d’un test rapide disponible sur tous les smartphones. Au congrès de la Société internationale d’endocrinologie à Chicago a été dévoilé un appareil utilisant un smartphone pour mesurer la concentration de l’hormone de stress, le cortisol, dans la salive. Ce nouveau dispositif permettra un net gain de temps car auparavant pour estimer le niveau de stress d’un patient il était nécessaire au préalable d’extraire un échantillon de salive puis de l’envoyer au laboratoire pour une analyse clinique, ce qui prenait plus de temps. En ce qui concerne le fonctionnement du nouveau dispositif, le patient dispose d’un collecteur à salive sous sa langue, celui-ci va prélever un peu de salive à une bande d’essai immunologique se trouvant dans une cassette qui sera introduite dans un lecteur. La bande de salive est par la suite photographiée par le téléphone qui sera capable de convertir la densité de pixels de l’image en une valeur de cortisol. Joel RL Ehrenkranz, directeur du Service diabète et endocrinologie de la faculté de médecine Intermountain Healthcare (Etats-Unis), auteur de l’analyse
Dr Eric Couhet – Applications mobiles et médecins
Applications mobiles et médecins, vers une fracture digitale avec le patient ? Le constat est sans appel : “ Si les médecins sont devenus utilisateurs d’applications mobiles de santé pour leur pratique, ils ne se sont pas encore tournés vers les applis patients. La fracture digitale entre les professionnels de santé et les patients risque de devenir une réalité si la France ne rattrape pas son retard en ce domaine ”. Des professionnels de santé pratiquants… Près de 9 professionnels de santé sondés sur 10 déclarent être mobinaute (50,2 % étant équipés d’un smartphone et d’une tablette, 33,3 % uniquement d’un smartphone et 5,1 % d’une tablette) et plus de 6 sur 10 déclarent utiliser des applications mobiles pour leur pratique. Parmi ceux-ci, 62 % les téléchargent à partir de l’Appstore (iOs). Dans plus d’1 tiers des cas, ils ont téléchargé ces applications car ils les utilisaient sur d’autres supports (web, papier…), pour 24 % en faisant une recherche au hasard, dans près de 2 cas sur 10 car elle leur avait été conseillée, dans 13 % car ils en connaissaient l’éditeur ou l’auteur et
Dr Loïc Etienne – Prévention 3.0
La prévention fait partie des axes majeurs de la politique de santé depuis plus de 30 ans. Mais depuis son introduction dans le discours médical, cette notion a considérablement évolué pour aboutir au stade actuel de prévention 3.0.
En fait ce mot de prévention est un véritable fourre-tout où se retrouvent des notions diverses : dépistage, campagnes de sensibilisation, éducation thérapeutique, vaccination, diminution du risque, prophylaxie, hygiène ... Tous ces mots recouvrent des notions souvent voisines, parfois contradictoires.