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#Simulation : Le premier enjeu est médical et éthique

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Des étudiants infirmiers se sont prêtés au jeu, en montrant à des professionnels de santé l’intérêt de la simulation sur un mannequin.
L’Institut de formation en soins infirmiers de Blois a organisé son premier “ workshop ”, un atelier collaboratif sur la simulation en santé.

 

Des étudiants infirmiers se sont prêtés au jeu, en montrant à des professionnels de santé l'intérêt de la simulation sur un mannequin. - Des étudiants infirmiers se sont prêtés au jeu, en montrant à des professionnels de santé l'intérêt de la simulation sur un mannequin.

Beaucoup de métiers font de la simulation depuis longtemps.
En santé, c’est plus récent, déclare Jean-Claude Granry, professeur d’anesthésie-réanimation au centre hospitalier universitaire d’Angers et président de la Société française de simulation en santé.
Ce dernier a ouvert le premier « wokshop », atelier collaboratif sur les intérêts et les limites de la simulation en santé, organisé, ce mardi 20 juin, par l’Institut de formation en soins infirmiers de Blois, à destination des professionnels de santé du Loir-et-Cher.

Le premier enjeu de la simulation est éthique.

Jamais la première fois sur un patient.

Un geste agressif doit être d’abord vu en simulation, poursuit le professeur Jean-Claude Granry. Le deuxième intérêt est pédagogique. On n’apprend plus comme avant.
Il faut s’adapter. La formation continue doit être en partie orientée vers la simulation. L’aspect sécuritaire est aussi essentiel. On sait, on fait, on ne sait pas, on laisse faire quelqu’un d’autre. »
Six ateliers pratiques ont ensuite permis aux participants de tester la simulation en santé sur la prise en charge de l’arrêt cardiaque, le vieillissement, les soins aux patients porteurs d’une chambre à cathéter implantable, des cas cliniques en réalité virtuelle, l’intubation difficile ou encore sur des séances de macro-simulation.
Débriefing indispensable après la simulation.
Deux étudiantes infirmières de deuxième année ont montré comment se vivait une simulation au sein de l’Ifsi de Blois.
Dans un premier temps, elles ont été briefées par leurs formateurs sur le cas concret qu’elles allaient rencontrer : « Marcelle, 88 ans, est hospitalisée depuis un mois et demi suite à un accident vasculaire cérébral.
Des séquelles persistent et un état dépressif s’est installé. Le placement en Ehpad est préconisé par l’équipe soignante. On demande aux étudiantes infirmières d’apporter de l’eau gélifiée à la patiente en présence de sa fille. » Les jeunes femmes passent à l’action.
Sous les yeux des professionnels de santé invités, elles vont devoir faire face à un début de malaise de la fille de la dame et à une fausse route de la patiente âgée.
A l’heure du débriefing, les formateurs examinateurs attendent le ressenti des étudiantes : « Il y a eu de la peur, de la surprise et de l’angoisse avec ces deux urgences à gérer en même temps », soulignent-elles.

La simulation permet l’erreur, ce qui est formateur.

Le but étant aussi de ritualiser des situations.

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